par Jacques Guiot
le 14 novembre 2017

Sony KD-55XE9005

A
note
7.3
10
label
prix
1 €
les plus
  • Colorimétrie parfaite en sortie de carton
  • Traitement vidéo et Upscaling révolutionnaires
  • Full LED Local Dimming à un tarif accessible
  • Excellent contraste mesuré et excellent contraste perçu
  • Compensation de mouvement de référence
  • Expérience Ultra HD de qualité
  • Interface Android TV 7.0 Nougat
les moins
  • Nombre de zones trop faible
  • Pas de compatibilité HDR Dolby Vision
  • Pic lumineux un peu juste
  • Homogénéité perfectible
présentation

Suite de nos tests TV issus de la gamme 2017 Sony avec un modèle très intéressant, le Sony KD‑55XE9005. Sur le papier, ce spécimen se démarque par son rétroéclairage Full LED Local Dimming et un prix tout à fait accessible (1 990 € en 55" et 2 990 € en 65"). Malgré son positionnement milieu de gamme, il intègre lui aussi deux éléments clés des téléviseurs de la marque, le traitement X‑Reality Pro 4K et le processeur X1 4K HDR dans sa version « classique » (et non « Extreme » comme sur les Sony KD‑65XE9305Sony KD‑65ZD9 et Sony KD‑65A1 déjà testés dans nos colonnes ; cliquez sur les références pour découvrir les tests complets de ces écrans réalisés par la rédaction d’AVCesar.com).

Même si nous nous attendons à des algorithmes de moindre puissance, la qualité devrait tout de même être au rendez‑vous. Sinon, excepté l’absence de compatibilité HDR Dolby Vision (seul le HDR10 est au programme), ce TV s’avère richement doté avec un nombre important de fonctionnalités et une interface Android TV Nougat 7.0. Reste à voir s’il tient ses promesses à l'usage… La réponse dans ce banc d'essai.

 

 

TV Full LED à Local Dimming, abordable, mais trop peu de zones...

On peut être étonné de constater que la série Sony XE93 (un spécimen LED Edge) soit positionnée, dans la gamme et en termes tarifaires, au‑dessus des modèles Sony XE90 (Full LED). Cela dit, en y regardant de plus prêt, nous comprenons rapidement le pourquoi du comment de cette situation. En effet, comme mentionné lors de son test, le XE93 embarque un nouveau système de rétroéclairage LED Edge avec 64 véritables zones Local Dimming indépendantes. Or, nous constatons que malheureusement, même si le Sony XE90 se voit doté d'un système de rétroéclairage Full LED, il ne dispose que d’une trentaine de zones (du moins c'est ce qu'il apparaît lors de nos mesures, car Sony ne communique pas dessus). En toute logique, le contraste perçu est donc moins impressionnant et du Blooming est plus visible, surtout en visionnant des contenus HDR en salle obscure.


Toutefois, on retrouve les qualités communes à tous les TV Sony, à savoir une parfaite maîtrise de la technologie de Peaking (pic lumineux) avec la fonction X‑Tended Dynamic Range Pro 4K (cf. photo ci‑dessous, le haut de l'image bénéficiant du procédé), mais aussi l'adaptation du système rétroéclairage selon la luminosité des scènes. Le tout associé à l'excellente fonction ACE (Advanced Contrast Enhancer) qui permet d'améliorer le contraste intra‑image de façon dynamique avec de très bons résultats. Nous revenons bien sûr plus loin dans ce test sur les mesures de contraste et sur notre appréciation du contraste perçu.

 

 

On peut également constater que la qualité de fabrication est très loin de celle proposée par le TV Sony KD‑65XE9305. Ici, rien d'exceptionnelle au niveau de la finition ou du design, c'est classique et sobre. C’est déjà pas mal. Le coffre, entièrement en PVC noir et gris anthracite mat, est assez profond (6 cm d'épaisseur) et un cadre noir d’un centimètre est présent tout autour de l'image. Le système pour cacher les câbles est également rudimentaire, voire inexistant (de simples caches au niveau des pieds) et l'assemblage de l’ensemble moins soigné tout en restant très correct. Il faut le dire, aucun défaut particulier n'est à souligner, le tout est solidement fixé et l'armature principale solide. Et le pied de type plateau incliné en aluminium brossé (cf. photo ci‑dessous) apporte une petite touche vraiment « classe » à l'ensemble.

 


Quelques mots sur le traitement anti‑reflet, commun là aussi, au reste de la gamme, donc en progrès avec une dalle semi‑mate. Les reflets s'avèrent contenus, y compris en plein jour. Toutefois, on trouve des traitements plus perfectionnés sur le marché, surtout pour contrer les dalles de verres bien plus sujettes aux reflets. Inutile en revanche de s'attarder sur le contenu du carton, les accessoires se limitent à un manuel, des cales pour faciliter l'accroche murale et une télécommande nouvelle génération très ergonomique avec micro intégré pour réaliser des recherches vocales. On ne trouve évidemment plus de lunettes 3D puisque ce téléviseur n'est pas compatible avec l'affichage en relief…

 

 

Téléviseur très complet !

