Chacun cherche son chat

Année : 1996
Réalisateur : Cédric Klapisch
Interprètes : Garance Clavel, Renée Le Calm, Zinedine Soualem, Olivier Py
Éditeur : M6 Vidéo
BD : 1 BD-50 + 1 DVD-9, 91', zone B
Genre : comédie, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 18/10/22
Prix ind. : 24,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.85
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 2.0
Sous-titres
Français, français sourds et malentendants

Ayant fêté son premier quart de siècle en 2021, Chacun cherche son chat, le troisième film de Cédric Klapisch, a pris au fil du temps un étrange charme désuet, dans lequel il est quasiment dépaysant de se replonger aujourd’hui. Il faut dire que celui qui était à l’époque encore un jeune réalisateur prometteur, ayant charmé le public l’année précédente avec Le péril jeune, livre ici un bon résumé de ses jeunes années : un cinéma énergique, éminemment générationnel, et qui semble encore figé dans l'atmosphère de son époque.

 

Le collectif, déjà

Nous sommes en 1996, et avant de se lancer dans l’adaptation au cinéma d’Un air de famille (qui sortira à l’automne, porté par le tandem Bacri‑Jaoui), Cédric Klapisch développe parallèlement un projet plus spontané, moins contraint, autour d’un synopsis qui tient sur un ticket de métro, inspiré de l’anecdote d’une amie : de retour de vacances, une jeune femme a perdu son chat qu’elle avait confié à une voisine et essaie de le retrouver. Une histoire‑prétexte qui permet d’ouvrir le film à une grande galerie de personnages haut en couleur, réunis dans cette quête de l’animal perdu. L’occasion aussi de tirer le portrait d’un quartier de Paris, du côté de la place de la Bastille alors en pleine transformation,  où se croisent des populations de tout âge et toute nationalité. Un melting‑pot que Klapisch avait à cœur de montrer : le collectif, déjà, six ans avant L'auberge espagnole.

 

Un casting en or

C’est donc au niveau de son casting que Chacun cherche son chat brille. Impossible de ne pas tomber sous le charme de la Titi parisienne pur jus qu’est Renée Le Calm, découverte à 74 printemps dans Riens du tout (et qui avait réellement perdu le chat de sa voisine, amie de Klapisch !), avec son allure butée et sa gouaille hilarante, à la tête d’un véritable réseau de retraitées qui cherchent l’animal égaré.

 

La jeune génération n’est pas en reste : tout d’abord avec le jeu plein de justesse de Garance Clavel, excellente dans le rôle principal de Chloé, une jeune femme un peu perdue et solitaire dans la ville taiseuse, qui va lentement s’ouvrir au monde et à ses voisins. On retiendra aussi Zinedine Soualem (qui a tourné dans tous les films de Klapisch) et Olivier Py, venus du théâtre et très bons ici dans leur premier rôle de cinéma malgré des personnages doucement caricaturaux (d’un côté le benêt du quartier, de l’autre le colocataire designer homo). Sans oublier quelques petites apparitions d’Hélène de Fougerolles ou Romain Duris (vu récemment dans Eiffel), qui avaient déjà tourné dans Le péril jeune.

 

Petites histoires du quotidien

Mais si Klapisch aime profondément ses personnages et les connexions qui se créent entre eux, insistant sur l’importance du lien social et intergénérationnel qui peut et doit se nouer au cœur d’un quartier, tous ces bons sentiments peinent un peu à construire un film qui tient la route sur la longueur. Pas si étonnant quand on pense que la trame de Chacun cherche son chat était d’abord prévue pour un court métrage, les producteurs décidant ensuite d’étendre le film.

 

Ces origines modestes, le film ne s’en dépêtre jamais tout à fait. Et la fresque chorale et urbaine promise tourne rapidement à la succession de saynètes loufoques mais manquant de rythme, d’ambition, de direction. Certains passages s’éternisent sans raison dans un humour peu inspiré quand d’autres semblent tomber hors sujet. En faisant par exemple de son héroïne une maquilleuse pour le milieu de la mode, Klapisch veut dépeindre avec ironie ce milieu du luxe qui traite si froidement ses petites mains, mais le résultat s’arrête à une succession de dialogues caricaturaux, joués avec la légèreté d’une série télé pour ado, et éloigne le film de son cœur.

Et quand l’aventure touche à sa fin dans un happy end sirupeux mais touchant, on se demande un peu où toute cette aventure nous a menés. Peut‑être simplement à découvrir des visages et des petites histoires du quotidien, sans prétention. Un charme rétro.

Émilien Villeroy - Publié le 27/10/22
Liste des bonus
- Coulisses du film
- Bande-annonce


Commentaire

C’est un beau petit documentaire, tourné à l’occasion des 25 ans du film et de cette réédition Blu‑Ray, qui est proposé en bonus, donnant longuement la parole à Cédric Klapisch mais aussi à deux de ses acteurs (Garance Clavel et Zinedine Soualem). Retour sur la genèse du film, son tournage à l'arrache et parfois semi‑improvisé, et sur l’impact inattendu du film (devenu un grand succès à l’international). À noter également, la bande‑annonce originale du film, loufoque et typiquement nineties !

Note bonus : 4/6
Image

Avec ses couleurs contrastées qui explosent au milieu de la ville grise, Chacun cherche son chat est un vrai petit bonbon visuel qui fait plaisir à voir, très joliment mis en scène et aux décors parfois typiquement années 90. Restauré à partir du 35 mm d'origine, ce Blu‑Ray propose une image soignée avec de beaux détails.

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

Nous sommes ici sur une stéréo assez simple qui colle bien à la spontanéité du film et de ses dialogues, toujours clairs malgré le marasme du quartier alentour. Un dynamisme que l’on retrouve d’ailleurs dans la bande originale, qui mêle compositions originales d’Erik Rug et playlist d’époque (entre le funk de Ceux qui marchent debout et le trip‑hop de Portishead en générique de fin).

Top son : aucun
Note son : 4/6



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