The Shadow

Collector
Année : 1994
Réalisateur : Russell Mulcahy
Interprètes : Alec Baldwin, Peter Boyle, Penelope Ann Miller, John Lone, Ian McKellen, Tim Curry
Éditeur : L'atelier d'images
BD : BD-50, 107', zone B
Genre : aventures, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 05/10/21
Prix ind. : 19,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.85
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 5.1
Anglais DTS‑HD Master Audio 5.1
Anglais Auro 3D 13.2
Sous-titres
Français
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New York, dans les années 30. Dans une autre vie, Lamont Cranston (Alec Baldwin) semait la terreur dans les contrées reculées du Tibet. Désormais repenti, le richissime gentleman écume les clubs guindés de la ville le jour et se métamorphose en un redoutable justicier masqué la nuit. Il sera bientôt confronté à Shiwan Khan (John Lone), l’ultime descendant de Gengis Khan, bien décidé à conquérir le monde.


Highlander, c'est lui

Clipman de formation, Russell Mulcahy collabore avec pléthore d’artistes (Elton John, Queen, Billy Joel, Duran Duran, Bonnie Tyler) dès la fin des années 70. En 1984, il réalise Razorback, série B d’horreur classée culte dans laquelle un sanglier fou furieux sème la terreur dans l’Outback australien. Par ailleurs, le film d’aventures Highlander (1986) avec Christophe Lambert et Sean Connery marquera un micro tournant dans sa carrière en dents de scie.

 

Dans l'ombre de Batman

Difficile pour The Shadow, et son personnage emblématique de la culture pulp créé par Walter B. Gibson dans les années 30, de se frayer un chemin singulier au début des années 90. La faute notamment aux excellents Batman de Tim Burton (réalisés entre 1989 et 1992), même si sans eux, The Shadow pâtit d’une structure chaotique et d’effets visuels paradoxalement cheap pour un budget considérable.

 

Quant à Alec Baldwin, le smoking de riche héritier lui sied davantage que le masque de justicier, un soupçon d’autodérision en plus et l’anti‑héros new‑yorkais nous aurait emballé.

Carole Lépinay - Publié le 28/04/22
Liste des bonus
- Making of d'époque (9')
- Derrière la caméra (19')
- Rencontre avec l'équipe du film (24')
- Une dimension très pulp par Océane Zerbini (15')
- Analyse de séquence (3')
- Court métrage A Burglar to the Rescue (22')
- Bandes-annonces et spots TV
- Espace découverte


Commentaire

Dans un entretien d'époque, Alec Baldwin raconte son coup de cœur pour cette aventure pleine d'action et d'humour. De son côté, le producteur Martin Bregman rappelle que Lamont demeure le prototype, le premier anti‑héros de la littérature populaire US. Au milieu des décors reconstitués du New York des années 30 (dans les studios de Universal), Russell Mulcahy présente The Shadow comme un film sombre occasionnant d'incroyables ruptures de ton, comme ce passage dans un night‑club très Art déco (super travail de Joe Nemec, chef‑décorateur de Terminator 2) après l'épisode asiatique.   

 

On doit également au passage à Russell Mulcahy les scénarios de Jurassic ParkL'impasseLa mort vous va si bienSnake Eyes et tant d'autres films incontournables. L'auteur prolifique David Koepp revient quant à lui sur l'adaptation de The Shadow et la backstory du personnage.

 

Océane Zerbini, spécialiste Pop Culture, nous apporte pour sa part quelques pistes judicieuses sur l'œuvre de Walter B. Gibson. Figure emblématique de la Pop Culture durant l'entre‑deux guerres, The Shadow prendra initialement vie à travers un feuilleton radiophonique et une série de romans (parution considérable de vingt romans par an) dans les années 30. On apprend au passage qu'Orson Welles prêta sa voix pour la lecture des épisodes à la radio. Cependant, malgré un énorme succès public, The Shadow ne parvient pas à percer dans le monde des comics. Considéré comme l'un des pires, il aura pourtant été une source d'inspiration pour le créateur de Batman. Celui‑ci partage effectivement bien des similitudes avec l'anti‑héros des années 30 : milliardaire, orphelin, la pratique des arts martiaux en Asie ainsi qu'une inclination profonde à la noirceur. 

 

Zerbini commente plus loin la scène dans laquelle Lamont cauchemarde et se voit en Khan. Considérée comme la séquence la plus horrifique du film, celle‑ci révèle la psyché tourmentée du personnage, soit la combinaison de sa part d'ombre refoulée avec un traumatisme remontant à l'enfance.  

 

Réalisé en 1931 par George Cochrane, Un braqueur à la rescousse est la première adaptation de la nouvelle éponyme d'Herman Landon parue dans Detective Story Magazine le 1er novembre 1930. Bien qu'il ne soit pas crédité au générique (seulement de manière marrante avec un point d'interrogation), Frank Readick, narrateur du feuilleton radiophonique, se cache également derrière le point d'interrogation qui apparaît dans le générique.  

Note bonus : 3/6
Image

Une image datée, bien bouchée (peu de contrastes, surtout de nuit), mais encore de belles couleurs et un ensemble encore très classe. Ça fourmille pas mal, on est même parfois au‑delà du grain, mais les superbes décors, l'ambiance Art Déco assez statutaire et le petit côté vintage ne sont finalement pas désagréables. 

Top image : aucun
Note image : 3/6
Son

La BO très enlevée de Jerry Goldsmith fait le job, tout comme l'activité arrière et les effets sur les scènes de bagarres et autres combats. Les tirs nous enveloppent parfaitement tandis que l'aération générale donne un air de fraîcheur à ce film de super‑héros de 1994.

Top son : aucun
Note son : 4/6



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