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TV - Écran plat

Philips 55POS9002

Mustav
Prix indicatif : 1 990 € TTC
Note AVCesar.com


Type : OLED
Diagonale de l'image : 140 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Quad Core
100 Hz : oui (200 Hz)
TNT : simple tuner (HD et UHD)
HDMI : 2 (v 2.0, dont 2 arrières)
Dim. (L x H x P) : 1 230 x 768,6 x 227,5 mm
Poids : 17,2 kg
1990 €
Darty
L’essentiel

Parmi les TV Oled disponibles sur le marché pour ces fêtes de fin d'année 2017, il est un spécimen qui nous tenait à cœur de tester, le Philips 55POS9002. En premier lieu parce qu’il s'agit du seul téléviseur Oled équipé à la fois d'un OS Android TV et d'un système Ambilight, exclusivité de la marque capable d'offrir une immersion incroyable avec les films, la musique ou même les jeux, et qui transforme le TV en véritable objet décoratif. Mais surtout, parce que ce modèle est l’un des rares en cette fin d’année à bénéficier du nouveau processeur P5 en charge de la mise à l'échelle Ultra HD, mais aussi du post‑traitement vidéo, de la compensation de mouvement ou encore de l'une des plus impressionnantes conversions SDR/HDR à la volée jamais vu. Enfin, le 55POS9002 est d'autant plus intéressant que son tarif reste très accessible par rapport à la concurrence avec un prix indicatif de 1 990 euros.

 

 

Présentation du Philips POS9002 

Évidemment, au niveau de la finition, il faut remettre les choses dans leur contexte tarifaire, le Philips 55POS9002 n'est pas comparable aux spécimens Oled Panasonic et Loewe récemment testés dans nos colonnes. Ces derniers, affichés à un tarif deux à trois plus onéreux, sont dotés d'une fabrication plus aboutie et plus exclusive. Ici, la conception reste assez proche du premier TV Oled de la marque, le Philips 55POS901 apparu dans les magasins l’an dernier : une dalle Oled WRGB cru 2017 de 4 mm d’épaisseur signée LG associée à un coffre dorsal.

 

 

Toutefois le PVC remplace le chrome sur la partie basse de ce dernier et la barre sonore disparaît pour laisser place à un système audio plus classique. Vous l’aurez déjà compris, la partie supérieure arrière du TV conserve un revêtement en aluminium brossé avec un cadre gris anthracite (cf. photo ci‑dessous), arrondi, très fin et très discret.

 

 

Le design de ce 55POS9002 est en somme assez commun, tout juste faut‑il remarquer le logo Philips qui s'illumine ou s'éteint (au choix) sous la dalle, et une barre en aluminium brossé en guise de pied (cf. photo ci‑dessus). Pour continuer avec les éléments externes, signalons que le traitement antireflet est assez similaire à ce que propose la concurrence avec une efficacité moyenne pour une dalle brillante.

 

 

En revanche, là où Philips se démarque nettement de ses concurrents, c'est avec la présence de la nouvelle version du système Ambilight 3 (cf. photo ci‑dessous). À elle seule, cette option apporte un formidable cachet supplémentaire. Le fabricant utilise un grand nombre de LED miniatures, réparties sur les trois côtés du coffre arrière pour une diffusion très douce, ces dernières offrant de nombreuses options. Capables de diffuser toutes les palettes de couleurs et teintes existantes pour une parfaite harmonie avec les images diffusées, elles peuvent par exemple suivent le rythme de la bande sonore ou de la musique diffusée (mode Ambilight Music). Mais surtout, une fois synchronisées sur le programme affiché (cf. photo ci‑dessus), ces LED apportent une meilleure immersion du téléspectateur dans l’image et une dynamique subjective vraiment bluffante.

 

 

Le système Ambilight peut également plonger la pièce dans l'ambiance de votre choix grâce à plusieurs thèmes : Eaux Profondes (à dominante bleutée pour une ambiance très douce et reposante), Lave Brûlante (dominante orangée pour une ambiance plus chaleureuse), ISF pour une meilleure harmonie avec les modes pré‑calibrés ISF Jour et Nuit (cf. photo ci‑dessous), etc. À signaler aussi, un mode Ambilight Gaming doté d'un Input Lag réduit (mesuré à 37 ms, ce qui représente une bonne moyenne, le record se situant aux alentours de 20 ms, les moins performants pouvant afficher plus de 100 ms). Enfin, un mode Ambilight Hue permet de synchroniser l'éclairage de la pièce avec l'Ambilight du TV en utilisant des ampoules adéquates ou des bandes LED lumineuses, Lightstrip ou lampes Hue de Philips.

