Sherlock saison 2

Année : 2010
Réalisateurs : Paul McGuigan, Toby Haynes
Interprètes : Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Una Stubbs, Rupert Graves, Mark Gatiss, Andrew Scott
Éditeur : FTD
DVD : 2 DVD-9, 90' x 3, zone 2
Genre : policier, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 24/04/12
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78
SD 576i (Mpeg2)
16/9 compatible 4/3
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français
Amazon
10,41 €
Après avoir enfin rencontré son ennemi juré Jim Moriarty à la fin de la saison 1 (cliquer ici pour accéder au test de la rédaction), Sherlock, toujours accompagné de son fidèle Watson, va cette fois se trouver confronté à LA femme, puis au(x) chien(s) de Baskerville, avant de voir son monde s'écrouler...

On se demandait si les deux auteurs Steven Moffat et Mark Gatiss (également interprète de Mycroft, le frère de Sherlock) allaient réussir à faire mieux que la géniale saison 1, qui modernisait idéalement, sans jamais le trahir, le détective privé le plus célèbre de tous les temps. Cette deuxième saison apporte une réponse brillamment positive à cette question.

Dès le premier épisode, Un scandale à Buckingham, le ton est donné : la virtuosité de l'écriture, le dynamisme de la mise en scène et la qualité de l'interprétation (Benedict Cumberbatch est impérial, mais ça, tout le monde le sait) font de cette histoire ‑où Holmes rencontre l'amour‑ l'un des hauts faits télévisuels de ces dernières années. La déception est d'autant plus grande devant Les chiens de Baskerville, nouvelle adaptation très attendue de la plus célèbre aventure du détective, notamment rendue immortelle par le film Hammer de Terence Fisher, monument du cinéma gothique anglais. En essayant de se démarquer de son illustre aîné, l'épisode a clairement le fondement entre deux chaises. Heureusement, le troisième, La chute du Reichenbach, vient rehausser le niveau en exploitant à fond la dualité Holmes/Moriarty, et en proposant un cliffhanger insoutenable qui rend encore plus insupportable l'attente de la saison 3, prévue pour 2013.

Mais ce qui retient réellement l'attention, au‑delà des aventures de la création de Conan Doyle, c'est le soin apporté à l'écriture des personnages. Holmes devient ainsi un génie socialement inadapté, rappelant un personnage culte similaire, le Sheldon Cooper de The Big Bang Theory (la scène du tribunal de La chute du Reichenbach ressemble d'ailleurs étrangement à une séquence similaire de la fameuse sitcom). Toutefois, c'est la dynamique de sa relation avec Watson qui donne une épaisseur supplémentaire aux scripts.

Loin des sous‑entendus uniquement homo‑érotiques qui imprègnent habituellement ce type de lien entre deux protagonistes masculins (voir les blagues vaseuses des films de Guy Ritchie, dont se moque d'ailleurs gentiment une scène de cette saison 2), c'est bien une véritable histoire d'amour, touchante, sincère (et vouée à demeurer platonique, car surtout intellectuelle), qui se dessine avec subtilité. Décidément, ce Sherlock moderne réussit quasiment tout ce qu'il entreprend...
Laurent Duroche - Publié le 17/07/12
Liste des bonus
- Commentaires audio sur deux épisodes
- Featurette Sherlock Uncovered (19')


Commentaire
La featurette « Sherlock Uncovered » permet de découvrir quelques images de tournage et des effets spéciaux. Les commentaires audio des deux premiers épisodes en apprendront bien plus aux aficionados, à condition d'être parfaitement anglophone, puisque lesdits commentaires audio ne comportent pas de sous‑titres français, du moins sur notre exemplaire test.
Note bonus : 1/6
Image
Très belle restitution de la photographie de Fabian Wagner grâce à une colorimétrie riche en nuance et à des contrastes solides. Les détails sont correctement restitués la plupart du temps, mais force est de reconnaître que le recours systématique aux longues focales (occasionnant de nombreux flous d'arrière ou avant‑plan) a plus de chance de profiter d'un rendu optimum en HD qu'en SD...
Top image : aucun
Note image : 4/6
Son
Que ce soit en VO ou en VF, les encodages Dolby Digital 5.1 ne sollicitent les enceintes arrière qu'à travers la musique. Le reste du temps, les dialogues et les effets sont concentrés sur la façade avant avec une belle dynamique. Bien sûr, inutile de préciser que regarder un épisode de Sherlock en VF, et ainsi se priver de l'accent britannique des comédiens, serait un sacrilège...
Top son : aucun
Note son : 4/6


PLANNING
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