Ronnie Wood : Somebody Up There Likes Me

Année : 2019
Réalisateur : Mike Figgis
Avec : Ronnie Wood, Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts, Rod Stewart
Éditeur : Eagle Rock Entertainment
BD : BD-50, 102', toutes zones
Genre : documentaire, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 09/10/20
Prix ind. : 14,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78
HD 1 080i (AVC)
16/9
Bande-son
Anglais DTS‑HD Master Audio 5.1
Anglais LPCM stéréo
Sous-titres
Français, anglais, allemand, espagnol, néerlandais, portugais

Si l’histoire du rock comporte son lot d’idoles et de vedettes qui tirent vers eux toute l’attention des projecteurs, elle est également parcourue de seconds rôles qui ont toujours été là, dans le fond, formant une masse de visages familiers. Pionniers ? Révolutionnaires ? Non, simplement de bons musiciens qui ont taillé leur route au fil des ans. Ronnie Wood est de ceux‑là.

 

Trogne souriante, clope au bec

Ayant enchaîné les formations entre les années 60 et 70, partant des Birds (sans y !) jusqu’au Jeff Beck Group puis les Faces, il est depuis évidemment attaché aux Rolling Stones qu’il a rejoints en 1974 en qualité de deuxième guitariste face à Keith Richards. Un poste qu’il occupe depuis si longtemps qu'on parviendrait presque à l'oublier. Il est pourtant arrivé avec sa trogne souriante et sa clope au bec après l’âge d’or des Stones (on peut le compter au casting d’un seul album classique du groupe, Some Girls en 1978) et les a toujours accompagnés tout au long des innombrables tournées mondiales. Une carrière tranquille, gorgée de rock et de blues, qui est l’objet pour la première fois d’un documentaire intitulé Ronnie Wood : Somebody Up There Likes Me, mis en boîte par le réalisateur anglais Mike Figgis (Leaving Las Vegas).

 

Une autre histoire

Pourtant, la musique semble presque être une anecdote tout au long de ce court film d’à peine 70 minutes. Comme si l’histoire à raconter n’était pas vraiment celle d’un musicien et sa place dans un quelconque panthéon du rock. Ses premiers groupes ? Expédiés en quelques instants. Sa relation avec Jeff Beck (absent des nombreuses interviews) ou Rod Stewart : des broutilles. Ses albums solo ? No comment. Sa place dans les Rolling Stones après tout de même 45 ans au line‑up ? Quelques phrases enthousiastes de Jagger et Richards qui complimentent plus l’homme que le guitariste. Ici, on ne parle pas d’albums, de compositions, à peine a‑t‑on le droit de voir Ronnie Wood jouer de la musique, avec quelques petits enregistrements acoustiques dans son studio, jouant de l’harmonica ou un peu de guitare (dans une version dépouillée de son beau Ooh La La, composé pour Faces en 1973).

 

Les addictions

Non, ce qui intéresse Mike Figgis ici, c’est Ronnie Wood lui‑même. En ouverture du documentaire, on voit le réalisateur (souvent présent à l’écran durant les entretiens) discuter avec son sujet du cancer du poumon qui a touché Wood en 2017 et qui a nécessité une ablation (« Le docteur m’a dit que, grâce à l’opération, c’était comme si je n’avais pas fumé », rigole‑t‑il). Une bonne ouverture vers le vrai sujet du documentaire : comment vieillir après des années d’addictions, de drogues, d’alcool ? Comment trouver calme et austérité après une vie aussi débridée ? Pour Ronnie Wood, ayant connu des périodes d’excès parfois difficiles sur lesquelles il revient sans fard, il a fallu passer par une bonne demi‑douzaine de cures de désintox, mais aussi par la peinture. Un autre art que Figgis filme avec autant d’intérêt que le rock tout au long du documentaire, montrant Wood dans son studio, travaillant sur ses toiles, tantôt abstraites, tantôt figuratives, avec sérieux et concentration.

 

Somebody Up There Likes Me est aussi l’occasion pour le musicien, désormais complètement sobre, de jeter un regard en arrière sur ses choix personnels, dressant le portrait d’un homme plein de vie, toujours en quête de plaisir, même avec la modération dont il fait preuve aujourd’hui. Le résultat est un beau moment avec un type dont la biographie telle qu’elle est écrite ici semble plus retenir la gentillesse et l’enthousiasme que de quelconques prouesses musicales. C’est aussi une belle façon de marquer l’Histoire.

Émilien Villeroy - Publié le 06/10/21
Liste des bonus
- Live from the Tivoli Threatre, Wimborne (trois morceaux) (12')
- In the Studio (10')
- Half Man, Half Horse (5')


Commentaire

Quelques sympathiques bonus viennent compléter le documentaire. Tout d'abord un live du musicien datant de 2018 et donné en Angleterre, avec quelques reprises de Chuck Berry : Wee Wee Hours, avec Imelda May au chant, ainsi que des versions correctes de Johnny B Goode et Blue Feeling. Les deux autres bonus s'attardent eux sur la carrière de peinture de Ronnie Wood. Le premier est une visite guidée de son studio avec la présentation de nombreuses toiles sur lesquelles il travaillait à l'époque (dont un portrait de ses camarades des Stones où il évoque en riant « C'est rare, je les ai fait sourire  ! »). Le second est l'installation d'une statue en bronze de sa création au milieu de son jardin, montrant l'enthousiasme débordant de Ronnie Wood face à son œuvre.

Note bonus : 4/6
Image

Une belle qualité tout au long du documentaire : les interviews sont de facture classique mais les plans de Wood au travail dans son studio sont plutôt soignés. Du côté des archives, à part quelques séquences un peu abîmées, elles offrent de beaux documents venus des années 60 et 70.

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

Comme souvent avec les documentaires de ce type, il n'y a pas tant de choses à écouter, les extraits musicaux étant rares, laissant plutôt leur place à des voix calmes et posées de rock stars septuagénaires. Dans ces conditions, la stéréo sera donc tout à fait suffisante pour apprécier l'expérience.

Top son : aucun
Note son : 4/6



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