 

 

Connectique classique, mais un double tuner ! 

La connectique rassemble quatre entrées HDMI 2.0b certifiées HDCP 2.2, 2 160p/60 et HDR, Deep Color, CEC, PIP (ARC et MHL pour l'une d'entre elles). Le reste de la connectique regroupe un port CI+, deux ports USB 2.0, un port USB 3.0, une sortie optique, une sortie casque mini‑Jack 3,5 mm, un mini‑jack pour adaptateur YUV, un port Ethernet, un double tuner DVB‑T2, DVB‑S2 et DVB‑C). Ce spécimen est également compatible Wi‑Fi, Bluetooth 4.0 EDR et AirPlay !

 

 

Les accessoires du Philips 55POS9002 se limitent à une télécommande imposante, mais plutôt classieuse et surtout très ergonomique ! En effet, on retrouve un petit clavier très pratique au dos pour effectuer des recherches sur Youtube, Google Play ou le navigateur Chrome, intégrés au sein d’une superbe interface Android TV. Elle dispose également d'un micro pour les recherches vocales, une option qui fonctionne parfaitement et apporte un réel confort en usage quotidien. On trouve aussi un bouton d'accès rapide à Netflix, aux réglages vidéos, Ambilight ou encore à l'EPG, très utile pour lancer rapidement l'enregistrement d'une émission, par exemple.

 


Téléviseur bardé de technologies et réglages pour optimiser la qualité

Le Philips 55POS9002 embarque une dalle Ultra HD 10 bits Oled WRGB signée LG avec les compatibilités HDR10 et HDR HLG. Bien sûr, comme nous l'avons précisé lors de nos tests TV Oled, chaque fabricant ou presque utilise son électronique, ses processeurs et ses compétences en matière de calibrage et traitement vidéo, sans oublier l’intégration de leur interface utilisateur (OS). Et de ce côté‑là, Philips fait très fort avec son tout nouveau processeur vidéo P5 Perfect Picture Engine annoncé 50% plus puissant que son prédécesseur. Et vous le verrez dans la section Verdict Technique de ce test, ça fait toute la différence.

 

 

 

Ce SoC (System on Chip) gère, entre autres, la mise à l'échelle Ultra HD, le désentrelacement, le post‑traitement vidéo Perfect Pixel Ultra HD, la conversion SDR/HDR, la gestion des contrastes intra‑image, l'upsampling colorimétrique ou encore la compensation de mouvement. Pour se faire, il utilise de puissants algorithmes classés selon cinq catégories, directement évoqués dans la dénomination de la technologie P5 Perfect Picture Engine. Le chiffre 5 désigne en effet les cinq secteurs de l'image pris en charge par le processeur, correspondant à autant de fonctionnalités :

 

 