Vous l’aurez compris, le Sony KD‑55XE9005 est donc ‑technologiquement et esthétiquement parlant‑ en retrait comparé au Sony KD‑65XE93 récemment testé. Si nous avons déjà abordé la forme, sur le fond, l’utilisation du processeur X1 4K HDR en lieu et place du X1 Extrême induit un Upscaling légèrement moins performant et l’absence de compatibilité HDR Dolby Vision (cette technologie demande des ressources importantes en termes de calcul, au‑delà du « simple » X1 4K HDR). Mais, en dehors de ces deux points précis, cet écran reste très performant.

 

On retrouve évidemment une dalle Ultra HD 10 bits native 100 Hz avec des diodes réparties sur toute sa surface, à l’arrière, ce qui permet de profiter d'une meilleure homogénéité que sur la plupart des TV d’obédience LED Edge, malgré la présence d’un nombre de diodes limité, une trentaine comme déjà mentionné pour autant de zones Local Dimming indépendantes. Malgré tout, dans son ensemble, ce système de rétroéclairage s’avère plutôt efficace, grâce à la combinaison de diverses technologies sur lesquelles nous allons revenir plus avant dans ce test. Il est même plus efficace que certains TV dotés de 120 zones, mais avec un rétroéclairage moins bien maîtrisé (cf. le Sony KD‑75XD9405, cliquez pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d'AVCesar.com). Logiquement, les performances HDR sont également plus limitées que sur les modèles plus huppés de cette gamme 2017. Nous relevons un pic lumineux aux alentours de 900 nits, soit assez loin des 1 350 nits mesurés sur le KD‑65XE9305 et encore plus éloigné des 2 000 nits du KD‑65ZD9. Cependant, le plus important c'est la qualité de ce rendu HDR. Car l’algorithme de Tone Mapping (conversion du signal HDR aux capacités de luminosité du TV) joue un rôle primordial dans la qualité de l’image affichée. Lors de nos nombreux tests et évaluation de téléviseurs, nous avons pu constater des rendus HDR très lumineux, mais de piètre qualité alors que certains rendus HDR pouvaient être très agréables, malgré une luminosité plus faible comme sur le Panasonic DX750. On retrouve également la fonction de conversion SDR/HDR X‑tended Dynamic Range Pro, certes un peu moins performante que celle du KD‑65XE9305, mais toujours aussi intéressante.

 

 

En effet, s'il y a une différence de performance bien visible et mesurable entre le processeur X1 4K HDR et le X1 Extreme 4K HDR bénéficiant d’un surcroît de puissance de 40%, le premier reste évidemment très véloce et parmi les spécimens les plus efficaces du marché, surtout associé au traitement X‑Reality Pro 4K ! Pour s’en convaincre, il suffit de citer quelques‑uns des nombreux algorithmes présents : 

• Le Data Base Processing qui compare l'image du signal entrant à diverses images UHD de référence stockées dans la mémoire du processeur pour améliorer la mise à l'échelle Ultra HD. Ici nous trouvons une seule base et non deux comme sur la version X1 Extreme.

• Le Super Bit Mapping 4K HDR (traitement sur 14 bits des couleurs) qui va réduire considérablement l'effet de postérisation en améliorant les dégradés (cf. photo ci‑dessus).

• La technologie Object‑Based HDR Remaster qui permet d'ajuster la gamme dynamique de la source selon les capacités de l'écran en fonction de son pic lumineux et de sa gestion de la courbe de transfert EOTF (affichage dynamique de la luminance selon les zones de l'image ; on peut aussi considérer cette courbe EOTF comme un réglage de gamma dynamique au sein d'une même image permettant d'afficher des zones lumineuses très différentes simultanément).

 

Réglages à la pelle

Le Sony KD‑55XE9005 propose également toute une batterie de réglages pour améliorer l'image. On peut citer un filtre pour améliorer les dégradés, un filtre Résolution pour renforcer les détails et le piqué de l'image, ou encore trois réducteurs de bruit (Mosquito NR, Digital NR et Mpeg NR) pour réduire le bruit numérique et/ou les artefacts de compression Mpeg. L’utilisateur peut choisir son gamut (Rec.709, DCI‑P3 ou Rec.2020), mais on constate toujours l'absence de CMS pour corriger l'espace colorimétrique (vous le lirez plus bas, le gamut est tellement juste en sortie de carton que ce n'est pas vraiment nécessaire). En revanche, on trouve bien une Balance des Blancs sur 2P et 10P et tous les réglages habituels (Couleurs, Niveau de noir, Luminosité, Teinte). La technologie TriLuminos est évidemment toujours présente pour « remastériser les couleurs » dans un espace couleur Wide Gamut sans saturer bêtement ces dernières en étirant les coordonnées et, surtout, sans dénaturer les teintes de peau. Cela permet de profiter d'une colorimétrie bien plus riche, tout en restant naturelle, même avec des contenus standards en Rec.709, mais aussi d'exploiter le gamut étendu des Blu‑Ray Remastered in 4K proposés par Sony Pictures.

