Vous l'aurez remarqué, sur le papier, les TV Samsung S99H promettent monts et merveilles, notamment une image Oled à la qualité inédite mêlant un pic lumineux de haut vol pour une dynamique exceptionnelle, des spéculaires jamais vues sur cette technologie d'affichage et une justesse colorimétrique exceptionnelle grâce à un panneau exclusif doté de matériaux organiques optimisés qui maximisent chaque composante RVB (pour rappel, les TV S99H sont les seuls dotés d'un panneau Oled millésime 2026 dans les pays où sont commercialisés les TV S95H, ces derniers étant équipés d'un panneau 2025). Les premières démonstrations au CES de Las Vegas n'ont pas déçu, idem pour les présentations des produits par Samsung France. Il nous tardait donc de tester un de ces écrans au long cours et de le passer sur le gril du laboratoire AVcesar.
Samsung TQ55S99H : esthétique assumée et tableau numérique
Avant tout, et avant allumage, le Samsung TQ55S99H marque une véritable rupture esthétique et ergonomique par rapport à ses prédécesseurs. Fini le minimalisme à outrance, le constructeur assume ici un design fort avec un cadre métallique qui transforme l'écran en véritable objet décoratif. Pensé en premier lieu pour une installation murale, le téléviseur prend tout son sens grâce à l'intégration du mode Art Store et de la dalle mate Glare Free 3.0, qui le muent en tableau numérique réaliste lors des phases de veille. On aime, ou pas, mais la proposition Samsung a le mérite d'être différente.

Samsung TQ55S99H : dynamique SDR, Upscaling et fluidité
Une fois l'écran allumé et minutieusement calibré, le spectacle visuel est immédiatement au rendez‑vous. En SDR, la dynamique de l'image s'appuie sur des noirs d'une profondeur absolue. Si le nouveau filtre antireflet Glare Free 3.0 excelle en pleine journée pour anéantir les reflets spéculaires, il est important de noter que le léger voile grisâtre sur les noirs dans une pièce fortement éclairée, déjà bien maîtrisé l'an passé, n'est définitivement plus qu'un mauvais souvenir. Quoi qu'il en soit, le traitement vidéo assuré par la puce NQ4 AI Gen 3 et ses 128 modules Deep Learning magnifie les sources de définition standard ou HD. Le téléviseur choisit donc d’appliquer seul, et en temps réel, le meilleur procédé de mise à l’échelle de l’image parmi sa bibliothèque d'algorithmes d’Upscaling optimisés (cf. illustration ci‑dessous), pour les sources SD et HD.

Le résultat est réellement bluffant. La mise à l'échelle Ultra HD 4K fait preuve d'une rigueur chirurgicale, épaulée par l'Auto HDR Remastering Pro (pour un rendu HDR à partir d'un signal SD), même si quelques rares effets de Color Banding peuvent encore s'inviter sur les dégradés les plus complexes. Pour ce dernier procédé, le résultat à l'écran est visible sans toutefois d'effet « waouh ». Son activation peut cependant s'entendre dans un environnement lumineux par exemple, à l'instar d'un mode ISF Jour. Ainsi, la lisibilité de l'image progresse, c'est plus agréable à regarder.