  • Perfect Motion : 200 Hz interne + indice de fluidité PPI 3800, pour une compensation de mouvement extrêmement fluide et détaillée. On trouve plusieurs modes préréglés (Sport, Film, Fluide, Standard, Arrêt) ainsi qu'un mode Préférentiel pour ajuster manuellement la fluidité à son goût. De plus, avec chacun de ces modes, trois niveaux de fluidité sont disponibles. Enfin, on trouve aussi un mode Perfect Clear Motion sur trois paliers. Celui‑ci s’avère proche d’un mode BFI (Black Frame Insertion) dans son fonctionnement, même si ce n’en est pas un dixit le responsable technique de Philips : il permet de renforcer la précision de l’image en mouvement et de réduire la rémanence. Précisons qu'il peut être désactivé.
  • Perfect Color : pour un traitement interne des couleurs opérant un upsampling RGB 4:4:4 en 17 bits par couleur appelé Smart Bit Enhancement. Ce mode permet également d'étendre les gamut Rec.609, Rec.709 ou Rec.2020 en Wild Gamut avec 2,25 milliards de teintes. Tout comme le TriLuminos de Sony, ce mode exclusif Philips recalcule entièrement les coordonnées colorimétriques pour afficher des couleurs plus riches sans dénaturer les teintes de peau (le résultat est assez bluffant !). À l'image, cela se traduit par une explosion de couleurs et une réduction de la postérisation, phénomène ô combien sensible avec la technologie Oled. Les dégradés sont plus fins, l'image gagne en finesse ce qui permet une meilleure efficacité des filtres d'améliorations de l'image de type « accentuation des contours » ou «renforcement des détails » (Sharpness) afin d'éviter les doubles contours (Ringing Effect) ou les jaggies (effet d'escalier). D'autant plus que le désentrelacement est extrêmement très bien réalisé par le P5 !
  • Perfect Sharpness : pour une image hyper‑précise, d'une netteté extrême, afin de profiter de tous les détails et d'un relief inédit. Le TV propose le filtre Ultra Résolution pour accentuer les contours et les détails, justement afin d'apporter plus de relief et de profondeur de champ. On trouve également un réglage sur dix paliers de la précision de l'image.
  • Perfect Contrast, pour booster localement les zones lumineuses de l'image et/ou renforcer la densité des noirs dans les zones sombres. Attention toutefois en utilisant cette option, au cours de nos tests nous avons pu constater que si l'Oled propose un ratio de contraste parfait, avec des noirs absolus, nombreux sont les écrans Oled qui affichent des noirs bouchés avec un manque de lisibilité dans le voisinage du noir. Heureusement, le Philips 55POS9002 propose plusieurs réglages pour optimiser la courbe de luminance et donc l'échelle de gris.
  • Source Perfection : pour une meilleure réduction du bruit afin de « nettoyer » le signal sans ajouter de flou, notamment grâce à une fonction avancée de réduction d'artefacts Mpeg (Mosquito Noise Reduction). Également présent, un D NR qui réduit le fourmillement ou bruit numérique. Ces deux réducteurs de bruits sont parmi les plus efficaces jamais testés et permettent réellement d'apporter une qualité d'image exceptionnelle avec les chaînes de la TNT ou les vidéos compressées, en provenance du net par exemple, d'autant plus que l'upscaling et le désentrelacement sont également très puissants (recalcul de l'image en interne sur 14 bits). Ici, la réduction du bruit, ou le Remastering Mpeg, est opérée très tôt dans la chaîne du traitement vidéo pour de meilleurs résultats.

 

 

Autre option vraiment intéressante, le mode Suréchantillonnage HDR qui permet de convertir n'importe quelle source SDR (films, émissions télé, films d’animation, jeux vidéo ou même photos en HDR), particulièrement efficace sur ce spécimen. Évidemment, nous reviendrons plus en détail sur l'efficacité de ce traitement vidéo dans le chapitre Verdict Technique, mais une chose est certaine, Philips propose de nombreux réglages et solutions pour ajuster la qualité de l'image, les couleurs, les nuances, la dynamique, la lisibilité, la fluidité, etc.

 

 

Système audio original avec de bons graves

Philips a toujours apporté une attention particulière aux systèmes audio embarqués sur ses TV. Même si le 55POS9002 ne propose pas de barre sonore, contrairement au 55POS901F millésime 2016, on trouve tout de même un gros boomer Triple Ring placé au centre du coffre arrière pour disposer d'une caisse de résonance plus importante, donc de graves‑bas médiums plus profonds. Malheureusement, le coffre en PVC limite forcément les qualités musicales de cette caisse et, même si les bas médiums sont effectivement présents et apportent un peu de puissance et d'impact lors des scènes d'action, le rendu global n'est pas exceptionnel, peu linéaire ni très équilibré. Certaines plages de fréquences sont en retrait avec un rendu qui manque d'homogénéité et de fermeté.

 


Avec 2 x 10 W + un boomer de 10 W RMS, on dispose toutefois d'une belle puissance générale et de dialogues de bonne qualité, assez soutenus. Bien sûr, les amateurs de cinéma auront du mal à se passer d'un système audio externe. Côté logiciel, l’essentiel est bien là avec la gestion du Dolby Digital Plus et DTS Premium Sound 5.1, les modes Incredible Surround, Clear Sound, Clear Dialogue et de nombreux réglages pour les haut‑parleurs et la sortie audio S/PDIF.

 

Smart TV avec OS Android TV 6.1

 

Avec les TV Sony A1, le Philips 55POS9002 fait partie des rares TV Oled dotés d'un OS Android TV (Marshmallow 6.1 lors du test). Philips exploite cet OS depuis trois ans maintenant et l'a considérablement stabilisé et amélioré, même si évidemment tout n'est pas parfait puisque cela ne dépend malheureusement pas uniquement du fabricant, mais aussi de Google ainsi que de tous les développeurs d'applications dont la plupart sont plus adaptées aux tablettes ou smartphones qu'aux téléviseurs. Tout comme chez Sony, le CPU est dorénavant plus puissant avec un modèle Quad Core ARM Cortex A53 associé à un GPU Dual Core Mali T860, et un SoC Mediatek MT5891 avec 2 Go de Ram. Bien sûr, la réactivité s’en trouve largement fortifiée. Évidemment, nous avons constaté la présence de quelques petits bugs lors du test, mais la majeure partie des applications et fonctionnalités les plus utilisées étaient stables.