 


Enfin, l'incontournable compensation de mouvement MotionFlow propose ici un indice de fluidité XR1000 (en fait, un affichage 100 Hz associé à une insertion de plusieurs images interpolées pour fluidifier l'image en mouvement) doté de plusieurs réglages, du rendu le plus précis au plus fluide. De plus, comme nous l'avons déjà précisé dans les autres tests, depuis 2015 un nouveau mode Expert (cf. photo ci‑dessus) fait son apparition pour affiner les réglages à son goût avec une simulation d'affichage BFI (Black Frame Insertion) sur quatre niveaux. Cela a pour conséquence d'améliorer la précision des images en mouvement, mais l'insertion d'images noires réduit forcément la luminosité de façon plus ou moins importante. À nos yeux, il s'agit de l'une des compensations de mouvement les plus fluides et naturelles du marché. En revanche, l'image perd un peu en précision dans les mouvements comparé au spécimen XE93, d'autant plus au TV Oled Sony A1, mais cela reste supérieur dans ce domaine aux TV Sony dépourvus du processeur X1.

 

OS Android TV Nougat 7.0 

Important : malheureusement, la mise à jour Nougat est intervenue quelques jours après la fin de nos tests. Les analyses proposées ici sont donc basées sur l'ancien Firmware Android TV 6.1. Apparemment, l’OS Nougat apporte de nouvelles fonctionnalités, plus de possibilités, mais n'améliore pas vraiment la réactivité de l’interface et souffre encore de légers bugs qui seront probablement corrigés.


Si le fonctionnement reste strictement identique aux millésimes précédents, nous avons toute même eu la bonne surprise d'expérimenter une évolution patente concernant le processeur principal mis en œuvre ici, avec un spécimen Quad Core en lieu et place d'un Dual Core sur le Sony KD‑65ZD9. Bien sûr, la navigation s'en trouve largement fluidifiée. Évidemment, nous avons constaté la présence de quelques petits bugs lors du test, mais cela reste anecdotique. Surtout en considérant qu'il s'agit d'un modèle récent et en se rappelant que la marque Sony a prouvé par le passé qu'elle suivait parfaitement le Firmware de ses TV avec mises à jour régulières.

 

 

On trouve donc un SoC Mediatek MT5891 et un CPU Quad Core ARM Cortex‑A53 pour booster l'utilisation des applications et l'interface, notamment pour faire tourner les jeux (cf. photo ci‑dessous). Le GPU est toujours un spécimen ARM Dual Core Mali‑T860. Pour être honnêtes, nous aurions préféré des processeurs encore plus puissants pour la partie Android TV, surtout sur un modèle de ce prix. Toutefois, l’expérience commence à être très satisfaisante et surtout largement suffisante pour une utilisation purement multimédia.

 


En effet, rien à dire du côté du décodage multimédia et traitement vidéo, les résultats sont superbes ! Certaines vidéos Ultra HD HDR lues via USB offrent une qualité d'image incroyable, qui n'a rien à envier à un bon lecteur Ultra HD Blu‑Ray. Et la quasi‑totalité de nos vidéos ou musiques a été lue sans encombre, sans aucun bug.
Netflix et Youtube sont disponibles en Ultra HD/4K grâce au support HEVC et VP9. Évidemment, nous avons aussi essayé des applications multimédias comme VLC ou Kodi, ce dernier s'annonçant comme l'un des gros intérêts de cette interface. Si Kodi est évidemment intéressant avec ses nombreux Plug‑Ins et systèmes de jaquettes, force est de constater que la gestion du Bitstream DTS‑HD n'est toujours pas de la partie, mais notons que le Dolby Atmos est désormais supporté par la fonction ARC, après tout dépend du logiciel de lecture utilisé.


Citons également Archos Media Player qui nous a semblé intéressant pour ceux qui voudraient profiter d'un système de jaquettes (ou Jukebox) très simple à installer, même s'il présente quelques lacunes. Malheureusement, il n'est pas rare de devoir basculer sur l'un ou l'autre logiciel de lecture pour lire un format spécifique. Cela dit, le lecteur par défaut est très complet et suffisant pour de nombreux utilisateurs.
Au final, cette interface utilisateur, très proche de l'expérience proposée sur une tablette Android, offre des possibilités énormes et variées à travers moult applications et services, et commence à devenir vraiment intéressante. À noter également l'arrivée de l'application Molotov.tv qui permet d'accéder à de nombreuses chaînes TV via internet. Nous sommes persuadés que Sony va encore progresser sur le sujet et que le passage à Android TV Nougat permettra d'offrir toujours plus de possibilités, même si tout ne dépend pas de la marque japonaise (Google et les développeurs de chaque application restent les maîtres d'œuvre).

