The Shield saison 7

Année : 2009
Créateur : Shawn Ryan
Interprètes : Michael Chiklis, CCH Pounder, Jay Karnes Walton Goggins, Benito Martinez, Catherine Dent
Éditeur : SPHE
DVD : 5 DVD-9, 14 x 44’, zone 2
Genre : série policière, couleurs
Interdiction : - de 12 ans
Sortie : 10/06/09
Prix ind. : 39,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78
SD 576i (Mpeg2)
16/9 compatible 4/3
Bande-son
Français Dolby Digital 2.0
Anglais Dolby Digital 2.0
Sous-titres
Français, anglais pour malentendant, arabe, espagnol, hindi
Amazon
27 €
Dès sa création, The Shield renouvelle le genre de la série policière, déstabilise les fans d'intrigues carrées rondement menées et, plus important que tout, offre un nouvel espace de production et de réalisation totalement libre aux auteurs de séries TV US. Cette septième et dernière saison marque la fin d’une série culte, mieux, un modèle du genre.

Ce final offert par Shawn Ryan, le créateur et scénariste de la série, au terme d’une dernière saison haletante, est si exceptionnel de cohérence et de logique narrative qu’il en devient presque effrayant. En février 2002, au cours du premier épisode de la série, Terry Crowley, un flic infiltré, était assassiné par Vic Mackey, un autre flic. Depuis, saison après saison, ce meurtre hante son auteur. Seule issue : fuir ses responsabilités et sa culpabilité en livrant une guerre sans merci à tous ceux qui tenteront de faire éclater la vérité.

Il aura donc fallu attendre sept saisons et ce final machiavélique pour, comme dans les meilleures tragédies grecques, le destin rattrape son héros. Acculé, Mackey n’a plus nulle part où aller et s'apprête à payer l’addition. Un incroyable dénouement aussi implacable qu’exigeant d'une puissance dramatique rare. On se laisse submerger par l’intensité du jeu des comédiens, tous excellents. On admire une dernière fois la richesse et la qualité d’un scénario tragique quasi irréprochable.

En fait, depuis le premier épisode, Shawn Ryan nous embarque dans un voyage cathodique hyper-réaliste. Arrestations brutales, situations inextricables, flics corrompus, hommes politiques pourris, sexe, drogue, violence et même torture, le fond et le ton sont sans concessions. Dans la forme (décors urbains, caméra à l’épaule, peu ou pas de musique, visages usés filmés au plus près), le style favorise l’interaction avec le spectateur et son immersion complète dans le monde de The Shield.

Souffrance, désarroi, peur… au milieu de cette faune désespérée et désespérante, un prédateur surnageait, Vic Mackey. Un anti-héros fascinant qu’on a adoré détester. Désormais, son destin est connu. Il n’y aura pas de saison 8 et, déjà, The Shield nous manque.
Cédric Melon - Publié le 15/07/09
Liste des bonus
- 51 scènes supplémentaires commentées en option par Shawn Ryan (47')
- Commentaires audio des acteurs et de l’équipe sur treize épisodes
- Documentaire Dernier appel : l’épisode de fin (26')
- Documentaire La dernière saison (30')
- Version US de l'épisode final (70')
- Sujet sur le scandale qui a inspiré la série (30')
- Coulisses (8')


Commentaire
Si les commentaires audio livrent quelques anecdotes et reviennent sur les trajectoires des personnages, le documentaire intitulé Dernier rappel constitue un des modules les plus passionnants et émouvants de cette interactivité foisonnante. Il permet d’assister aux coulisses du tournage des derniers épisodes de la série avec ses aléas (la grève des scénaristes interdit à Shawn Ryan, le créateur, d’être physiquement sur le plateau) et ses moments d'émotion pure (lors de leur dernière scène, Chiklis et Goggins, en larmes, tombent dans les bras l’un de l’autre). Les deux autres documentaires, l’un sur les scénaristes, l’autre sur la réalité qui a inspiré The Shield, raviront les fans qui veulent tout savoir de la conception et de la réalisation de cette série culte. Anthologique !
Note bonus : 6/6
Image
Une fois n’est pas coutume, l’image de cette saison 7 offre des contrastes correctement saturés et une bonne profondeur de champ. Le bruit vidéo est constant, surtout lors des nombreuses séquences nocturnes. L’image manque donc dans son ensemble de précision, mais son aspect rugueux sert aussi l’amphotère réaliste voulue par son auteur et le style documentaire, véritable marque de fabrique de la série.
Top image : aucun
Note image : 4/6
Son
Immersive, dynamique et percutante, la piste anglaise 2.0 offre une belle ouverture centrale, une bonne répartition et une gestion exemplaire des basses. Cette version originale est bien plus efficace que son homologue VF, qui a trop tendance à privilégier les dialogues au détriment des bruits ambiants, ceux-là mêmes qui font toute l’atmosphère sonore urbaine du programme.
Top son : aucun
Note son : 4/6


70€ 99€
il y a 2 jours
PLANNING
03/02/21 Mon cousin
03/02/21 Madame Claude
Nouvelle Newsletter
inscrivez-vous
OK
Merci !

Les informations recueillies sont destinées à AVCesar.com pour vous assurer l'envoi de votre newsletter.

Vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification de vos données personnelles, ainsi que celui d'en demander l'effacement dans les limites prévues par la loi.

Vous pouvez également à tout moment revoir vos options en matière de ciblage. En savoir plus sur notre politique de confidentialité.

INTERVIEWS
Lucky McKee - The Woman
https://www.avcesar.com/source/interview/128/photo_0541080530.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/138/photo_0315185626.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/139/photo_0259145504.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/157/photo_0253124723.jpg
lucky-mckee
pascal-laugier-et-louis-thevenon
liam-neeson
stefano-sollima
DOSSIERS
»
2013, la barre (de son) tabasse
»
Ultra HD : le TV de demain s'invite dans nos foyers
»
Best of Blu-Ray 2011