 


Comme pour d’autres téléviseurs passés entre nos mains dernièrement, nous aurions préféré profiter de processeurs encore plus puissants pour la partie Android TV, surtout pour les jeux puisqu'il est possible de connecter une manette aux ports USB (un clavier ou une souris également), mais il faut bien avouer que cela commence à devenir intéressant.

 

 

Par contre, rien à dire du côté du décodage multimédia et traitement vidéo, les résultats sont superbes ! Certaines vidéos Ultra HD HDR lues via USB offrent une qualité d'image incroyable, qui n'a rien à envier à un bon lecteur Ultra HD Blu‑Ray. L'avantage avec Android TV, c'est que tous les formats vidéo et audio existants sont gérés avec, au moins, l'un des nombreux logiciels de lecture multimédia proposés (VLC, Kodi, Archos Media Player entre autres, ou le lecteur principal développé par Philips). Par contre, ça bloque toujours au niveau des flux Bitstream DTS‑HD ou Dolby TrueHD. Sinon, Kodi et Archos présentent toujours l'énorme avantage de proposer un jukebox très convivial qui scanne l'intégralité de vos médias disponibles sur un HDD ou sur le réseau personnel via UPnP (DLNA), Samba ou NFS.

 

 

L'environnement est moderne, dynamique et très intuitif. Jugez plutôt, l'écran Android TV met en avant des propositions de programmes télé ou VOD en rapport avec vos goûts, l'accès à Netflix et Youtube bien sûr (en Ultra HD/4K grâce au support HEVC et VP9), plus les dernières applications ou jeux utilisés… Mention spéciale pour les joueurs, comme déjà mentionné, il est possible de connecter une manette de jeux, celles des consoles Playstation ou Xbox étant reconnues. Enfin, on trouve bien sûr un navigateur internet, Bing pour ne pas le nommer… Notons au passage la présence de TeamViewer qui permet aux utilisateurs de contacter Philips pour une assistance à distance (entre autres possibilités).

 

Concurrence

Le tarif du Philips 55POS9002, relativement accessible pour un TV Oled, élimine bon nombre de concurrents. On peut évidemment citer LG qui propose une gamme de TV Oled très complète dont un 55B7V compatible HDR10 et HDR Dolby Vision, mais évidemment sans Ambilight. On trouve également un seul tuner TNT, câble et Satellite, une interface Smart TV sous WebOS 3.5 avec une très bonne gestion multimédia.

 

Avec un petit supplément de 500 €, en négociant bien, le Panasonic TX‑55EZ950 (cliquez sur la référence du Panasonic TX‑65EZ950 pour découvrir le test du grand frère par la rédaction d'AVCesar.com) représente un choix intéressant puisqu'il propose une colorimétrie très fidèle grâce à son processeur HCX² et une excellente qualité de fabrication. Il est également doté d'un double tuner TNT, câble et satellite, une certification THX et ISF, une interface Smart TV My Home Screen 2.0 et une gestion réseau et multimédia très complète.

Fiche technique
Type : OLED
Diagonale de l'image : 140 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Quad Core
HDR : HDR10, HDR HLG
100 Hz : oui (200 Hz)
Réception : télétexte, PAT, Infos+, EPG, TNT (simple tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), SAT (simple tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), Câble (simple tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+)
Connectique : 2 entrées HDMI (v 2.0), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Stéréo + Composite (latérale), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio numérique (optique), 1 port CI+, 3 ports USB Host (arrière et latéral) dont 1 USB 3, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (ac)
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24)
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, DivX (Ultra HD), WMV (Ultra HD), Mpeg2 (SD et HD), Mpeg4 (Ultra HD), MKV (Ultra HD), TS (Ultra HD), HEVC, VP9, Jpeg, UPnP (DLNA), Bluetooth 4.0 + EDR, HBBTV, iTunes (bonjour), Podcast, Webradios, WebTV, accès Web
Usage : télécommande préprogrammée, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
Réglage : Espace couleur (couleurs primaires + couleurs secondaires), balance des blancs paramétrable (2P), réglage de gamma (préréglage), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvement : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Son : puissance (2 x 10 W), caisson (10 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC, DTS), ARC, processeur surround (Incredible Surround), traitement audio (Philips Triple Ring), égaliseur, AVL
Consommation : 165 W (0,5 W en veille)
Dim. (L x H x P) : 1 230 x 768,6 x 227,5 mm
Poids : 17,2 kg
ph image
Verdict technique

Avant d’aborder la partie technique de ce banc d’essai, il est une précision à donner sur le sentiment général qui nous habitait juste avant de nous lancer dans le test de ce téléviseur.