 


L'environnement est moderne, dynamique et très intuitif. Jugez plutôt, l'écran Android TV met en avant des propositions de programmes télé ou VOD en rapport avec vos goûts, l'accès à Netflix bien sûr, plus les dernières applications ou jeux utilisés. Mention spéciale pour les joueurs, on peut même connecter une manette de jeux Android et, Sony oblige, la manette des consoles PS3 ou PS4 est reconnue. Au passage, nous avons pu visionner quelques extraits du nouveau Gran Turismo 4K HDR, tout simplement hallucinant de réalisme avec des visuels à couper le souffle ! Bref, même sans Ultra HD Blu‑Ray, Blu‑Ray ou DVD sous la main à regarder, le Sony KD‑55XE9005 offre largement de quoi se divertir ! Enfin, on trouve bien sûr un navigateur internet, mais il est loin d'être optimal (Opéra pour ne pas le nommer).

 

Un système audio des plus basiques 

Le Sony KD‑55XE9005 dispose d'un équipement audio des plus classiques, que ce soit dans sa conception, mais aussi son rendu. Si les dialogues restent intelligibles et parfaitement précis grâce à des médiums de bonne qualité et des aigus corrects, ça manque tout de même de puissance, de musicalité, de nuances, et surtout de basses. On remarque un amplificateur Class D avec l'habituel S‑Master Digital Amplifier de 2 x 10 W, mais aucun boomer, donc très peu de grave. Également présent, le DSP DSEE (Digital Sound Enhancement Engine) et l'algorithme de spatialisation S‑Force Front Surround. Si ce package suffit amplement à profiter des émissions TV, un système Home Cinéma ou, au pire, une barre sonore est fortement recommandée pour apprécier pleinement les films.
Évidemment, de nombreux réglages sont proposés pour affiner le rendu avec divers modes audio (Musique, Foot, Film, Voix) et un EQ (égalisation) manuel. Comme déjà précisé, la fonction ARC permet dorénavant de gérer le Dolby Atmos en plus du DTS. Pour être plus clair, si vous lisez une vidéo avec une piste Dolby Atmos ou si vous connectez un lecteur Blu‑Ray via HDMI au TV, la fonction ARC renverra la piste Atmos en 7.1.4 en bitstream vers votre amplificateur Home Cinéma. Malheureusement, cela ne fonctionne pas avec le DTS‑HD Master Audio, ni le DTS:X.

 

spécifications
  • référence Sony KD-55XE9005
  • diagonale de l'image 139
  • standard Ultra[s]HD
  • résolution native 3840 x 2160 pixels
  • HDR 4 entrées HDMI (v 2.0, dont 1 arrière et 3 latérales), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Stéréo + Composite (latérale), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio stéréo, 1 sortie audio numérique (optique), 1 sortie subwoofer, 1 port CI+, 3 ports USB Host (latéral) dont 1 USB 3, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (b/g/n)
  • 100 Hz oui (1 000 Hz)
  • contraste 6600
  • 100 Hz oui (1 000 Hz)
  • réception télétexte, PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), SAT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), Câble (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+)
  • connectique 4 entrées HDMI (v 2.0, dont 1 arrière et 3 latérales), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Stéréo + Composite (latérale), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio stéréo, 1 sortie audio numérique (optique), 1 sortie subwoofer, 1 port CI+, 3 ports USB Host (latéral) dont 1 USB 3, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (b/g/n)
  • compatibilité NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24)
  • usage télécommande simple, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
  • réglage Espace couleur (couleurs primaires + couleurs secondaires), balance des blancs paramétrable (10P), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique par zone), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
  • réducteur de bruit D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
  • optimisation de la netteté dans les mouvements en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • compensation de mouvement en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • son puissance (2 x 10 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC, DTS), ARC, eARC, processeur surround (S-Force Front Surround), traitement audio (Digital Sound Enhancement Engine), égaliseur, AVL
  • consommation 115 W(0,5 W en veille)
  • dimensions l. 1228 x h. 831 x p. 196 mm
  • poids 18kg
concurrence

Inutile de chercher un concurrent Full LED Local Dimming dans cette gamme de prix, il n'y en a pas. Par contre, on trouve des spécimens tout de même intéressants et de très bonne qualité, capables de rivaliser avec le Sony KD‑55XE9005. Par exemple, le Panasonic TX‑58EX780E propose une structure de dalle LED Edge UHD novatrice autorisant un contrôle précis de l'ouverture des cristaux liquides pour un meilleur contraste et plus de dynamique, ce qui est intéressant pour la technologie HDR. Ce spécimen est doté de l'excellent processeur vidéo Studio Master HCX2, et donc de réglages complets pour le calibrage, d'une compatibilité 3D active (une rareté sur les modèles 2017), HDR10 et HLG, d'un double tuner TNT/Sat et d'une compensation de mouvement IFC 2400 hertz. Évidemment, on retrouve aussi toute la partie Smart TV My Home Screen 2.0 toujours très complète.


Citons également le LG 55SJ950V, un TV LED Edge UHD doté d'une dalle IPS, donc avec un contraste plus faible, mais affichant une très belle colorimétrie, un angle de vision plus ouvert et une compatibilité HDR10, HDR HLG et HDR Dolby Vision. Là aussi, on retrouve l'écosystème LG, sous WebOS 3.5, avec de nombreuses applications en tout genre et une ergonomie exceptionnelle.


