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Yamaha WXC-50

Par Gwendal Lars - Publié le 01/10/18
Mustav
Prix indicatif : 399 € TTC
Note AVCesar.com
Type : Lecteur réseau/préamplificateur stéréo et terminal multiroom
Convertisseurs : ESS Sabre 9006AS avec ré‑échantillonnage Hyper Stream sur 32 bits
Flux compatible : DSD 5,6 MHz, PCM (Flac, Wav, AIFF) 192 kHz/24 bits, Alac (Apple Lossless) 96 kHz/24 bits
Formats de fichiers compatibles : MP3, WMA, Mpeg4, AAC, Wav, Flac, AIFF, Alac, DSD
Suréchantillonnage : ré‑échantillonnage Hyper Stream sur 32 bits
Distorsion harmonique totale : 0,003%
Rapport signal/bruit : 112 dB
Accès réseau : Port Ethernet sur RJ‑45, Wi‑Fi compatible DLNA et AirPlay
Bluetooth : SBC/AAC
Entrées : USB‑A, audio numérique optique, analogique « ligne » (sur RCA), récepteur infrarouge télécommande (sur RCA)
Sorties : 2 x analogique (sur RCA), subwoofer (sur RCA), numériques optique et coaxiale
Consommation : 12 W (0,1 W en veille)
Dimensions : 14 x 51,5 x 245,5 mm
Poids : 1,44 kg
379,00 €
Amazon.fr
L’essentiel

C’est un petit boîtier malin et polyvalent que nous présente ici Yamaha. Le WXC50 assure à lui seul de multiples fonctionnalités et brille ainsi par sa polyvalence. Il regroupe un lecteur réseau, très complet, un Dac depuis son entrée optique ou pour la lecture de fichiers stockés sur une clé USB, une fonctionnalité multiroom et, enfin, un préamplificateur analogique. On pourra juste regretter que pour cette dernière section il ne dispose pas d’entrée Phono. En somme, il s’agit du petit frère du WXA50 qui lui, en plus des fonctionnalités du WXC50 intègre des étages de puissance capables de délivrer 2 x 70 W sous 8 ohms.

 

 

Mode Player et mode Pre Amp

Pour assurer cette polyvalence, le WXC‑50 dispose donc de différents accès. Les plus conventionnels sont regroupés sur sa face arrière. Elle porte ainsi une entrée analogique sur RCA, une entrée optique numérique et un port USB. De même, comme le WXC‑50 est destiné à piloter un amplificateur de puissance, deux sorties analogiques sont présentes. Pour la principale, marquée Pre‑Out, il est possible de choisir son mode de fonctionnement grâce à un petit sélecteur. En fait, il permet d’activer ou non le réglage de volume que commande le gros bouton rond de la façade du WXC‑50. En position Player, ce réglage est inactif. Ce mode est donc à privilégier si l’amplificateur de puissance auquel est connecté le WXC‑50 dispose de son propre réglage de volume.

 

 

En revanche, s’il s’agit d’un bloc de puissance sans aucun réglage, retenir le mode Pre Amp sur le sélecteur permet d’activer le réglage de volume et ainsi d’utiliser le WXC‑50 en tant que préamplificateur conventionnel, quelle que soit la source sélectionnée. Enfin un port Ethernet, sur prise RJ‑45 offre la possibilité de connecter le WXC‑50 au réseau domestique en liaison filaire. Une prise qui prend ici tout son sens, comme nous allons le voir.

 

Désactivation totale du Wi-Fi possible !

En effet les points les plus surprenants concernent les connexions sans‑fil de l’appareil. Bien entendu, pour répondre aux attentes des utilisateurs les plus exigeants le WXC‑50 dispose d’un transmetteur Wi‑Fi IEEE 802.11 b/g/n compatible DLNA et AirPlay, mais Yamaha a aussi pensé aux utilisateurs réticents à surcharger leur lieu de vie en « brouillard électromagnétique ». Le Wi‑Fi est régulièrement mis en cause. Pour séduire les électrosensibles et, plus sérieusement, ceux qui souhaitent appliquer un simple principe de précaution, la face arrière du WXC‑50 se dote d’un petit sélecteur à glissière dont la vocation est d’inhiber les transmetteurs radiofréquence. Il dispose donc de trois positions.

 

 

Dans la première, qui est celle du réglage par défaut de l’appareil, les protocoles Wi‑Fi et le Bluetooth sont actifs. En position centrale, le Wi‑Fi est inhibé et seul le Bluetooth reste actif. Enfin, la troisième position bloque l’intégralité des émissions radio. Le Bluetooth se trouve alors à son tour inhibé. Dans ce dernier mode aucune émission radiofréquence n’est donc générée. Dans ce cas il est impératif de connecter le WXC‑50 en Ethernet pour pouvoir continuer à bénéficier de l’intégralité de ses fonctions.

