10 000

10 000 B.C.
Année : 2008
Réalisateur : Roland Emmerich
Interprètes : Steven Strait, Camilla Belle, Cliff Curtis, Nathanael Baring
Éditeur : Warner
DVD : DVD-9, 114’, zone 2
Genre : aventures préhistoriques, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 16/09/09
Prix ind. : 19,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.40
SD 576i (Mpeg2)
16/9 compatible 4/3
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français, anglais, néerlandais
Amazon
1,21 €
Un cap à passer : les dix premières minutes du film et son ouverture nunuche au possible, à mi-chemin entre une pub Quesac cheap et une reconstitution préhistorique grotesque digne des dimanches après-midi de France 5, avec chasseurs de mammouths au grand cœur, légende ancestrale, sorcière prophétique peinturlurée, voix off d'outre-tombe, enfants Homo Sapiens mignons tout plein et dialogues plus quiches qu'une tarte Herta.


Après des débuts difficiles donc, et un certain temps d'adaptation (c'est bien connu, 10 000 ans avant J.C, on parlait anglais), on entre peu à peu dans la vie du jeune guerrier D'Leh, qui voit un jour Evolet, sa belle promise aux yeux bleus, enlevée par des êtres maléfiques venus des confins de la civilisation. Accompagné de Baku et Ka'Ren, deux membres de sa tribu, il se lance à leur poursuite. Le début d'un voyage initiatique qui le mènera par-delà les montagnes, dans des contrées inhospitalières peuplées de dangereuses créatures. Le jeune homme devra faire preuve de bravoure et s'allier à des peuplades encore inconnues pour sauver celle qu'il aime et l'avenir de tous les siens.


Ce sont bien sûr les effets spéciaux qui remportent la mise. Mammouths gigantesques de toute beauté, tigres aux dents de sabre ressuscités, légions d'esclaves achevant des pyramides colossales, paysages glacés envoûtants, forêts tropicales luxuriantes, dunes à perte de vue, le travail des équipes techniques laisse sans voix. C'est grandiose et sans aucun défaut (ou presque). La bande-son et ses effets tantôt sourds (les mammouths laineux au galop), tantôt stridents (les lames des guerriers qui s'entrechoquent), participe au voyage dans le temps.


Alors même si l'histoire n'est qu'un prétexte, on se laisse happer par cette aventure comme aucune autre. Une « création » pour toute la famille à exploiter sur grand écran, subwoofer à fond et volets fermés. La machine à remonter le temps est en marche. D'Leh sera votre guide.
Jean-François Lefèvre - Publié le 28/07/08
10 000 (2008)
10 000 (2008)
10 000 (2008)
10 000 (2008)
10 000 (2008)
Liste des bonus
- Sujet revenant sur la genèse du projet et le rôle de tous les intervenants (13')
- Retour sur l'inspiration, l'esprit et les civilisations du film (12')
- Fin alternative (3')
- Scènes supplémentaires (11')


Commentaire
Dans la forme, les deux sujets sont très promo, mais dans le fond, ils apportent la preuve que 10 000 est incontestablement une production hors normes. Les coulisses du tournage le prouvent à chaque instant. Effets spéciaux, travail préparatoire long de plus d'un an, jeu des comédiens face à des animaux représentés par des petites croix en bois ou des hommes habillés en bleu de pied en cape… c'est à peine croyable. Que de moyens techniques et humains mis en œuvre (pour ça, serait-on tenté de dire). La fin alternative n'apporte pas grand-chose, mais a au moins le mérite de montrer le narrateur invisible du film, Omar Sharif. Scènes supplémentaires pas vraiment passionnantes non plus.
Note bonus : 3/6
Image
Les détracteurs du film ne pourront nier l'évidence : c'est magnifique, notamment sur les scènes de jour. Les paysages sont impressionnants de définition, les corps sublimés, les visages intenses, les décors sobres mais efficaces, les effets spéciaux bien intégrés et gérés, les animaux criants de vérité. Les mauvaises langues auront aussi raison sur les scènes de nuit et d'intérieur : la définition faiblit et la photographie se montre parfois artificielle. Les contrastes ne sont pas en cause. Plutôt la lumière volontairement froide et la palette de couleurs restreinte pour amplifier l'ambiance « origine du monde ». À signaler aussi, quelques artéfacts de compression et un héros tout en pixels à la fin du film, mais rien de méchant.
Top image : 10'45 (première apparition des mammouths en gros plan), 27'10 (étendues glacées bleutées de toute beauté), 29'14 (bienvenue dans la jungle), 45'03 (face-à-face avec le tigre aux dents de sabre), 60'50 (découverte de la cité interdite)
Note image : 5/6
Son
VO ou VF, peu de différence. L'intégration des doublages français est même plutôt réussie par rapport aux dialogues anglais. Dans l'ensemble, le film joue davantage sur l'ambiance générale (très détaillée) et la musique (omniprésente sur toutes les enceintes), que sur des effets ultra-spectaculaires et localisés. Ces derniers sont néanmoins de la fête et soutiennent parfaitement l'action avec des surrounds toujours sur le coup. De même pour le canal LFE, plutôt discret mais actif lors des scènes-clés (la charge des mammouths). Bref, une spatialisation de belle ampleur pour une immersion totale du spectateur.
Top son : 34'47 (des volatiles pas sympas et très bruyants), 79'35 (les mammouths se révoltent et chargent en masse)
Note son : 6/6


PLANNING
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