Dernière précision, en mode HDR en présence d'un film lumineux ou d'un jeu gorgé de couleur et de lumière, le téléviseur chauffe. Rien d'inquiétant, mais le phénomène est plus important que l'an passé avec un spécimen S95F. La rançon des performances hors norme du Samsung TQ55S99H en matière de pic lumineux. Il faut le savoir.
Du côté de la fluidité, l'extrême réactivité de la dalle auto‑émissive ayant tendance à accentuer les saccades sur les contenus 24p, un recours modéré à la compensation de mouvement s'avère judicieux. Un réglage léger permet de stabiliser efficacement les travellings sans basculer dans un effet « vidéo » artificiel, et ce, sans générer d'artefacts gênants autour des objets en mouvement.
Samsung TQ55S99H : luminance record, HDR magique, QD Oled et Color Volume
C'est incontestablement en présence d'un signal HDR que ce diffuseur repousse les limites connues et écrase la concurrence. Le Samsung TQ55S99H transcende la technologie QD Oled avec un pic de luminance stratosphérique, mesuré à 2 856 nits sur une fenêtre de 10 %. Associée au contraste infini inhérent à l'auto‑émission, cette réserve de puissance génère une dynamique d'image saisissante. La colorimétrie n'est pas en reste, merci le procédé Color Booster Pro et une couverture à près de 100 % du DCI‑P3 et 90,27 % de l'espace Rec.2020. Le spectacle offert par les disques 4K Ultra HD Blu‑Ray est tout simplement hors norme, débordant de matière et de détails dans les hautes lumières. Si l'absence du HDR Dolby Vision reste une constante chez la marque coréenne, l'éblouissante gestion du HDR10+ et HDR10 compense très largement cette lacune. Revers de la médaille face à cette débauche d'énergie lumineuse, la consommation électrique de la dalle s'avère logiquement supérieure à la moyenne (cf. notre section Spécifications), sans être toutefois outrancière.
Samsung TQ55S99H, moniteur gaming et Input Lag foudroyant
Les passionnés de jeu vidéo trouvent également en ce téléviseur un moniteur de luxe. La capacité à encaisser des flux Ultra HD 4K jusqu'à 165 Hz garantit une fluidité exemplaire pour les joueurs PC exigeants, sans oublier les possesseurs de consoles de dernière génération capés, eux, à 120 hertz… Avec un retard à l'affichage (Input Lag) chronométré sous la barre symbolique des 10 ms (9,7 ms précisément en 1 080p/60, 5,4 ms en 2 160p/120), la réactivité en pleine action est foudroyante.
Samsung TQ55S99H, AI Football Mode Pro et hub conversationnel
Sur le plan acoustique, le système 4.2.2 de 70 W piloté par le procédé OTS+ délivre des voix claires et parfaitement centrées. Toutefois, l'extrême finesse du châssis et la vocation murale de l'écran restreignent naturellement la profondeur des graves et le déploiement de la bulle Dolby Atmos, rendant l'ajout d'une barre de son compatible Q‑Symphony vivement conseillé. L'intelligence artificielle vient néanmoins prêter main‑forte aux amateurs de sport avec l'ingénieux AI Football Mode Pro, parfait pour isoler les commentaires de la ferveur des gradins. Enfin, l'expérience utilisateur est sublimée par Tizen 2026 et le nouveau hub Vision AI Companion (Live Translate, Copilot, Perplexity), toujours pilotés par la petite télécommande SolarCell, à laquelle on reprochera simplement son absence tenace de rétroéclairage.

- référence Samsung TQ55S99H
- diagonale de l'image
- standard
- résolution native x pixels
- 100 Hz
- contraste
- 100 Hz
- réception télétexte, PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT ( tuner ), SAT ( tuner ), Câble ( tuner )
- disque dur 0 Go
- connectique 1 entrée DVI (), 3 entrées péritel (3 , ), 0 entrées (), 1 entrée audio numérique (), 1 sortie casque (), 1 sortie audio stéréo, 1 sortie audio numérique (), 1 sortie subwoofer, lecteur de cartes mémoire (SD/MMC, Memory Stick, Smart Media/xD, Compact Flash), 1 port Ethernet, Wi‑Fi (), CPL
- compatibilité NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24)
- usage télécommande , capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
- réglage Espace couleur (), balance des blancs paramétrable (), réglage de gamma (), rétroéclairage (), renforcement du contraste (), désentrelacement (vidéo/film)
- réducteur de bruit D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
- optimisation de la netteté dans les mouvements en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
- compensation de mouvement en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
- son puissance ( x W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC), ARC, eARC, traitement audio (), égaliseur, AVL, mode voie centrale
- consommation W