Ce en quoi, lors de nos tests, c’est ce mode de fonctionnement que nous avons retenu et ceci pour différentes raisons. En premier lieu, outre l’accroissement de la pollution électromagnétique de notre environnement, le Wi‑Fi présente le défaut majeur d’être souvent assez fragile ou instable. Le débit n’est pas toujours très constant, ce qui peut impacter la qualité de la restitution, voire conduire à des micro‑interruptions ou même une écoute « hachée ». Par ailleurs, tout appareil connecté en Wi‑Fi rayonne autour de lui des salves de hautes fréquences. Certaines sources peuvent être sensibles à ses ondes et, ici encore, la qualité d’écoute peut en pâtir, notamment par une dégradation du rapport signal/bruit. L’option retenue par Yamaha de proposer l’activation, ou non, du Wi‑Fi et du Bluetooth de manière très accessible est, donc, loin d’être un gadget.

 

 

Fonction Bluetooth bidirectionnelle

Un dernier point original à signaler concernant le Bluetooth, il est bidirectionnel. Ainsi, il permet bien sûr au WXC‑50 d’accéder aux contenus d’un baladeur ou d’un smartphone sans‑fil, mais il propose aussi de gérer un casque Bluetooth. En effet, lors de notre premier contact avec le WXC‑50 nous avions regretté l’absence de prise casque sur sa façade. La liaison Bluetooth vient donc pallier ce handicap, même si nous lui aurions préféré une connexion filaire conventionnelle.

 

Certification Hi-Res Audio

Néanmoins, Yamaha a souhaité offrir au WXC‑50 des performances exceptionnelles et une totale compatibilité avec les flux [abc]Hi‑Res Audio[/abc] les plus actuels. Pour cela la marque a équipé son dernier‑né de convertisseurs ESS Sabre 9006AS. Un équipement qui nous est familier, et apprécié des amateurs exigeants, totalement compatible avec les flux haute résolution qu’ils soient Flac, Wav ou AIFF jusqu’en 192 kHz/24 bits et les flux DSD jusqu’à 5,6 mégahertz. À noter aussi, le Yamaha WXC‑50 délivre le signal analogique issu de sa conversion sur deux sorties analogiques.

 

Comme nous l’avons dit, la première, Aux Out, est à privilégier pour le raccordement d’un enregistreur analogique ou la connexion d’un amplificateur de puissance doté d’un réglage de volume. La seconde, Pre‑Out, prend en compte le réglage de volume. Attention, par défaut ce réglage est inactif. Pour en bénéficier il faudra valider son action dans le menu de configuration du système que propose l’application. Par ailleurs, cette sortie devient indispensable si un caisson de basse est adjoint au système. En effet, c’est le seul moyen de gérer simultanément le volume du caisson et celui des enceintes pour respecter l’équilibre grave/aigu.

 

Afficheur LED et télécommande basiques

Côté informations délivrées, si l’on n’utilise pas l’application, le Yamaha WXC‑50 reste assez parcimonieux. Aucun écran n’est présent. Seules trois LED trônent en façade. La première, marquée Status, précise par sa couleur l’état du WXC‑50, en service ou en veille, ainsi que la source sélectionnée : entrée auxiliaire (blanc), entrée optique (violet), port USB (bleu ciel), connexion AirPlay (rose), accès réseau (vert) ou enfin liaison Bluetooth. Les deux autres LED sont plutôt des LED d’état. L’une marquée Net, de couleur verte, précise que l’accès réseau est bien actif, que la liaison se fasse en Ethernet ou en Wi‑Fi.

 

 

L’autre, bleue, indique que la liaison Bluetooth vers un appareil est active. Si une petite télécommande offre la possibilité de sélectionner directement l’une des entrées, le « dialogue utilisateur » reste ici extrêmement limité. Impossible, par exemple, de naviguer au sein des dossiers d’une clé USB, d’accéder à des services de streaming ou même de pouvoir bénéficier de la souplesse de diffusion multiroom que propose le système MusicCast de Yamaha. Une tablette, ou un smartphone, équipé de l’application reste donc indispensable pour pouvoir bénéficier pleinement des possibilités du WXC‑50.

 

 

Application fortement conseillée

Télécharger l’application Yamaha est simple. En fonction de l’équipement utilisé, iOS ou Androïd, il faut se rendre soit sur l’App Store, soit sur le PlayStore de Google et télécharger MusicCast Controller. À l’issue du téléchargement une courte initialisation est réalisée. Durant cette phase des instructions claires apparaissent à l’écran afin de guider pas à pas l’utilisateur. Cette initialisation est indispensable pour que l’application prenne connaissance de l’ensemble des équipements compatibles MusicCast présents au sein de l’habitation et puisse y accéder par la suite.

