Ovni(s) saison 1

Année : 2020
Créateurs : Clémence Dargent, Martin Douaire
Interprètes : Melvil Poupaud, Quentin Dolmaire, Daphné Patakia, Michel Vuillermoz, Géraldine Pailhas, Nicole Garcia
Éditeur : Canal+
VOD : 12 x 30'
Genre : comédie, SF, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 11/01/21
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
UHD 2 160p (HEVC)
SDR 16/9
Bande-son
Français Dolby Digital 2.0
Sous-titres
Français pour sourds et malentendants

La dernière création originale de Canal+ s’attaque avec humour et enthousiasme aux phénomènes paranormaux.


Tout commence en 1978, lorsqu'un représentant de commerce à la recherche d’un raccourci disparaît. Au même moment, des témoins remarquent des phénomènes inexpliqués. Didier Mathure (Melvil Poupaud), brillant ingénieur spatial qui vient d'essuyer un terrible échec professionnel, est nommé en guise de punition à la tête du Gepan, un bureau spécialisé dans les ovnis. Ce cartésien convaincu n’a désormais plus qu’une idée en tête : résoudre cette affaire et sortir de cet enfer au plus vite.


Inspirée de faits réels, Ovni(s) est le fruit de l’imagination des scénaristes Martin Douaire (Vernon Subutex) et Clémence Dargent (Fais pas ci, fais pas ça) dont l'univers rétro ultra‑référentiel tape d'emblée dans le mille. Gentiment délirante, joyeusement poétique et enrobée d'une délicieuse reconstitution de la France giscardienne, la série n'en reste pas moins basée sur un terreau scientifique solide, validé par l'éminent astrophysicien Jean‑Pierre Luminet.

 

En plus de décors et d'un stylisme somptueux (on pense parfois à Jacques Tati), la production a réuni un casting haut en couleur porté par un Melvil Poupaud dont on découvre avec délectation le potentiel comique. Il insuffle à son personnage une élégance décalée magnétique. Le reste de la distribution est du même acabit, que ce soit Géraldine Pailhas (Jeune et Jolie), Quentin Dolmaire (Trois souvenirs de ma jeunesse), Michel Vuillermoz (Les herbes folles) ou encore la pétillante Daphné Patakia (Djam). Tous campent des personnages décalés qui incarnent à leur manière des théories discordantes et se promènent avec gourmandise dans cet univers burlesque mâtiné de fantastique.

 

Rigoureuse, sensible, drôle et bercée par une bande originale électro très réussie signée Thylacine (enregistrée sur des synthés d’époque), la série n'épouse toutefois pas à 100% la folie de son sujet, les deux auteurs et le réalisateur Antony Cordier préférant insuffler l'étrangeté par petites touches. Une sagesse qui donne parfois la sensation que rien ne dépasse : pas une scène qui se distingue plus qu’une autre, pas une séquence qu’on aurait envie de revoir plus qu’une autre, pas un épisode qui nous ait plus marqués qu’un autre. 

 

Une série qu'on ingurgite avec gourmandise d'une traite, mais qui manque encore d'irrévérence et de folie. En espérant que les auteurs retournent la table pour la saison 2, déjà validée par Canal+.

Cédric Melon - Publié le 01/02/21
Liste des bonus
- Making of en 15 parties (80')
- Teasers


Commentaire

Un making of découpé en quinze parties traversant les grands thèmes de la série (la famille, le couple, la science, les croyances, le doute…) et ses scènes clés comme la commission Cristal ou bien la fin de la série (et ses Inuits énigmatiques). Largement de quoi prolonger l'univers visuel et poétique de la série tout en approfondissant le profil des principaux personnages. Mention spéciale à Daphné Patakia et Quentin Dolmaire, deux trouvailles merveilleuses. L'astrophysicien Jean‑Pierre Luminet intervient trop rapidement malheureusement.

Note bonus : 4/6
Image

Difficile de faire mieux dans le genre. La reconstitution des années 70 est superbe jusque dans les moindres détails, des aplats de couleurs de la déco au stylisme ‑jamais ridicule‑ en passant par le choix des véhicules de l'époque, dont certains sont de véritables madeleines. Un ensemble lumineux et chaleureux qui colore véritablement la série de son univers fantastico‑poétique. Une réussite tournée en 4K mais qui nous parvient seulement en SDR sans trop de dommages.

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

La vraie touche d'irrévérence de la série tient peut‑être dans la musique électro de Thylacine, alias William Rezé. Mêlé aux morceaux de Jean‑Michel Jarre et Tangerine Dream pour le générique, Zero Gravity ou encore à la mélodie sifflée du film Coup de tête, son univers punchy et décalé insuffle une pulsation essentielle à la série, lui offrant une modernité pas forcément revendiquée à l'image. Le reste (dialogues, ampleur, bruits extérieurs…) est parfaitement rendu malgré une sage stéréo.

Top son : aucun
Note son : 4/6



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