Top Gun : Maverick

Année : 2022
Réalisateur : Joseph Kosinski
Interprètes : Tom Cruise, Miles Teller, Jennifer Connelly, Jon Hamm, Ed Harris
Éditeur : Paramount
BD : 1 UHD-99 + 1 BD-50, 130, toutes zones
Genre : action, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 02/11/22
Prix ind. : 29,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35/1.90 (Imax)
UHD 2 160p (HEVC)
HDR Dolby Vision
HDR10
16/9
Bande-son
Français Dolby Atmos
Français Dolby TrueHD 7.1
Anglais Dolby Atmos
Anglais Dolby TrueHD 7.1
Sous-titres
Français, anglais, néerlandais
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Dès la première bande‑annonce dévoilée en juillet 2019, deux ans avant la sortie du film, un frisson nous parcourait déjà l’échine. En plein désert, un avion fonçait en rase‑mottes avant de se cabrer vers ciel, tandis qu’une voix off (Ed Harris) égrainait un à un les états de services d’un pilote de génie mais rebelle. Le pilote en question, c’était bien sûr Maverick. Son supérieur concluait son impressionnant CV par « La fin est inéluctable Maverick, vous êtes une espèce en voie d’extinction ». Et Maverick de répondre : « Peut‑être… mais pas aujourd’hui ».


Une bande‑annonce prophétique qui, à elle seule, résume tout ce qu’est Tom Cruise, son rapport au cinéma et à sa manière de le concevoir, spectaculaire et émouvante, généreuse et nostalgique, toujours en prise avec le réel. Autant de raisons qui expliquent la place incroyable et unique qu’il occupe aujourd’hui à Hollywood et dans le monde du cinéma en général. 


Qui dit mieux ?

Car oui, Tom Cruise est un dinosaure, le dernier représentant d’une espèce en voie de disparition qui, à 60 ans, continue de faire lui‑même ses cascades de l'extrême, pilote ici notamment son propre avion (un P‑51 Mustang), privilégie toujours la prouesse physique au numérique, prend le temps de raconter une histoire, d'allier émotion et spectaculaire, bref, de s’investir dans des projets que plus personne d’autre ne veut (peut ?) faire.

 

Trente‑cinq ans après la sortie de Top Gun, Tom Cruise fait mieux qu’assurer une simple suite. Non seulement il livre un film encore supérieur à son modèle, techniquement époustouflant (il a fallu inventer des caméras capables de s'entasser dans des cockpits de F18 !), et met tout le monde hollywoodien à l’amende : 6,5 millions d’entrées France, cinquième plus grand succès de l’histoire aux États‑Unis avec 716 millions de dollars de recettes, 768 millions à l’international et presqu’1,5 milliard de dollars dans le monde entier. Qui dit mieux ? Personne.

 

Toujours plus fort

Là où d’autres se seraient contentés de faire un simple fan service mou du genou, Cruise pousse le curseur encore plus loin. Avec, pour l’aider dans son entreprise, le producteur vétéran Jerry Bruckheimer, le réalisateur Joseph Kosinski et les scénaristes Ehren Kruger, Eric Warren Singer et Christopher McQuarrie. Une équipe de choc pour un film qui s’articule autour du vieillissement de son héros, Pete « Maverick » Mitchell (Tom Cruise) qui, en dépit de ses états de service, est resté simple capitaine. Aujourd’hui pilote d’essai, son âge n’a pas émoussé son envie inexorable de tester ses limites et celles des appareils expérimentaux qu’il pilote. Mais quand il est appelé à revenir dans son ex‑école Top Gun pour former une douzaine de nouveaux pilotes dans le but de remplir une mission top secrète extrêmement périlleuse, il fonce, surtout que le lieutenant Bradley « Rooster » Bradshaw (Miles Teller), fils du regretté Nick « Goose » Bradshaw, son ami disparu tragiquement dans le premier film, fait partie des appelés.


Garanti sans CGI

Ainsi s'ouvre le film, dans un festival de clins d’œil astucieux et généreux au premier opus de Tony Scott. Quelques minutes en apesanteur où le spectateur ne sait plus du tout quel film il est en train de voir. Opération madeleine de Proust réussie. Et la suite est démente. Intelligente. Parfaitement mise en œuvre avec des plans aériens jamais montrés au cinéma, donnant à voir les pilotes de chasse au plus près de leurs prouesses. Prises depuis les cockpits des avions ou depuis le Cinéjet (avion doté d'une caméra dans son nez) en vol parallèle, les images des entraînements ou des combats sont spectaculaires, hautement cinématographiques et enthousiasmantes. Le tout garanti sans CGI, et ça se voit.

 

Habité comme jamais, bercé par l’ivresse des hauteurs, Tom Cruise enchaîne les exploits, encaisse les G le visage déformé par la pression. Les autres comédiens, formés au vol en F18 pendant des mois, ne sont pas en reste. Là‑haut, personne pour les diriger, activer les caméras à leur place, synchroniser les dialogues ou les faire jouer avec la lumière. Une prouesse collective, magnifiée par la mise en scène immersive de Joseph Kosinski (Oblivion également avec Tom Cruise) qui a un temps hésité avec une carrière d'ingénieur dans l'aérospatial. Une passion pour les avions communicative et de la pure adrénaline pour le spéctateur.