Autre concurrent notable, le Samsung UE55MU9000. Ce n’est pas un TV QLED, mais un modèle LED Edge UHD équipé d'une dalle de type VA avec de diodes LED au phosphore pour des performances très proches des SUHD de 2016. Ce TV est donc doté d'une dalle UHD 10 bits compatible HDR10 avec un pic lumineux annoncé à 1 000 nits. Comme toute la concurrence citée ici, il profite d'une partie Smart TV très riche et d'un équipement complet avec double tuner TNT/Sat, traitement vidéo Supreme Motion PQI 2700 et fonction Dynamic Crystal Color pour afficher un gamut étendu.

concurrence
  • référence Sony KD-55XE9005
  • diagonale de l'image 139
  • standard Ultra[s]HD
  • résolution native 3840 x 2160 pixels
  • HDR 4 entrées HDMI (v 2.0, dont 1 arrière et 3 latérales), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Stéréo + Composite (latérale), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio stéréo, 1 sortie audio numérique (optique), 1 sortie subwoofer, 1 port CI+, 3 ports USB Host (latéral) dont 1 USB 3, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (b/g/n)
  • 100 Hz oui (1 000 Hz)
  • contraste 6600
  • 100 Hz oui (1 000 Hz)
  • réception télétexte, PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), SAT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), Câble (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+)
  • connectique 4 entrées HDMI (v 2.0, dont 1 arrière et 3 latérales), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Stéréo + Composite (latérale), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio stéréo, 1 sortie audio numérique (optique), 1 sortie subwoofer, 1 port CI+, 3 ports USB Host (latéral) dont 1 USB 3, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (b/g/n)
  • compatibilité NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24)
  • usage télécommande simple, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
  • réglage Espace couleur (couleurs primaires + couleurs secondaires), balance des blancs paramétrable (10P), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique par zone), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
  • réducteur de bruit D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
  • optimisation de la netteté dans les mouvements en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • compensation de mouvement en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • son puissance (2 x 10 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC, DTS), ARC, eARC, processeur surround (S-Force Front Surround), traitement audio (Digital Sound Enhancement Engine), égaliseur, AVL
  • consommation 115 W(0,5 W en veille)
  • dimensions l. 1228 x h. 831 x p. 196 mm
  • poids 18kg
verdict technique

Technologiquement parlant, le Sony KD‑55XE9005 est en fait assez proche des modèles 2016, mais avec une meilleure gestion HDR10 et, donc, un système de rétroéclairage Full LED Local Dimming. Cela dit, il faut bien avouer que son apport reste mesuré, surtout lorsque de nos jours de nombreux procédés permettent à des TV LED Edge d'offrir des contrastes perçus saisissants (cf. le nouveau procédé d'ouverture des pixels de Panasonic sur les modèles EX780, le procédé Slim Back Light de Sony, voire le système de rétroéclairage présent sur le QLED Samsung Q9).


Il est donc temps de dérouler notre banc d’essai avec de multiples mesures après avoir observé ce téléviseur durant de nombreuses semaines. Nous ne le répéterons jamais assez, au‑delà de simples mesures (la partie la plus facile dans un banc d’essai), le ressenti, les qualités et le contraste perçu sont encore plus importants et demandent de passer du temps avec les appareils.
Nous l'avions signalé lors de nos derniers tests, dorénavant nous vous proposons une mesure de la qualité intrinsèque des diodes LED. C'est‑à‑dire une mesure du spectre lumineux et CIELAB qui définit la capacité des diodes à reproduire une colorimétrie la plus proche possible de celle perçue par l'œil humain. Sur ce terrain, les dalles IPS affichent les meilleurs résultats, mais parmi les dalles VA, Sony se démarque de la concurrence avec de très bons scores (cf. le cercle rouge ci‑dessous très proche du cercle de référence noir).

 

 

Colorimétrie : on ne change pas une équipe qui gagne !

Côté colorimétrie, Sony est d'une régularité inébranlable, surtout depuis l'intégration du duo X‑Reality 4K Pro + X1 délivrant une stabilité des couleurs inédite. Tous les modèles du constructeur équipés de ces processeurs bénéficient d'une colorimétrie juste, équilibrée, naturelle et riche. Et toujours ce constat, une fois calibré en Rec.709, le gamut et la balance des blancs s'auto‑ajustent en Rec.2020. Plus fort encore, même si on change le niveau de luminosité, les couleurs conservent une parfaite linéarité et stabilité.

 

 

 

Comme à notre habitude, nous avons mesuré le TV en sortie de carton (cf. capture ci‑dessus), puis réalisé un calibrage en règle avec des outils professionnels (cf. capture ci‑dessous). Nous sommes partis du mode Cinema Pro, le plus proche de la colorimétrie utilisée par les professionnels du cinéma, mais précisons tout de même que les modes Cinema et Expert sont également très intéressants si vous avez besoin de calibrer plusieurs profils.