 


De toute évidence, au regard des spécifications techniques du Philips 55POS9002, son ramage ne se rapporte pas à son plumage. D’apparence, nous avons affaire à un TV plutôt classique, excepté l’intégration de la technologie Oled encore peu répandue, et doté d'un excellentissime rapport qualité‑prix. Mais une fois allumé, c'est une tout autre histoire. En premier lieu, l'Ambilight fait vite oublier une finition passe‑partout avec un spectacle Son, Image et Lumière spectaculaire. Pour tout dire, et sans rien dévoiler de nos appréciations à découvrir plus avant dans ce banc d’essai, toutes les personnes gravitant autour de notre laboratoire de test (proches, amis, connaissances et même le facteur) ont été littéralement émerveillées par le spectacle visuel haut en couleur, au sens propre et figuré, délivré par le Philips 55POS9002 !

 

Car c’est notre façon de procéder : avant les mesures proprement dites, nous affectionnons de vivre quelques jours avec le TV, comme pourrait le faire un consommateur lambda, afin par exemple de jauger plus finement de son ergonomie. À cette occasion, nous avons découvert une interface Android TV ultra‑complète et des réglages qui laissent rêveurs tellement ils offrent de possibilités. Et comme, d’un autre côté, nous avions été très impressionnés lors de la présentation officielle faite aux journalistes du procédé P5 Perfect Picture Engine, qui laissait envisager un des meilleurs Upscaling et traitement vidéo du marché, nous avions hâte de débuter notre procédure de torture habituelle pour juger sur pièces des qualités et défauts de cet écran. Un bilan à découvrir immédiatement.

 

 

Couleurs superbes mais justesse perfectible par rapport aux standards ISF

Ici, nous abordons essentiellement la justesse colorimétrique par rapport aux standards du cinéma professionnel. Donc, avant toute critique, il faut d'abord s'assurer que la colorimétrie est juste. Comme d'habitude nous avons donc procédé aux mesures colorimétriques et techniques de ce 55POS9002. Et, pour être honnête, nous devons souligner que la recherche du standard cinéma s’avère tout de même un peu réductrice par rapport à la beauté des couleurs proposée par ce téléviseur. En effet, si la fonction Amélioration des couleurs ne respecte aucun standard, elle propose cependant un rendu incroyable avec des couleurs : explosives, très riches, tout en conservant des teintes assez naturelles, le tout avec une finesse de dégradés rarement atteinte et une réduction importante de la postérisation. C’est vraiment remarquable.

 

Le résultat de cet algorithme, et plus globalement du procédé Perfect Color, est encore plus impressionnant en HDR10 avec une image vraiment bluffante, et des couleurs qui crèvent littéralement l'écran. Nous nous répétons, mais s'il est d'usage de mesurer ces modes « pro », une fois sur le terrain, les utilisateurs optent la plupart du temps pour des choix plus neutres, moins chauds, moins typés cinéma. Pour ceux‑là, le mode Préférentiel permet de profiter de réglages qui plairont probablement à la plus grande majorité des utilisateurs.

 

 

 

Toutefois, il y en a donc pour tous les goûts, notamment pour ceux qui tiennent absolument à conserver une colorimétrie fidèle aux intentions des réalisateurs avec les certifications ISF Jour et ISF Nuit, en plus de plusieurs modes pré‑calibrés. Ces derniers sont tous configurables, mais seuls les modes ISF proposent un véritable CMS (Color Management System) pour un calibrage au plus proche des standards professionnels. Après mesure, il apparaît qu’ils affichent une colorimétrie très correcte par défaut, avec un Delta E moyen de 3,1 soit à peine au‑dessus des 3 recommandés, niveau au‑delà duquel l'œil commence à percevoir les dérives. Cela dit, il s'agit là d'une moyenne réalisée sur les 21 points de mesures de l'échelle de gris et si on regarde de plus près, nous constatons que plus de la moitié des niveaux sont au‑dessus de 3,5, trois d'entre eux sont même proches de 4. En clair, les utilisateurs les plus exigeants remarqueront quelques dérives et devront passer par un calibrage ISF.

