The Wrestler

Année : 2009
Réalisateur : Darren Aronofsky
Interprètes : Mickey Rourke, Marisa Tomei, Evan Rachel Wood, Mark Margolis
Éditeur : Warner
DVD : DVD-9, 105', zone 2
Genre : drame, couleurs
Interdiction : tous publics (ce film présente des scènes susceptibles de heurter la sensibilité du jeune public)
Sortie : 23/09/09
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
SD 576i (Mpeg2)
16/9 compatible 4/3
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Français Dolby Digital 2.0
Anglais Dolby Digital 5.1
Anglais Dolby Digital 2.0
Sous-titres
Français
Amazon
2,49 €
Star des années 1980, Mickey Rourke revient d’entre les morts. Après une carrière de boxe éclair et un purgatoire de quinze ans, l’acteur de L’année du dragon et de 9 semaines et demi ressuscite en catcheur vieillissant sur le ring de The Wrestler. Un film puissant et mélancolique signé par le réalisateur de Requiem for a Dream.

Pour une fois, l’affiche dit vrai : les bras en croix, la tête baissée, le visage dissimulé sous une abondante chevelure blonde et une auréole de spots éblouissants, Mickey Rourke le christique réapparaît sur le ring et dans le cadre de The Wrestler comme un revenant. On le croyait mort, carbonisé, défiguré à jamais, le voilà qui resurgit tel un astre radieux dans le quatrième film de Darren Aronofsky.

The Wrestler cale son pas sur la vie minable de « Randy the Ram », un catcheur épuisé qui, après avoir connu son heure de gloire dans les années 1980, vivote de combats dans des petites salles du New Jersey. Jusqu’à ce qu’un malaise cardiaque sonne l’obligation de la retraite. Soit l’occasion de reconstruire une vie en lambeaux, entre une fille perdue de vue avec laquelle il va tenter de renouer et une strip-teaseuse de bar désabusée.

Très influencé par le style réaliste des années 1970 (on pense à Fat City de John Huston ou à ces Deux filles au tapis d’Aldrich), The Wrestler est une fiction qui relève deux fois du documentaire.

Tout d’abord, parce qu’il décrit à merveille la réalité du catch, ce « grand spectacle de la Douleur, de la Défaite et de la Justice », écrivait Roland Barthes, l’envers tendre et parfois sordide de sa spectaculaire brutalité, et de la vie de ses ex-stars abîmées qui ressemblent tant à des vétérans de guerre.

Ensuite, parce qu’il confond à dessein la trajectoire de son personnage principal et celle de son acteur, Mickey Rourke, 57 ans, dieu vivant de la planète Hollywood devenu looser infréquentable et infréquenté. Bruce Springsteen, son ami de longue date, a écrit la chanson-titre du film, déclaration d’amour et précipité du film : « Avez-vous déjà vu marcher dans la rue un chien avec une seule patte ? Si vous l’avez vu, vous m’avez vu ».
Jean-Baptiste Thoret - Publié le 28/08/09
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Cinécult' Mickey Rourke : parcours d'un combattant

Pour la jeune génération, Mickey Rourke, c'est le catcheur oxygéné de The Wrestler, corps meurtri taillé dans un bloc de granit, visage balafré et buriné. Mais pour les exégètes d'Alan Parker, Cimino ou Coppola, son nom sonne comme la promesse d'un cinéma fougueux et enragé…

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Liste des bonus
- Making of (42')
- Table ronde (25')
- Bandes-annonces


Commentaire
Enfin un making of digne de ce nom, avec ses interviews entrecoupées de longues séances de tournage live. Zéro promo, mais toute l'histoire du film, des décors aux problèmes de financement en passant par le story-board, la musique, le maquillage, le travail des comédiens, etc. Vraiment bien, humble et didactique. On apprécie. Quant à la table ronde réunissant des monstres sacrés du catch US commentant le film qu'ils viennent juste de découvrir, c'est une excellente idée. Un instant drôle, émouvant aussi. Parfait.
Note bonus : 5/6
Image
Un aspect documentaire appuyé par une image tournée caméra à l'épaule, en constant mouvement, brute, froide, sans fard ni paillettes. Darren Aronofsky filme son sujet, Mickey Rourke le cabossé, sous tous les angles, toutes les coutures, toutes les blessures. L'effet est garanti malgré le budget limité du film, mais génère aussi son lot de fourmillement (insistant sur toutes les scènes sombres), des contrastes vacillants et un petit manque de définition. Ce film aurait-il été le même avec une photographie clinquante et exempte de défauts ? Non, évidemment.
Top image : aucun
Note image : 4/6
Son
Là aussi, c'est minimal. Hormis quelques scènes de combats sur le ring, peu de matière à dispatcher sur les enceintes. On notera toutefois le niveau vraiment bas de la VO sur notre exemplaire de test comparé à celui de la VF. N'hésitez donc pas à monter le volume du son.
Top son : aucun
Note son : 4/6


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