 


Pour rappel, la donnée Delta E représente le niveau d'erreur par rapport aux valeurs recherchées et on considère qu'avec un Delta E en dessous de 3, les erreurs colorimétriques ne sont pas perceptibles par l’œil humain. Sans surprise, le Sony KD‑55XE9005 affiche des valeurs en sortie de carton très proches des modèles plus huppés ! C'est assez rare pour être souligné, car trop peu de fabricants font l'effort de proposer une colorimétrie soignée, surtout pour un téléviseur sans certification ISF ou THX. Comme d'habitude, en à peine quelques minutes de calibrage, le XE90 tutoie la perfection. En effet, nous mesurons un Delta E d'à peine 2,5 au niveau de la Balance des Blancs, et 2,4 pour l'espace couleur Rec.709. Nous relevons également un gamma à 2.2 par défaut, soit exactement la valeur recherchée pour visionner les films en salle éclairée.

 

Plus étonnant, les écarts en matière de Delta E sont similaires en Rec.2020 (avec un gamut Rec.2020 couvert à 72% ou même avec un gamut DCI, couvert à 97%), soit de très belles performances pour un téléviseur de ce rang. En clair, ce téléviseur est très proche des standards couleur utilisés dans le domaine professionnel du cinéma et il n'est donc pas forcément nécessaire de le calibrer, que ce soit pour visionner des Blu‑Ray 1 080p ou même 4K Ultra HD ! Pour les plus exigeants, les corrections seront apportées sur le haut de l'échelle de gris. Mais, même au plus haut, les écarts restent contenus et ne dépassent pas un Delta E de 4. Comme vous le savez si vous suivez les tests de la rédaction d’AVCesar.com, Sony propose dorénavant une Balance des Blancs 10P. Il faudra bien s'assurer de corriger d'abord le niveau du contraste qui permet de faire coïncider chaque paramètre avec les bonnes valeurs de gris, sinon il vous sera impossible d'utiliser ce réglage. En baissant le contraste on peut également s'apercevoir que le gamma devient plus linéaire et que tout phénomène de Clipping disparaît (ce qui se caractérise par une teinte rosée dans les blancs). Le plus intéressant avec les TV Sony, c'est qu'une fois le calibrage terminé quel que soit le niveau de Luminosité, les couleurs ne bougent plus, ce qui autorise l'activation du capteur de luminosité sans risque de dérive.
Les plus exigeants regretteront peut‑être que la couverture colorimétrique ne soit pas plus large, mais nous le répétons souvent, entre un DCI à 96% et 100% il n'y a pas vraiment de différence visible. D'autre part, les solutions actuelles qui permettent de couvrir un gamut très large engendrent souvent des soucis de directivité et postérisation. Sony a privilégié l'emploi de diodes LED boostées au phosphore pour une meilleure stabilité et un rendu plus naturel. De ce côté‑là, ce téléviseur, comme la plupart des spécimens de la gamme Sony, nous a offert l’une des plus belles colorimétries disponibles avec les disques Ultra HD Blu‑Ray, notamment avec de très beaux rouges.

 

 

Un calibrage toujours aussi rapide et efficace

Nous retrouvons évidemment les mêmes réglages vidéo que pour les précédents TV Sony (cf. photo ci‑dessus) avec de nombreux modes Image (Cinema, Expert, Cinema Pro, Standard, Video HDR, Dynamique, etc) et les habituels réglages de Luminosité, Contraste, Local Dimming, Niveau de noir, Gamma, et Amélioration Avancée des Contrastes (AEC). Comme précisé, nous ne changeons pas nos habitudes et partons du mode Cinema Pro qui est le plus juste en sortie de carton. On constate évidemment l'absence de CMS, mais la possibilité d'opter pour un espace colorimétrique Rec.709, DCI ou encore Rec.2020 (celui proposé par les disques Ultra HD Blu‑Ray), et la balance des blancs 2P et 10P.
Cependant, et comme d'habitude chez Sony, une simple correction en 2P suffit pour obtenir un Delta E inférieur à 2 (cf. capture ci‑dessous) que ce soit au niveau de la température couleur ou du gamut. Évidemment, pour les plus pointilleux qui disposent du matériel nécessaire, on peut peaufiner le calibrage par palier de 10% afin d'obtenir un Delta E inférieur à 0,9 ! Après avoir ajusté la température de couleur, non seulement celle en Rec.2020 s'ajuste également, mais comme d'habitude l'espace couleur s'auto‑corrige aussi en Rec.709, comme en DCI et en Rec.2020. Il faut dire qu'avec un gamma aussi linéaire, cela facilite les choses. Cette simplicité de calibrage est vraiment un atout très appréciable, car peu de gens possèdent les appareils et encore moins l'expérience et la technique nécessaires.

