Le génie du Mal

Compulsion
Année : 1959
Réalisateur : Richard Fleischer
Interprètes : Orson Welles, Diane Varsi, Dean Stockwell
Éditeur : Rimini Éditions
DVD : DVD-9, 103', zone 2
Genre : thriller, N&B
Interdiction : tous publics
Sortie : 02/09/14
Prix ind. : 14,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
SD 576i (Mpeg2)
16/9 compatible 4/3
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français
Amazon
14,99 €
Chicago, années 1920. Deux étudiants brillants et de bonne famille, Judd Steiner et Arthur Strauss, décident un jour de commettre un crime gratuit, dans l’unique but de prouver leur supériorité intellectuelle et leur intime compréhension des théories de Nietzsche. Mais un petit oubli sur la scène du crime et voilà la machine qui s’emballe. Les deux hommes se retrouvent derrière les barreaux, défendus par un cador de la profession, l’avocat Jonathan Wilk (Orson Welles).

Inspiré d’un fait divers, Le génie du Mal pourrait, à première vue, n’être qu’une variation autour de La corde d’Hitchcock, mais il constitue surtout l’un des films les plus chimiquement purs de Richard Fleischer.

Ce cinéaste, capable de passer du péplum (Les Vikings) au film d’anticipation (Soleil vert), est revenu régulièrement à son sujet de prédilection, soit le Mal et ses mécanismes. Au sein de cette filmographie abondante, il faut ainsi placer Le génie du Mal aux côtés de L’étrangleur de Boston, L’assassin sans visage ou encore L’étrangleur de Rillington Place.

La modernité de Fleischer tient non seulement dans son goût constant de l’expérimentation (rappelons qu’il est le fils du cartooniste Max Fleischer), mais aussi dans sa volonté d’analyser et de déconstruire de la façon la plus réaliste possible les mécanismes du Mal : comment il se fabrique et se transmet, comment la société l’encourage (la description de l’époque, fascinée par le gangstérisme, est remarquable), comment, au fond, chacun y trouve son compte.

À noter, l’apparition tardive mais spectaculaire de Welles dans le rôle de l’avocat. Une perle à redécouvrir.
Jean-Baptiste Thoret - Publié le 20/10/14
Liste des bonus
- Présentation du film par le réalisateur (5')
- Le noir selon Fleischer (9')
- Un crime et deux maîtres (49')
- Crime de Meyer Levin par François Guérif, directeur de la collection Rivages/Noir (13')
- Bande-annonce


Commentaire
Le documentaire Un crime et deux maîtres offre un intéressant regard sur le fait divers ayant inspiré le film, mais aussi La corde d'Alfred Hitchcock.
Note bonus : 4/6
Image
Tirée d'un master HD restauré, l'image de cette édition DVD est bluffante, à la fois par la qualité de son piqué, la beauté des lumières et la finesse des contrastes. C'est de toute beauté.
Top image : aucun
Note image : 5/6
Son
La musique de Lionel Newman est omniprésente et utilise abondamment les canaux arrière. C'est même un peu trop par moments, où l'on sent poindre une certaine agressivité. Par ailleurs, pour profiter de la qualité de l'interprétation et de l'intégralité des ambiances, mieux vaut miser sur la version originale.
Top son : aucun
Note son : 4/6


PLANNING
BONNES AFFAIRES
INTERVIEWS
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