 

 

 

En s’attardant sur ces derniers (cf. captures ci‑dessus), on remarque qu’ils proposent une balance des blancs (BDB) 2P et un CMS sur deux axes pour ajuster la teinte et la saturation des couleurs primaires et secondaires. Manquent donc l'axe de la luminosité, un éditeur de gamma, voire une BDB 10P pour réaliser un calibrage plus fin. Cela dit, grâce à une courbe de gamma très linéaire, les corrections sont assez rapides, simples et ne nécessitent pas forcément un réglage 20 points. Avec les outils proposés, nous arrivons à abaisser le Delta E à 1,8 pour les gamuts Rec.709 et Rec.2020 et 0,9 pour la balance des blancs, ce qui est largement suffisant pour profiter d'une belle colorimétrie, même si les plus exigeants regretteront de ne pas pouvoir faire mieux.

 

 

Le Philips 55POS9002 couvre le DCI‑P3 à 98% avec des diodes Oled qui produisent un certain spectre de lumière, ce dernier ayant des répercussions sur la reproduction colorimétrique. Cela peut paraître étonnant, mais, à l’instar de tous les TV qui utilisent un panneau Woled signé LG, le spectre de lumière offre une dominante bleue, contrairement aux TV plasma par exemple qui proposaient un spectre à dominante rouge. Voilà pourquoi la colorimétrie de tous les TV Oled commercialisés à ce jour est très proche d'un TV LED doté de diodes blanches, plus froide que celle d'un Plasma.

 


D'autre part, sur les graphiques ci‑dessus, on peut constater les capacités de reproduction colorimétrique de ces diodes Woled. Il s'agit d'une belle performance, puisque le relevé (tracé rouge) est très proche de la référence (tracé bleu), même si cela reste tout de même perfectible. Aussi étonnant que cela puisse être, un téléviseur à base de filtre Quantum Dots affiche une couverture moins large, alors qu'une dalle LED IPS propose actuellement la meilleure couverture colorimétrique toutes technologies confondues ! Pour résumer, le Philips POS9002 couvre 85% des couleurs qu'un œil humain est capable de percevoir.

 

 

Parmi les qualités intrinsèques des TV Oled, on peut citer l'homogénéité. Évidemment, ici, on est proche de la perfection avec une excellente répartition de la luminosité, aucune fuite, ni DSE, ni Clouding évidemment. Tout juste pouvons‑nous relever de très légers soucis de vignetage comme sur quasiment tous les écrans Oled, mais visibles uniquement sur les aplats, ce qui ne se produit pratiquement jamais lors d'un film. En revanche, nous avons relevé un souci de métamérisme, assez prononcé avec les contenus SD. Heureusement, il est possible de corriger ce problème en réalisant un calibrage ISF adapté qui nécessite du temps et du savoir‑faire. À savoir tout de même, ce souci est assez variable d'un spécimen à l'autre.

 

Probablement le rendu HDR le plus impressionnant à ce jour !

Évidemment, avec la technologie Oled, on se heurte toujours aux limitations des panneaux en termes de pic lumineux, très en retrait comparé aux meilleurs TV LED dont certains spécimens avoisinent 2 000 nits. En revanche, en contrepartie, on profite de scènes sombres absolument superbes, capables d'afficher dans une même image un noir abyssal et une lumière intense, sans effet de Blooming. Pour en revenir au rendu HDR du Philips 55POS9002, celui‑ci nous surprend d'entrée, et les mesures confirment nos impressions avec un pic lumineux noté à 737 nits, soit l'une des plus fortes valeurs relevées sur un TV Oled à ce jour ! En revanche, le voisinage du noir manque un peu de lisibilité avec quelques paliers un peu bouchés entre 0 et 5%, tout comme les blancs manquent parfois de nuances, surtout avec les Ultra HD Blu‑Ray encodés à 4 000 nits.

 

 

En dehors de ces petits défauts, en mettant de côté nos exigences en matière de fidélité colorimétriques, nous avons pris une véritable claque en utilisant les nombreux algorithmes proposés. En effet, entre le Color Perfect, le Perfect HDR, ou le Perfect Contrast, il est possible d'obtenir un rendu HDR des plus impressionnants, jamais vu sur un autre TV Oled ! Couleurs incroyables, dynamique exceptionnelle, luminosité et détails à foison ! Le tout avec le procédé Ambilight… Le dernier Transformers : the Last Knight, à défaut de nous avoir faits vibrer, nous a totalement régalés les rétines. Par moments, mieux vaut poser les outils et profiter du spectacle.