 

Jusqu'au bout, le dosage émotion/action fonctionne à merveille. Impossible de ne pas citer la participation de Val Kilmer, respectueuse de l’acteur et de sa maladie qui a atteint ses cordes vocales. Pour conclure, du grand cinéma spectaculaire et crédible, généreux et émouvant, dont le carburant principal est un certain Monsieur Tom Cruise. Alors un jour, oui, le cinéma devra faire sans lui, peut‑être… mais pas aujourd'hui.

Cédric Melon - Publié le 28/10/22
Liste des bonus
- Autoriser à décoller (9')
- Une armée novatrice : le tournage (8')
- Le façonnage du Darkstar (8')
- Masterclass de Tom Cruise à Cannes (49')
- Clips de Lady Gaga et One Republic (7')
- Blu-Ray du film


Commentaire

Des modules plutôt courts hormis la masterclass de Tom Cruise à Cannes, mais qui en disent long sur l'implication du comédien‑producteur, sa détermination, sa passion pour l'aviation et les forces mises en œuvre des mois durant pour aboutir à un tel résultat. 

 

Les six acteurs principaux ont par exemple dû passer toutes sortes de tests (même sous l'eau) pour s'habituer à encaisser les G et être capables de jouer sans s'évanouir. Passage dans des avions de plus en plus gros (Cesna, puis Extra, puis F18), briefing de Tom Cruise de 3 heures avant chaque vol, rien ne leur a été épargné pour, au final, que chaque minute de vol soit rentabilisée et utile pour le film. On apprend aussi que la base aérienne assez secrète qui sert de décor principal au film en plein désert n'a jamais été montrée au cinéma. 

 

Parmi les autres prouesses à noter, la conception durant une année de caméras 6K Imax capables d'être intégrées sans danger pour les pilotes de chasse dans les cockpits (six par avions). Elles ont pour particularité d'avoir leur objectif séparé du reste du corps pour pouvoir se positionner pile face aux visages. 

 

Un peu plus loin, on assiste, médusés, aux six décollages de Tom Cruise depuis un porte‑avion. Emmener ensuite Jennifer Connelly en balade avec son propre P51 Mustang, datant de la guerre. Ou encore jouer avec le Cinéjet en vol parallèle pour des prises de vues en plein vol juste incroyables. 

 

Des bonus passionnants qui prouvent, si on en doutait, que tout est bien « vrai ». Plus terrienne, la Masterclass prouve une fois de plus tout l'amour de Tom Cruise pour le cinéma. Une fois encore, son humilité étonne, comme lorsqu'il se rend dans les locaux de la société qui s'est occupée de concevoir le Darkstar, évolution possible dans le futur de l'avion supersonic Blackbird.

Note bonus : 6/6
Image

Démente. Troublante. Jouissive. Compte tenu des prouesses techniques mise en œuvre (six caméras Imax 6K embarquées dans chaque cockpit), cette image HDR Dolby Vision à la fois chaude, précise, solaire, chirurgicale, maîtrisée, est un pur bonheur pour nos écrans et nos yeux tout ébahis. Un rendu de blockbuster dans le plus beau sens du terme, impérial et implacable. 

 

Aucun reproche à formuler, tout est beau, très beau, très net, contrasté à la perfection, très détaillé, très unifié dans les tonalités et le rendu (chapeau au directeur de la photographie Claudio Miranda, qui a déjà travaill sur le Tron de Joseph Kosinski). En un mot, vertigineux. Une claque qui fait du bien, à tel point qu'acheter le film en simple Blu‑Ray serait un sacrilège malgré toutes ses qualités. Optez pour le Top des supports en définition, le 4K UHD ou rien. Qui plus est très impactant avec ses tonalités plus sombres et denses en intérieur.

Top image : aucun
Note image : 6/6
Son

Impossible de reprocher quoi que ce soit à cette bande‑son très émotionnelle et efficace orchestrée par Hans Zimmer, Harold Faltermeyer (le compositeur du premier Top Gun), Lorne Balfe et Lady Gaga, dont le thème principal fait parfois écho à la très belle partition de Ramin Djawadi pour Pacific Rim. Mais ce sont bien les avions de chasse qui ont ici tous les honneurs. 

 

Et autant vous dire que le Dolby Atmos est tout simplement dingue. Atmosphérique. Ultra‑dynamique. En entraînement ou en mode combat, la puissance des avions se ressent jusque dans le dos, larguant leurs graves à chaque passage. Le film de l'année pour les basses et les infragraves ravageurs. Très immersifs aussi mais jamais fatigants, les effets directionnels et tout hauteur du Dolby Atmos donnent vie à chaque scène comme si on y était. Un vrai plus pour un tel film, qui joue avec les sens et l'espace avec tant de maestria. 

 

Le morceau de démo que l'on attendait, et qui risque bien de tourner partout pendant des années. Merci Tom Cruise.

Top son : aucun
Note son : 6/6



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