Massacre à la tronçonneuse

The Texas Chainsaw Massacre
Année : 2022
Réalisateur : David Blue Garcia
Interprètes : Mark Burnham, Elsie Fisher, Moe Dunford, Jacob Latimore, Sarah Yarkin, Nell Hudson
Éditeur : Netflix
VOD : 83'
Genre : horreur, couleurs
Interdiction : - de 18 ans
Sortie : 18/02/22
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (HEVC)
HDR Dolby Vision
HDR10
16/9
Bande-son
Français Dolby Digital Plus 5.1
Anglais Dolby Digital Plus 5.1
Anglais Audiodescription
Allemand Dolby Digital Plus 5.1
Espagnol Dolby Digital Plus 5.1
Portugais Dolby Digital Plus 5.1
Sous-titres
Français, anglais, espagnol, allemand, arabe

Cette suite directe du film culte de Tobe Hooper se contente du minimum syndical scénaristique pour se concentrer sur le massacre d’une bande de néoruraux hyper‑connectés. Et substitue à la peur viscérale du premier film une tendance gore ludique certes peu ragoûtante, mais qui ne fait quasiment jamais frissonner.

 

Tesla Vs pick up
Tout commence par l’arrivée de jeunes bobos en Tesla climatisée rutilante dans la cambrousse texane peuplée de Rednecks, colt vissé à la ceinture et roulant à bord de pick up forcément hyper‑polluants. Le petit groupe, bourré de convictions, se dirige tout droit vers le bled de Harlow pour lancer une nouvelle entreprise, mais il ne sait pas encore qu'un dangereux tueur en série à la tronçonneuse hante la région depuis des décennies. Son nom : Leatherface.


Trouillomètre en panne

Dès le départ, on est frappés par l’absence totale d’ambiance anxiogène. Rien, ni dans les décors, ni dans la lumière (au passage magnifique), ni dans la mise en scène, ne permet au film de restituer ne serait‑ce qu’une parcelle de la moiteur étouffante du film de 1974. Même si les clins d’œil au film de Tobe Hooper sont légion (le bus, certains plans iconiques, mais aussi et surtout la présence de Sally, la seule survivante du premier film campée non pas par Marilyn Burns, malheureusement décédée depuis, mais par Olwen Fouere), l’aiguille du trouillomètre reste désespérément plate.

 

Sans inventivité ni audace, le montage est pour beaucoup dans l’absence de tension dramatique, le réalisateur préférant répéter une formule vaguement remise au goût du jour, s'enlisant au passage dans une caricature lourdingue et saupoudrant le tout de quelques raccourcis narratifs gênants qui vident les personnages de leur éventuelle substance, à l’image de cette rescapée d’une fusillade dans son école qui s’amourache d’un Texan pro‑NRA, musclé et bas du front.

 

Le cinéma y perd

Il n’y a donc plus qu’à attendre que série B se passe, avec un bref vague regain d'intérêt quand Leathaertface entre dans un bus bondé d'Instagrameurs qui vont longuement se faire tronçonner menu. Le final, navrant et déjà vue mille fois, laisse déjà entrevoir une suite qu'on envisage avec autant d’impatience que notre prochaine déclaration d’impôts.

 

En 1974, Tobe Hooper livrait un film d'art et essai effrayant d’une violence inouïe sans verser quasiment aucune goutte de sang. Dans la version de 2022, il y aurait de quoi remplir deux piscines olympiques d'hémoglobine, et pourtant, la terreur et la violence du propos sont dissous. Entre les deux, le cinéma a perdu de sa substance et le film de son propos.

Cédric Melon - Publié le 21/02/22
Liste des bonus
- Bande-annonce


Commentaire

On arrête ici la souffrance, pas plus mal.

Note bonus : 0/6
Image

La lumière de ce Massacre à la tronçonneuse est la principale réussite du film, jouant avec les tonalités chaudes et les habiles contrastes, avec mention spéciale pour les noirs super corsés et le vernis apportés par le HDR Dolby Vision. Tout est léché, cadré, nickel chrome, à des kilomètres du rendu réaliste et poisseux du premier film tourné en 16 mm. Une nouvelle approche assumée et somme toute cinématographique, très loin du rendu vidéo formaté de la plupart des productions Netflix du moment. Utilisée à bon escient, cette belle lumière et ces partis pris auraient pu faire contraste avec l’horreur pure, si seulement elle avait été capturée. Dommage.

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

Sans relief ni effet particulier, cette bande‑son aux sonorités métalliques est beaucoup trop sage pour créer le moindre malaise. Même le son de la tronçonneuse a du mal à se démarquer d’un ensemble qui reste désespérément plat comparé au reste de l’environnement sonore. Encore une fois, on est à des milliers de kilomètres de l'expérience sonore surréaliste et mémorable du film de 1974, qui mélangeait sans vergogne cris humains, d’animaux et de bruits de tronçonneuse. 

Top son : aucun
Note son : 4/6



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