Ray Donovan saison 6

Année : 2018
Réalisateur : Ann Biderman
Interprètes : Liev Schreiber, Jon Voight, Eddie Marsan, Devon Bagby, Susan Sarandon, Katherine Moennig
Éditeur : Paramount
DVD : 4 DVD-9, 12 x 55', zone 2
Genre : drame, couleurs
Interdiction : - de 12 ans
Sortie : 18/09/19
Prix ind. : 24,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78
SD 576i (Mpeg2)
16/9 compatible 4/3
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais Dolby Digital 5.1
Allemand Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français, anglais pour sourds et malentendants, allemand
Amazon
21,55  €
Fnac
24,99 €

Suite à la mort de sa femme Abby, la vie personnelle de Ray Donovan (excellent Liev Schreiber dans un rôle taillé sur mesure) est à l’image de sa vie professionnelle, un véritable désastre. Il tente alors de se suicider et ne doit la vie sauve qu’à l’intervention de Mac (Domenick Lombardozzi), un policier (ironie du sort) avec qui il va développer une histoire d’amitié. Mais les choses sont loin de s’arranger, surtout lorsque Sam Winslow (Susan Sarandon, évidemment parfaite) lui propose un nouveau travail.

 

Exit Los Angeles. À la recherche d'une nouvelle ambiance, de nouveaux décors (toujours sélectionnés avec soin), la showrunner Ann Biderman offre un nouveau terrain de jeu à Ray Donovan, qui arpente désormais la ville de New York telle un pauvre hère en proie à une énergie noire autodestructrice. Un nouvel environnement iconique et majestueux qui transcende littéralement cet homme en lutte perpétuelle contre les autres et surtout lui‑même. S'il n’est clairement pas à sa place, il en impose, tel un lion de la savane déambulant dans la jungle urbaine de Manhattan. 

 

Toujours brutales, les rencontres (plus mauvaises que bonnes) se multiplient, les cadavres s’accumulent et les coups pleuvent comme autant les symboles d'un passé et d'une famille que Donovan porte comme un véritable fardeau. Et si, trauma d'enfance oblige, le ton est toujours aussi sombre, jamais la série ne se départ de son humour noir cinglant, jamais là où on l'attend. Et à ce jeu‑là, Jon Voight (le père de Ray, ex‑taulard roublard et menteur) excelle. 

 

Petits bijoux d'écriture maîtrisée, tous les autres personnages (Eddie Marsan, Devon Bagby, Susan Sarandon, Katherine Moennig) frisent eux aussi le grand cinéma (mention spéciale dans cette saison à la mamie voleuse irlandaise et à son jeu délirant). Au final, un régal de saison 6 dont la partition est parfaitement calibrée jusqu’à un final salutaire pour son héros. La meilleure saison de Ray Donovan ? En tout cas un tour de force pour une série qui s'apprête à dévoiler sa septième saison. Vivement.

Cédric Melon - Publié le 30/10/19
Liste des bonus
- Ray Donovan à New York (3')
- Un nouveau départ (VO uniquement) (11')


Commentaire

Quelques infos utiles sur les lieux traversés par les personnages de la série à New York et un sujet plus conséquent revenant sur la situation désespéré de Ray Donovan dans cette saison, vue à travers Liev Schreiber lui‑même et d'autres membres de l'équipe.

Note bonus : 2/6
Image

Nouvelle ville, nouvelle vie. Comme pour Los Angeles, les lieux de tournage ont été choisis et décorés avec soin, montrant un Ray Donovan dépassé par l'immensité des lieux. Une application et un souci du détail (et de réalisme) de tous les instants, du moindre rade irlandais aux très chics appartements de Sam Winslow. Encore une fois, quel dommage de ne pouvoir profiter de cette série en Blu‑Ray. Malgré ses qualités, ce DVD ne transcende jamais son sujet. 

Top image : aucun
Note image : 4/6
Son

Le style sobre et dépouillé de la série n'a pas pris une ride, laissant la place aux dialogues et aux rumeurs de la rue, le score musical étant uniquement réservé aux début et fin de chaque épisode, ou en support de séquences muettes uniquement portées par la musique (bien souvent excellentes).

 

À noter, et c'est une première pour nous, la VO (que nous conseillons vivement pour son immersion) est affublée sur le deuxième épisode (uniquement) d'une piste de bruitages et d'ambiances supplémentaire en total décalage avec l'action. Un oubli qui accouche parfois de situations burlesques totalement involontaires. Cela dit, cette piste est la plupart du temps discrète et éparse. Rien de très grave donc mais déconcertant par moments sur les deux premiers épisodes. À l'inverse, la VF apporte parfois de la musique et des bruitages a priori inopportuns absents de la VO.

Top son : aucun
Note son : 3/6



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