Stella femme libre

Stella
Année : 1955
Réalisateur : Michael Cacoyannis
Interprètes : Melina Mercouri, Giorgos Foundas, Alekos Alexandrakis, Voula Zouboulaki, Sofia Vempo, Hristina Kalogerikou
Éditeur : Tamasa
DVD : DVD-9, 91, zone 2
Genre : drame, N&B
Interdiction : tous publics
Sortie : 06/05/14
Prix ind. : 16,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.37
SD 576i (Mpeg2)
16/9 compatible 4/3
Bande-son
Grec Dolby Digital mono
Sous-titres
Français
Amazon
17 €
Au cabaret le Paradis, Stella (Melina Mercouri) danse et chante le rébétiko, musique populaire grecque. Et les hommes n'ont d'yeux que pour elle. Elle, femme libre, courageuse, gouailleuse, la clope au bec, qui aime aussi fort ses amants qu'elle déteste les carcans. Et la première de cette entrave, c'est le mariage. Lionne indomptable, Stella veut aimer et être aimée, mais sans appartenir à un homme. Vue comme une femme de mauvaise vie, Stella n'en a que faire. Elle préfère quitter Aleko (Alekos Alexandrakis), son amant issu d'une famille bourgeoise qui, éperdument amoureux d'elle, espère pouvoir l'épouser, pour vivre sa passion pour Milto (Giorgos Foundas), un footballeur fier et sauvage. Comme elle. Mais les traditions sont encore vives. Et à Athènes, la tragédie n'est jamais loin…

Ce qui frappe dans Stella femme libre (nominé pour la Palme d'or 1955 et sacré Golden Globe du Meilleur film étranger en 1956), second film de Mihalis Kakogiannis (plus connu sous le nom de Michael Cacoyannis, qui réalisera Zorba le grec et Electre), mais aussi premier rôle de sa star, Melina Mercouri (qui deviendra la muse de Jules Dassin), c'est sa modernité et sa fougue. À l'image de son héroïne qui ne déviera jamais de sa ligne de conduite, de ses convictions, le film tient son discours progressiste sans faillir. Et subira les foudres de la presse nationale de l'époque.

Progressiste, Stella femme libre l'est aussi dans sa forme. Michael Cacoyannis, metteur en scène grec d'origine chypriote et passé par Londres pour ses études, a les yeux tournés vers le monde. Et son art s'en ressent. Inspiré du néoréalisme italien tout en restant fortement ancré dans la culture populaire grecque (le rébétiko, donc, mais aussi les bouzoukis ‑luth grec‑, la vie athénienne…), Stella femme libre regarde à l'est et à l'ouest, pioche librement dans la comédie musicale hollywoodienne (Stella est une femme fatale doublée d'une féministe), la tragédie grecque, le cinéma européen. Allant même jusqu'à utiliser une valeur de plan iconique du western pour sa scène finale.

La portée de Stella femme libre dépasse donc largement les frontières de la Grèce. Soutenu par l'abattage de Melina Mercouri, tornade incroyable d'intensité, à la fois féminine et masculine, ce film, pas exempt de maladresses (le montage de la scène de l'accident, la séquence au stade où Stella apparaît pour la première fois agaçante), emporte le spectateur par son souffle de liberté. À ce titre, le montage parallèle entre deux scènes de danse, dont le rythme va crescendo, en illustre l'audace et l'impétuosité.
Laurence Mijoin - Publié le 31/05/14
Liste des bonus
- Afieroma (témoignages autour de Stella) (28')
- Galerie de photos
- Filmographies
- Livret de 16 pages
- Film-annonce


Commentaire
Outre la classique galerie de photos et les filmographies, on trouve un supplément de 28', « Afieroma », soit un ensemble de témoignages sur Stella femme libre par des personnalités culturelles, d'origine grecque ou française. Parmi lesquelles Costa‑Gavras, Prune Engler, déléguée générale du Festival de La Rochelle, Alexandra Mitsotaki Gourdain, directrice du Centre culturel hellénique, Evgenia Iannouri, théoricienne du cinéma, le réalisateur Robert Manthoulis, Yannoulla Cacoyanni Wakefield, sœur et productrice de Michael Cacoyannis, ou encore Nikos Graikos, professeur de grec moderne.

Un bonus intéressant qui permet, grâce à ces spécialistes, d'approfondir la découverte de ce film rare, d'en apprendre un peu plus sur le parcours de son réalisateur, celui son actrice principale Melina Mercouri (qui s'exilera en France durant sept ans pendant la dictature des colonels) ou encore le contexte politique et social de l'époque.
Note bonus : 3/6
Image
Après une ressortie en salles le 11 juillet 2012, Tamasa propose le film en DVD dans une version restaurée. On salue au passage l'initiative ! Si le résultat n'est pas irréprochable, il est néanmoins amplement suffisant pour profiter du film dans de bonnes conditions. On note quelques rayures verticales et éraflures de la pellicule, des clignotements de la luminosité ainsi qu'une légère compression, un peu visible mais en rien handicapante.
Top image : aucun
Note image : 4/6
Son
Une seule piste est disponible, la version grecque avec sous‑titres français inamovibles. Une qualité sonore dans l'ensemble correcte, même si les voix saturent de temps en temps, ou peuvent se faire un peu étouffées ou criardes (surtout celle de Mercouri, gouailleuse mais pas toujours très subtile). Les dialogues plus intimistes et les séquences musicales s'en sortent bien. Compte tenu de l'âge du film, une bande‑son honorable.
Top son : aucun
Note son : 4/6


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