 


Par contre, pour être totalement honnête, le traitement vidéo s’avère parfois trop puissant et affiche une image un poil dure avec certains films, surtout ceux captés en pellicule argentique qui ont tendance à afficher pas mal de bruit en HDR (Superman, Batman ou encore Salt). L’expérience de la durée avec le Philips 55POS9022 montre qu’il est quasiment impossible de trouver un réglage passe‑partout, performant sur tous les types de longs‑métrages. Pour exploiter le meilleur de ce TV, il faut donc souvent adapter les réglages en fonction des contenus.

 

Autre véritable révolution sur ce TV, nous l'évoquions dans le chapitre « L’Essentiel », la conversion SDR/HDR. Cette dernière affiche des résultats tout simplement phénoménaux, pour ne pas dire incroyables. Si de nombreux TV proposent ce type de conversion SDR/HDR, il s'agit de loin la meilleure que nous ayons testée à ce jour avec le X‑Tended Dynamic Range de Sony. Et encore, force est de constater que la conversion proposée par Philips propose une meilleure gestion de luminance. Parfois, c'est à s'y méprendre avec certains films convertis en HDR en post‑production. En associant le Suréchantillonnage HDR avec le Perfect Contrast, nous obtenons un résultat très impressionnant avec une image ultra‑dynamique, très lumineuse tout en conservant un parfait équilibre de luminance. Le tout associé à l'Ambilight offre un spectacle vertigineux !

 

Traitement vidéo de haute volée, qui en fait parfois un peu trop

Inutile de revenir sur toutes les possibilités offertes par le SoC P5 Perfect Picture Engine, largement évoqué dans le premier chapitre. Ce processeur, l'un des plus puissants actuellement, propose un Upscaling Ultra HD d'une efficacité redoutable, autant sur les contenus 1 080p que SD, progressifs ou entrelacés. Parmi ses autres (très !) grandes qualités, les paramètres D NR sont particulièrement efficaces pour corriger les artefacts de compression Mpeg sans engendrer d'images flottantes, ou pour corriger le bruit numérique, ou le fourmillement sans flouter l'image et en conservant un beau piqué.

 

Le post‑traitement vidéo est également très puissant, même peut‑être un peu trop. En effet, le filtre Ultra Résolution engendre une nette amélioration du relief, accentue les contours et les détails de façon radicale. Par contre, nous regrettons que Philips n'ait pas pris en compte nos premières remarques émises lors du test de leur premier TV UHD, à savoir l'absence de palier ou de mode Auto. Avec les sources d'excellente qualité, il donne de très bons résultats, mais il est bien trop puissant avec de nombreux contenus, puisqu'il accentue aussi tous les défauts (artefacts de compression, bruit résiduel, fourmillement, etc). Certes, on peut utiliser les D NR et trouver d'excellents compromis avec chaque contenu, mais entre ces derniers, le filtre Ultra Résolution et le réglage de Définition, il faut sans arrêt adapter les réglages et parfois désactiver certains filtres. Un mode Auto aurait été pertinent, par exemple...

 


Cela étant dit, avec des Blu‑Ray de référence comme The Revenant, nous pouvons atteindre un niveau de qualité vraiment très impressionnant dans tous les domaines avec un relief et une profondeur de champs qui délivrent une sorte de rendu 3D naturel de toute beauté.

 

Compensation de mouvement ultra‑performante

Encore un secteur qu’il est bien difficile de juger tellement il dépend des goûts de chacun. Pour faire simple, si vous aimez les images ultra‑fluides, typées caméscopes, vous serez ravis du Perfect Motion. Si l’immense majorité des consommateurs aiment ce type d'image « surfluide », d'autres recherchent une fluidité plus typée cinéma même si elle est moins naturelle (la vie réelle est fluide, pas en 24p, surtout si l’on se rappelle que le choix du 24p est dû aux contraintes techniques à l’époque du début du cinéma). Ces derniers auront bien du mal à trouver leur bonheur sur ce POS9002. En effet, même au niveau minimum le rendu reste très fluide. Heureusement, en restant raisonnable avec les curseurs des réglages, la fluidité apparaît parfaite, sans saccade. On a pratiquement l'impression de regarder des films HFR ! Par contre, si on monte trop le curseur, des artefacts autour des objets en mouvement peuvent se faire jour.