 


Encore une fois, et pour en terminer avec ce chapitre, force est de constater que Sony maîtrise parfaitement la colorimétrie de ses TV. Cela fait partie des atouts majeurs de la marque, car bénéficier d'une telle colorimétrie en HDR cela change considérablement l'expérience Ultra HD. Les couleurs sont d'une justesse rare, magnifiques avec une carnation très naturelle sans même procéder à un réglage spécifique comme il peut y avoir sur certains TV ! Le gain en qualité apporté par les disques Ultra HD Blu‑Ray est d'autant plus visible. L'un des derniers films en date, La Grande Muraille est un véritable récital, un émerveillement à chaque instant ! Grandiose !

 

Un contraste supérieur au XE93, mais plus de Blooming 

À notre grand étonnement, la dalle propose un noir natif deux fois plus profond que celui du TV KD‑65XE9305, testé il y a peu dans nos colonnes, un modèle pourtant plus onéreux. En effet, et toujours en se basant sur un pic lumineux de référence à 120 nits, nous relevons un noir intra‑image de 0,016 nit sur le XE9005 au lieu des 0,032 nit du XE9305. Le ratio contraste sans Local Dimming est mesuré à 5 300:1 et passe à 6 600:1 en activant le Local Dimming sur Moyen ou Élevé ! Des résultats excellents qui permettent de contenir les soucis de Blooming dû au nombre de zones trop faible.
Pour être plus précis, lorsque nous regardons des Blu‑Ray 1 080p, en SDR, donc sans activer le X‑Tended Dynamic Range Pro, le Blooming est quasiment imperceptible, d'autant plus que Sony propose une technologie d'adaptation de la puissance de rétroéclairage très efficace en fonction de la luminosité des scènes. Si on active l'amélioration avancée des contrastes (AEC) cela va renforcer le contraste perçu avec un système de Peaking très efficace, mais aussi engendrer quelques effets de pompage lumineux, surtout en présence de sous‑titres. À chacun de juger de son utilité ou pas, mais cette fonction est tout de même très efficace, ne dérègle pas trop le gamma sur la position Bas et booste énormément la dynamique de l'image, surtout en affichage HDR.

 


En définitive, le contraste perçu semble même supérieur à ce que nous disent les mesures pourtant déjà très bonnes. Par contre, le manque de zones se fait rapidement ressentir avec les disques Ultra HD Blu‑Ray. En effet, en passant d'un pic lumineux de 120 nits à plus de 880 nits, le noir monte également à plus de 0,10 nit autour des objets les plus lumineux et donc un halo appelé Blooming sera bien perceptible, car assez large compte tenu de la surface importante de chaque zone. De ce côté là, le XE93 qui dispose de 64 zones au lieu de la trentaine pour le XE90, affiche un Blooming plus réduit (logique), même en tenant compte du rapport de taille. Après tests, le positionnement tarifaire de ces deux produits se comprend donc parfaitement.
Précisons encore qu'en salle éclairée, même en mode HDR, le Blooming est pratiquement invisible, mais le TV manquera peut‑être un peu de puissance lumineuse comparé à ce qu'il se fait de mieux actuellement. Le Sony 65ZD9, par exemple, est trois fois plus lumineux en HDR ! Par contre, même s'il manque un peu de peps, le rendu HDR s'avère d'excellente qualité avec de superbes couleurs, un rendu très nuancé et une courbe de luminance parfaitement respectée. N'oublions pas que ce téléviseur utilise un puissant processeur qui permet d'offrir un des meilleurs rendus HDR du marché avec une excellente gradation, sans pratiquement aucune postérisation. Ce processeur opère une sorte d'Upsampling HDR en 14 bits par couleur (42 bits) pour éliminer toute sorte de halo et lisser les dégradés. Pour rappel, l'encodage HDR10 de la plupart des films Ultra HD Blu‑Ray va de 1 000 nits à 4 000 nits pour certains, mais l'algorithme Object‑Based HDR Remaster permet un « re‑mapping » sur une courbe de luminance pour ajuster l'échelle de gris aux performances de la dalle (ici entre 800 et 900 nits en fonction des réglages choisis).

 

Homogénéité : bonne répartition de la lumière, mais un peu de Clouding 

L'avantage avec le rétroéclairage Full LED c'est que la disposition des diodes sur toute la surface de la dalle permet une excellente répartition de la lumière. De ce côté là, l'écran est très homogène, même s'il s'obscurcit un peu sur les bords (on peut l'apercevoir sur la photo du menu ci dessous). Par contre, la qualité d'assemblage assez moyenne engendre quelques petits soucis de Clouding très faible, mais surtout visible en HDR.
En dehors de cela, notre modèle de test ne souffre ni de fuite dans les angles, ni de banding. Un tout léger DSE peut être relevé si on est très pointilleux. Rien de bien méchant donc, d'autant plus que l'activation du Local Dimming fait disparaître totalement le Clouding, mais les zones impactées augmentent forcément le niveau de noir et donc l'effet de Blooming.

 

 

Traitement vidéo X1 HDR 4K révolutionnaire !

