Burn After Reading

Année : 2008
Réalisateurs : Joel Coen, Ethan Coen
Interprètes : George Clooney, Brad Pitt, Frances McDormand
Éditeur : StudioCanal
DVD : DVD-9, 92', zone 2
Genre : comédie dramatique, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 10/06/09
Prix ind. : 19,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.85
SD 576i (Mpeg2)
16/9 compatible 4/3
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Français Dolby Digital 2.0
Anglais Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français imposé sur la VO
Amazon
2,65 €
Experts dans l’art du contre-pied, petits surdoués hantés par le syndrome de la paresse, les frères Coen ne pouvaient que bifurquer violemment de la route sublime sur laquelle, avec No Country for Old Men, ils s’étaient engagés.

Résultat : Burn After Reading. Un retour mineur aux sources de la screwball comedy, un exercice de style qui en manque cruellement (cherchez en vain les cadrages au cordeau de Sang pour sang, la composition des plans façon No Country, la rythmique de Fargo…), le tout dopé par un casting poids lourd venu cabotiner dans une cour de récré où se déroule un jeu absurde sur fond d’espionnage, de fitness et de secrets d’État.

Fraîchement licencié pour cause d’alcoolisme, Osbourne Cox (John Malkovich), un agent de la CIA, ne décolère pas et décide d’écrire ses mémoires. Sa femme, une pète-sec patentée (Tilda Swinton), couche avec un Don Juan d’opérette et paranoïaque -George Clooney, version beau gosse de Jack Lemon, la passion des godes en plus-. Un jour, elle oublie dans son club de fitness le CD contenant les mémoires de son mari, aussitôt récupéré par Linda, quarantenaire tristounette (Frances MCDormand) et son acolyte chewing-gumesque (Brad Pitt), sorte de George Michael décérébré qui sourcille lorsqu’une pensée pénètre son cerveau. Ensemble, ils décident de faire chanter Osbourne afin de réunir la somme nécessaire aux multiples opérations chirurgicales dont rêve Linda. Soit les pièces d’un puzzle qui finira comme il a commencé, en vrac, sous l’œil circonspect du chef de la CIA.

Métaphore du film et plan d’ouverture : vu d’en haut, ce qui se passe en bas a toujours l’air suspect. Pour eux (comprenez Washington, les services secrets américains, le Gouvernement…), pas de bêtise possible ni d'erreur, juste un dessein secret. « C’est un peu notre Sept jours en mai à nous », déclarait Joel Coen dans le dossier de presse du film. Laissons John Frankenheimer reposer en paix.

L’idiotie dont les frères Coen font leur miel et qui rend furax John Malkovich durant 95 (longues) minutes, clôt une trilogie de la bêtise ouverte en 2000 avec O Brother Where Art Thou ? et vertébrée autour de George Nespresso Clooney. Le théâtre de boulevard featuring le film d’espionnage, pourquoi pas ? On se souvient des formidables Drôles d’espions de John Landis ou autre Coup du siècle de Friedkin. Mais Burn After Reading, pour divertissant qu’il soit, arrive trop tard et ne fait que remâcher une matière usée, convenue, sans jamais y apporter un éclairage nouveau.

On pourrait certes louer à nouveau la parfaite mécanique du récit, ce qui à l’heure des séries télé US peine à faire événement ; on pourrait savourer pour elle-même telle ou telle performance (voir les trois sketches hilarants entre le chef de la CIA et son subalterne censé éclairer la situation abracadabrante qui dégénère devant eux), mais une succession de vignettes, aussi drôles soient-elles, ne fabrique pas un film. On pourrait aussi dire que l’imbécillité-crasse des personnages et l’absurdité d’un récit qui tourne volontairement à vide constituent précisément le sujet du film, et disent un « certain » état de l’Amérique pré-Obama (donc déjà daté), arrogante, stupide, paranoïaque et incompétente. On pourrait, mais c’est au-delà de nos forces.
Jean-Baptiste Thoret - Publié le 17/06/09

Cinécult' Les frères Coen : Oh ! Brothers…

Dans la galaxie dorée mais impitoyable des studios hollywoodiens, les frères Coen font figure d’exception. Avec Tim Burton, David Lynch, John Carpenter, les Wachowski ou encore Sam Raimi (Joël Coen débuta comme second assistant réalisateur sur Evil Dead), ils sont parvenus à imposer leur style au sein d’une industrie pourtant peu encline aux fortes personnalités.

Lire la suite
Liste des bonus
- Interviews des deux réalisateurs sur l'idée de départ du film (5')
- Making of (12')
- Sujet sur la relation entre les deux réalisateurs et George Clooney (3')


Commentaire
Agréable mais trop vite consommé.
Note bonus : 2/6
Image
L'image est assez éloignée des canons hollywoodiens habituels. Quel grain ! Un vrai fog anglais… On n'a plus l'habitude… La photo est en effet très particulière avec des lumières économes et des couleurs qui ne claquent pas comme d'habitude. Ce côté typé n'empêche pas le rendu d'être bien défini et d'offrir des contrastes plutôt avenants. Un ensemble singulier et séduisant.
Top image : aucun
Note image : 4/6
Son
Côté son, c'est de la grenaille pour les pigeons. Une minuscule envergure, de trop rares moments de plénitude musicale, peu d'effets ciblés, des basses sèches, bref, le mixage 5.1 est loin d'être le point fort du film. Reste que les dialogues sont limpides et la stéréo frontale agréable, surtout en VO.
Top son : aucun
Note son : 4/6


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