Her

Année : 2014
Réalisateur : Spike Jonze
Interprètes : Joaquin Phoenix, Scarlett Johansson, Amy Adams, Olivia Wilde, Chris Pratt, Portia Doubleday
Éditeur : Wild Side Vidéo
DVD : DVD-9, 120', zone 2
Genre : romance, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 19/07/14
Prix ind. : 19,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.85
SD 576i (Mpeg2)
16/9
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais DTS 5.1
Anglais Dolby Digital 2.0
Sous-titres
Français
Amazon
17,99 €
Los Angeles, dans un futur proche. Theodore, hanté par l'échec de son mariage, achète sur un coup de tête un nouveau logiciel. Intelligent, capable d'évoluer et de développer une vraie personnalité, le programme s'auto‑baptise Samantha. Juste une voix féminine ensorcelante avec laquelle Theodore fait connaissance, échange avant d'en tomber amoureux. Mais les capacités de Samantha grandissent tous les jours, et ses besoins avec.

Ce scénario très sophistiqué, beaucoup plus que le laisse présager son pitch, ne serait rien sans l'exceptionnel talent d'acteur de Joaquin Phoenix. L'acteur se réinvente, retient les chevaux de sa folie habituelle pour incarner avec une délicate intensité un Theodore discret, hanté par les images et les sensations du passé, taraudé par le désir de vivre maintenant et torturé par l'incapacité à rêver l'avenir.

Mais le réalisateur Spike Jonze, par ailleurs auteur du scénario, emploie Scarlett Johansson pour vocaliser et « jouer » la voix de Samantha. L'astuce aurait pu être un coup de génie ‑la comédienne fait effectivement un boulot d'enfer‑ mais s'avère en fait un mauvais tour de magie. Car dès que la voix de Samantha retentit, le spectateur sort du film et « voit » Scarlett Johansson, véritable concentré de sensualité féminine dont le visage et le corps ont été maintes fois sublimés à l'écran. Au lieu d'apprivoiser l'étrange féminité invisible de Samantha comme Théodore, on est immédiatement percutés par l'image mentale et hyper‑sexualisée d'une actrice mondialement connue... En VF, l'astuce reste la même, le doublage de Samantha étant, lui aussi, assuré par une personnalité connue à la sensualité évidente, Audrey Fleurot.

Le dispositif Phoenix‑voix de Johansson est donc d'emblée bancal. Et c'est fort dommage tant Spike Jonze explore l'âme et les tourments amoureux de son héros avec élégance, tant il esquisse avec acuité et nuance des maux contemporains (solitude, enfermement, ego‑centrisme, hyper‑technologie) tout en ayant l'intelligence de laisser assez d'espace au spectateur pour forger son opinion.

Néanmoins, les dialogues d'une extrême beauté ont beau déployer leurs ramures, on perçoit vite l’échafaudage soutenant l'histoire. Spike Jonze, clairement plus intéressé par l'agonie et la fin de l'amour que par son début, expédie un peu vite l'emballement de Theodore pour « elle ». Et, une fois en crise, on anticipe sans peine chacune des étapes de cette love story numérique finalement assez conventionnelle. Après la passion viennent l'ennui, un léger rebond puis l'abandon. Soit, très exactement, le parcours que suit le plaisir procuré par ce film.
Paco Altura - Publié le 10/07/14
Liste des bonus
- Coulisses du tournage (3')
- Love in modern age (14')


Commentaire
Aux coulisses de tournage, sorte de clip rythmé par des dialogues du film, on préférera le mini documentaire « Love in modern age », où des amis artistes de Spike Jonze (y compris l'écrivain Bret Easton Ellis), après avoir vu le film, font part de leurs réactions intimes et donnent leur propre version de ce qu'est l'amour à notre époque. C'est assez surprenant, bien filmé mais finalement assez creux.
Note bonus : 2/6
Image
Une image de qualité variable. Autant les séquences diurnes, filmées avec une splendide lumière solaire, sont un régal, autant certaines scènes nocturnes souffrent d'une granulation un peu trop trop importante. Lors d'un « tête‑à‑voix » au milieu du film (il n'y a pas de tête‑à‑tête, rappelez-vous...), un assez gros plan sur le visage de Joaquin Phoenix filmé en basse lumière souffre de réels soucis de compression. Hormis ces petits incidents, le DVD est de bonne qualité.
Top image : aucun
Note image : 4/6
Son
Pour bien profiter du film, il n'y a pas à tortiller : la VOST DTS 5.1 est la seule à unir dans le son sinon dans l'image les deux amants. Leurs voix chaudes et enveloppantes forment un cocon sonore indispensable à qui veut comprendre et presque vivre l'union de ces deux amants improbables. Exit donc la VOST en 2.0 : plate, sèche et purement factuelle, qui dessert à la fois le propos et les images. La VO, reste, quel que soit le cas de figure, préférable.

Car la VF souffre d'un manque de densité logique (Dolby Digital contre DTS). Et même si Audrey Fleurot livre une voix de Samantha, certes très différente de l'originale mais convaincante, on n'est par contre pas du tout séduit par la voix française de Phoenix (Arnaud Bedouët) qui réinterprète complètement, et selon nous pas très heureusement, le ton chuchotant du personnage de Theodore.
Top son : aucun
Note son : 5/6


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