D'autre part, cette ultra‑fluidité entraîne de la rémanence. Heureusement le simili‑mode BFI appelé Perfect Clear Motion propose trois niveaux pour réduire ce phénomène et améliorer la précision des images en mouvement. Cet algorithme excelle et corrige véritablement tous les problèmes, même paramétré seulement au 1er niveau. Plus étonnant, non seulement ce mode offre une des plus belles précisions d'image en mouvement que nous ayons pu visualiser, mais en plus il n'engendre aucun scintillement ni aucune perte de luminosité ! Lorsque l’on sait que, jusqu'ici, tous les modes BFI que nous avons pu tester engendraient une perte de luminosité et un peu de scintillement, nous sommes vraiment restés scotchés par l'efficacité de ce mode. À tel point que nous n’avons toujours pas compris comment les ingénieurs Philips ont réussi ce tour de passepasse. Franchement, chapeau l'artiste !

 

Pour conclure

À l’heure du bilan, malgré quelques petits défauts comme le manque de lisibilité dans le voisinage du noir et du blanc et des modes ISF qui auraient pu proposer plus d'outils pour affiner encore plus la colorimétrie, le téléviseur Philips 55POS9002 s’avère une excellente surprise, unique en son genre. Pour tout dire, lors de certaines séances cinéma, nous avons pris de véritables claques ! Le Color Perfect affiche des résultats tout simplement incroyables, même si on sort un peu des standards, avec des couleurs d'une beauté à couper le souffle, qui crèvent l'écran par leur richesse, leur dynamisme, leurs nuances et la finesse des dégradés.

 


De même, si le rendu HDR aurait pu être plus nuancé dans les zones « presque » noires (seuls les Oled Panasonic font mieux dans le domaine), le rendu est très impressionnant par sa luminosité. De son côté, l'Ambilight apporte une véritable immersion et une ambiance variable selon les humeurs (quelle fonction géniale, vraiment !). Autre atout de ce téléviseur bourré de fonctionnalités exclusives, une conversion SDR/HDR aux performances jamais vu, capable de transformer n'importe quel contenu en HDR avec un naturel confondant. On peut encore citer une interface Android TV réactive avec moult possibilités offertes comme une gestion multimédia très complète (Kodi et possibilités de Jukebox). Le processeur P5, bien sûr, est tout autant à louer, lui qui offre un large éventail de réglages et traitement vidéo. Nous avons été particulièrement impressionnés par la qualité d'Upscaling Ultra HD de ce TV et la qualité de sa compensation de mouvement, certes typée caméscope selon les réglages, mais d'une fluidité et précision redoutable sans scintillement, ni perte de luminosité !

 

Si vous ajoutez à tout cela le système Ambilight qui magnifie encore le spectacle visuel proposé par ce téléviseur, la liste des qualités commence à s’allonger de manière inédite. À ce titre, attention au « moins » mentionnés dans nos tableaux ci‑dessus, cet écran fait tellement de choses en plus des autres qu’il multiplie les chances d’être critiqué. Et comme l’on aimerait toujours mieux, c’est l’occasion pour nous d’interpeller le constructeur sur les points à peaufiner (nous sommes par exemple très contents de profiter de l’Ultra Résolution même si un réglage plus fin serait bienvenu ; de même pour les paramètres ISF, même si l’immense majorité des consommateurs choisira le mode Préférentiel).

 


Mais le coup de grâce concerne le tarif de ce TV Oled, 1 990 €, soit un prix extrêmement agressif. Non content de s’imposer globalement comme le meilleur TV Oled que nous ayons pu tester jusqu’alors, le Philips 55POS9002 s’affirme aussi comme le meilleur rapport qualité‑prix du marché. Philips réalise donc le grand chelem !

+ Les points forts
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Color Perfect 17 bits pour de superbes dégradés
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Processeur vidéo P5 très puissant
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Modes ISF Jour et Nuit
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Compensation de mouvement ultra‑fluide, ultra‑précise
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Conversion SDR/HDR tout simplement bluffante !
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Rendu HDR10 explosif !
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Ambilight 3 toujours aussi agréable
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Interface Android TV 6.1
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Rapport qualité‑prix exceptionnel
- Les points faibles
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Léger manque de lisibilité dans le voisinage du noir
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Effet caméscope qui ne plaira pas à tout le monde
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Toujours pas de paliers avec l'Ultra Résolution
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Outils de calibrage un peu limités en mode ISF
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