Lorsque l'on connaît la qualité de traitement vidéo et dUspcaling proposée par Sony via son duo X1 + X‑Reality Pro 4K, on a du mal à imaginer comment faire mieux. Et pourtant, le nouveau processeur X1 HDR 4K améliore encore le rendu HDR. Cela dit, les performances en termes d'Upscaling et de précision des images en mouvement sont toute de même légèrement en retrait face à la version Extreme X1 4K HDR présente sur les séries Sony XE93, ZD9 et A1. Toujours est‑il que dans l'ensemble, la donne ne change pas énormément, les résultats sont impressionnants avec une image de toute beauté ! Encore une fois, ce duo nous a vraiment bluffés par sa puissance de traitement vidéo en temps réel ! On ne s'en lasse pas à chaque nouveau test. Le secret de ce dernier vient probablement du fait qu'il opère une sorte de remasterisation totale de l'image avec une mise à l'échelle Ultra HD associée à une conversion 14 bits par couleur, un Upsampling RGB 4:4:4, un « re‑mapping » des couleurs ultra‑performant et enfin, une conversion SDR/HDR d'une efficacité encore jamais vu, le tout en s'appuyant sur une base de données riche d’exemples à suivre (cf. le début de notre test et photo ci‑dessous). Quand on voit l'image absolument sublime que peuvent délivrer de « simples » Blu‑Ray 1 080p, on est scotchés. Le résultat est tout bonnement stupéfiant !

 


Ce traitement est d'autant plus efficace qu'il arrive même à offrir une image d'excellente qualité avec les DVD ou les chaînes télévisées, que ce soit via TNT, satellite ou Box TV, le tout avec une parfaite fluidité. Ajoutons à cela les autres filtres pour améliorer la résolution, les réducteurs de bruits déjà évoqués, le réglage de netteté, le X‑Tended Dynamic Range Pro... Bref, c'est très complet et impressionnant d'efficacité. De loin, ce qui se fait de mieux actuellement !

 

L'incontournable X-Tended Dynamic Pro 

Impossible d'évoquer le traitement vidéo du Sony KD‑55XE9005 sans parler de la fonction X‑Tended Dynamic Range Pro. Plus qu'une simple conversion SDR/HDR, cet algorithme transforme littéralement l'image en recalculant sa gamme dynamique pour simuler une image HDR, mais aussi sa colorimétrie, son contraste intra‑image et sa texture. Il est vrai que rien ne vaut une captation HDR native mais là il faut bien avouer que le résultat est très convaincant et a grandement progressé par rapport aux premiers modèles équipés de cette fonction. Même si parfois il peut y avoir de rares mauvaises interprétations concernant la luminosité de certains objets, le travail est en général très performant et l'image gagne énormément en dynamique. Quand on y a goûté, difficile de se passer de cet algorithme !
En présence d'un signal HDR, le résultat est également amélioré surtout grâce à un « re‑mapping » de l'échelle de gris sur les performances du « re‑mapping » TV, comme déjà précisé (veillez à sélectionner le format amélioré pour le signal HDMI). En toute franchise, nous ne connaissons pas de lecteur Ultra HD Blu‑Ray capable de rivaliser avec le traitement vidéo du Sony KD‑55XE9005. Un conseil, donc, laissez le TV se charger du traitement de l'image , surtout si votre lecteur dispose d'une option Sortie Directe !

 

 

Enfin, pour terminer le chapitre dédié au traitement vidéo, une petite précision concernant les jeux qui profitent avec bonheur de la qualité du traitement vidéo, avec très peu d'aliasing et des images en mouvement très précises. Côté Input Lag, nous avons relevé :

• Avec un signal 1 080p en entrée et mode Jeu : 32 ms

• Avec un signal 1 080p en entrée et Motionflow activé : 105 ms

• Avec un signal 2 160p HDR en entrée et mode Jeu : 35 ms

 

Pour conclure…

À la bonne heure, le téléviseur Sony KD‑55XE9005 répond parfaitement à la plupart des attentes des amateurs de belles images, grâce à son excellent rapport qualité‑prix. Quelques petits regrets toutefois : le pic lumineux à 900 nits est insuffisant pour un TV de ce prix et mériterait d’au moins répondre aux exigences HDR10, soit 1 000 nits. D'autre part, l'absence de compatibilité HDR Dolby Vision et regrettable, mais surtout le nombre de zones Local Dimming est vraiment trop faible avec seulement une trentaine (ou un peu plus). Avec un tel contraste natif, la présence d'au moins 120 zones aurait pu donner un des meilleurs téléviseurs jamais commercialisé Full LED en termes de rapport qualité‑prix.

 

 

Mais, en prenant un peu de recul et en observant cet écran dans son ensemble, nous disposons là d’un superbe téléviseur avec des performances de haut vol dans bien des secteurs. De plus, on remarque des processeurs adéquats pour la partie Android et l’excellent processeur X1 4K HDR exclusif qui offre un traitement vidéo de très haute volée avec toutes sortes de contenus. Un téléviseur à l'aise avec les Blu‑Ray 1 080p et Ultra HD, les jeux, la TNT et le satellite. Une polyvalence bienvenue qui ravira bon nombre de consommateurs exigeants. En bref, une nouvelle réussite signée Sony.

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