Lynyrd Skynyrd : Live at Knebworth '76

Année : 2021
Réalisateur : Stephen Kijak
Avec : Ronnie Van Zant, Gary Rossington, Ed King
Éditeur : Eagle Rock
BD : 1 BD-50 + 1 CD, 165', toutes zones
Genre : concert, documentaire, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 09/04/21
Prix ind. : 22,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.33/2.35
SD/HD 1 080p (AVC)
1.33/16/9 (live/documentaire)
Bande-son
Anglais DTS‑HD Master Audio 5.1
Anglais LPCM stereo
Sous-titres
Français, anglais, espagnol

Dans la longue liste des tragédies qui ont marqué l’histoire du rock, rares sont plus cruelles que celle qui frappa les Américains de Lynyrd Skynyrd le 20 octobre 1977. À peine trois jours après la sortie de leur cinquième album (le si mal nommé Street Survivor et sa terrible pochette montrant le groupe dans une ville en feu), un avion qui devait amener le groupe jusqu’à son prochain concert fut victime d’une avarie. Le crash tua trois musiciens (le chanteur Ronnie Van Zant, le guitariste Steve Gaines et sa sœur choriste Cassie Gaines) et arrêta brusquement la carrière d’un groupe qui avait pourtant encore une longue route devant lui.

 

Le groupe sur scène et dans son intimité débridée

Un drame qui ne saurait pourtant occulter une discographie pleine de vie, avec une poignée d’albums acclamés (en tête, Pronouced… sorti en 1973) et une réputation de rockeurs sudistes endiablés, particulièrement en tournée. Et c’est cette énergie, plus forte que la mort, qui est capturée dans ce Live at Knebworth '76 sorti cette année en Blu‑Ray accompagné d'un CD, réunissant deux documents de choix : l’intégralité d’un concert donné par le groupe le 21 août 1976 face à plus de 150 000 spectateurs, accompagné du documentaire If I Leave Here Tomorrow réalisé par Stephen Kijak en 2018, retraçant l’histoire du groupe. Un double programme qui permet de (re)découvrir Lynyrd Skynyrd, aussi bien sur scène que dans son intimité débridée.

 

Ce live, une leçon

Capturé en intégralité, le concert donné à Knebworth, petite ville d’Angleterre, voyait le groupe américain sortir des frontières US pour s’aventurer en Europe à l’occasion d’une tournée acclamée. Pour cette date en plein air à l’occasion d’un festival, le groupe ouvrait aux côtés de 10cc et Utopia juste avant les Rolling Stones, défendant son récent album Gimme Back my Bullets et jouant ses plus grands succès face à un jeune public très enthousiaste, aux cheveux longs et aux yeux un peu troubles. Sur scène, Lynyrd Skynyrd est alors dans son line‑up le plus imposant : trois choristes pour appuyer le chant rocailleux de Ronnie Van Zant, et le jeune prodige Steve Gaines, fraîchement recruté à la guitare. Le groupe retrouvait alors sa formation de trois guitaristes dont il avait été privé depuis le départ d’Ed King en 1975.

 

De quoi assurer un show particulièrement léché et efficace, voyant les parrains du Southern Rock interpréter leurs plus grands morceaux : en ouverture, Workin' for MCA donne le ton avec ses riffs acérés, tandis que Sweet Home Alabama balance sa rengaine entêtante sous les cris du public. Malgré la gageure de jouer en pleine journée, Lynyrd Skynyrd ne tremble à aucun moment, surprenant par la précision de sa section rythmique et la virtuosité tout en maîtrise de son trio de guitaristes, qui explosent tout sur leur passage sur Free Bird, évident dernier morceau du set, qui s’étire pendant 10 minutes. Dans la chaude lumière d’août, Ronnie Van Zant pousse alors ses guitaristes sur le devant de la scène (et sur un bout de scène en forme de langue réservé aux Rolling Stones et sur laquelle il avait été précisément dit au groupe de ne pas aller ‑Mick Jagger aurait été furieux selon le groupe !), pour une spectaculaire avalanche de solos qui semble ne jamais prendre fin. Une leçon, tout simplement, que ce live d’anthologie restauré permet de revivre dans une captation simpliste mais efficace, bénéficiant d’une belle qualité sonore.

 

Une emprunte indélébile du rock américain

Mais les fans du groupe et les curieux auront également du plaisir à découvrir le documentaire d’If I Leave Here Tomorrow. En une petite centaine de minutes, à l’aide d’interviews des membres survivants et d’archives d’époque, le film de Stephen Kijak retrace le parcours du groupe, depuis ses débuts au fin fond de la Floride dans cette petite salle de répétition au milieu des marais appelée Hell House, jusqu’à l’accident d’avion fatal.

 

Un drame qui ouvre le documentaire et qui le hante d’un bout à l’autre, donnant des allures de tragédie au parcours de ces rednecks un peu bourrus qui voulaient simplement jouer un rock qui venait des tripes. Et si le montage un peu brouillon s’égare parfois en chemin en interrogeant des quidams (inintéressants fans du groupe ou un étrange collectionneur de pièces du crash d’avion, là à l’époque pour aider les survivants), il a le mérite de dresser un portrait honnête et jamais trop révérencieux du groupe, évoquant ses excès en tournée (qualifiés de puérils par le guitariste Ed King), son utilisation du drapeau sudiste sur scène (les survivants plaident la naïveté et en profitent pour cracher sur les utilisations suprémacistes du drapeau), et ses errances (le troisième opus Nuthin' Fancy, à moitié composé en studio par un groupe un peu à la ramasse).

 

Très complet et documenté avec une belle collection d’images d’archives rares, le documentaire s’attarde sur chaque album et chaque tournée avec un soin qui fera plaisir aux fans, mais saura aussi intéresser les néophytes. Reste cette note amère en fin de parcours, quand le film nous fait entendre une interview d’un Ronnie Van Zant, jeune père, estimant qu’il n’avait jamais été aussi heureux de sa vie, quelques semaines seulement avant sa disparition. L’élan brisé d’un homme libre et de sa troupe qui auront, en une poignée d’albums, marqué d’une emprunte indélébile l’histoire du rock américain.

Émilien Villeroy - Publié le 15/10/21
Liste des bonus
- Aucun


Commentaire

En tant que tel, le documentaire If I Leave Here Tomorrow pourrait être considéré comme un bonus du live. Mais la durée et la qualité du film font qu'il est difficile de le considérer pour un simple supplément.

Note bonus : 0/6
Image

Malgré un travail notable de restauration des images, le live à Knebworth est un de ces lives en « HD gonflée » qu'Eagle Rock sort régulièrement pour les concerts mythiques captés dans les années 70 ou 80. Par conséquent, le résultat n'est pas toujours très satisfaisant visuellement, avec une qualité assez limitée, un manque global de détail, particulièrement sur les nombreux plans larges, et un grain très présent. Rien à redire cependant pour le documentaire, qui affiche lui une image solide pour un film de ce genre.

Top image : aucun
Note image : 3/6
Son

Si l'image pêche, la qualité de la captation sonore est de son côté au rendez‑vous, avec un son pêchu et relativement détaillé malgré la quantité de musiciens sur scène (même si le piano de Billy Powell est parfois un peu en retrait). Les solos sont parfaitement mis en avant, et la voix de Ronnie Van Zant se marie à merveille avec les choristes. Live de festival oblige, l'audio est parfois un peu parasité par les cris du public, mais rien qui ne saurait gâcher la fête.

Top son : aucun
Note son : 5/6



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