 

Une fois cette phase d’initialisation terminée, l’ergonomie que présente l’application est excellente. Une première page répertorie la liste des équipements accessibles. Il est possible de les renommer ou même de leur associer une photo pour une convivialité d’utilisation encore accrue. Ensuite, il suffit de sélectionner un appareil, dans notre cas le WXC‑50, pour accéder aux différentes sources ou services qu’il peut exploiter. Ainsi, le choix des entrées, ou ports, apparaît en clair tout comme les accès Bluetooth ou réseau. De même les principaux services d’écoute en streaming, comme Deezer, Spotify ou Qobuz sont pré‑programmés.

 

Concurrence

Il est difficile de trouver sur le marché un équipement cumulant les fonctions de préamplificateur, de lecteur réseau et de passerelle multiroom. La plupart des solutions proposées ne proposent qu’une partie de ces fonctionnalités.

 

Denon dispose dans sa gamme du Heos Link HS2, proposé à 399 € également. S’il assure conjointement les fonctions de lecteur réseau et passerelle multiroom, il est en revanche assez limité au niveau de ses entrées. Elles se résument à deux entrées lignes, une sur RCA l’autre sur mini‑Jack 3,5 mm, et une entrée optique. 

 

Le boîtier Sonos Connect, toujours à 399 €, propose des fonctionnalités similaires mais, ici encore, avec une connectique assez minimaliste, plus spécifiquement au niveau des entrées avec une entrée ligne sur RCA seulement.

 

À signaler également, le lecteur SH‑ALL1CEG‑K de Panasonic commercialisé à 249 euros. Il se limite aux fonctions de lecteur réseau et passerelle multiroom.

 

De même, pour 249 €, Klipsch dispose du Klipsch Gate. Ce petit boîtier ne dispose que d’une entrée et une sortie sur mini‑Jack 3,5 millimètres. On pourra regretter l’absence de prise RCA ce qui peut être pénalisant pour l’utilisation de câbles de haute qualité.

 

À cela s’ajoutent, bien entendu, les lecteurs réseaux plus conventionnels, mais souvent plus coûteux.

Verdict technique

Une fois l’application MusicCast Controller installée, sur une tablette Android dans notre cas, et son initialisation terminée, force est de reconnaître que l’utilisation du Yamaha WXC‑50 présente une excellente ergonomie. Tout est simple et intuitif. Il est aussi simple d’accéder aux contenus d’une clé USB, qu’à ceux de la tablette elle‑même, ou que de se connecter à une WebRadio ou un service de streaming. Nous avons également apprécié les sections Dac et préamplificateur du WXC‑50. Ou encore la possibilité de l'utiliser aussi comme simple lecteur réseau pour un système audio dépourvu de cette fonctionnalité, toujours via l'application, en utilisant les sorties optique ou coaxiale.

 

 

Excellentes performances audio

Pour la première, une écoute de fichiers Hi‑Res Audio stockés sur une clé USB nous a permis d’apprécier la finesse et le détail de la restitution, sans coloration sonore aucune. De même, nous avons pu retrouver le même type de comportement depuis l’entrée optique. C’est ici un lecteur Blu‑Ray que nous avons offert comme source au WXC‑50. Il suffit donc de lui associer un amplificateur et des enceintes, ou des enceintes actives, de qualité pour profiter de toute la richesse et des détails de la musique dématérialisée haute résolution ou des disques CD audio ou Blu‑Ray Audio. Dans ce dernier cas, le lecteur se comportait ainsi comme un simple « drive », toutes les opérations de décodage, de traitement et de conversion numérique/analogique étant dès lors confiées au WXC‑50.

 

 

Pour conclure…

Il nous a ainsi montré sa polyvalence et prouvé qu’il pouvait effectivement remplacer un préamplificateur pour peu que, dans la section de paramétrage de l’application, il ait bien été précisé que le réglage de volume devait être actif. Un excellent petit équipement, donc, qui aurait été pour nous absolument parfait s’il disposait d’un port USB en façade et d’une entrée Phono, encore que ce dernier point ne concerne que les inconditionnels du « son vinyle ».

+ Les points forts
»  
Limpidité du message sonore
»  
Fonctionnalités multiroom
»  
Compatibilité DLNA et AirPlay
»  
Entrée optique pour bénéficier des qualités de la conversion N/A
»  
Bonne compensation des artefacts de compression
»  
Inhibition de tous les transmetteurs HF (Wi‑Fi et Bluetooth)
»  
Design élégant
»  
Construction soignée
- Les points faibles
»  
Pas de port USB en façade
»  
Pas d’entrée « Phono »
»  
Affichage inexistant à l’exception du changement de couleur de la LED Status
»  
Présence de l’application indispensable
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