Enceinte

Sony HT-A9

Par Gwendal Lars - Publié le 10/05/22
Mustav
Prix indicatif : 1 999 € TTC
Note AVCesar.com
Type : pack Home Cinéma 4.0 sans-fil
Puissance globale : 380 W
Enceintes : actives bass‑reflex, liaison sans‑fil
Amplication : Class D
Piossance : 35 W sur HP effets Atmos, 25 W sur tweeter frontal, 35 W sur HP frontal medium/boomer
Haut-parleurs : large bande rectangulaire 46 x 54 mm (HP effets Atmos), tweeter 19 mm à dôme souple, medium/boomer rectangulaire 70 x 82 mm
Liaison sans[-]fil : 5 150‑5 250 MHz, 5 250‑5 350 MHz, 5 470‑5 600 MHz, 5 650‑5 725 MHz et‑5 725‑5 850 MHz
Boîtier de contrôle entrée/sortie : HDMI/HDMI (TV ARC/eARC) compatibles HDCP 2.3, S‑Center
Fonction Pass-Through : jusqu'en 4K/120, 8K/60
Compatibilités HDR : HDR10, HDR HLG et HDR Dolby Vision
Boîtier de contrôle ports : port Ethernet sur prise RJ‑45, port USB pour mises à jour
Boîtier de contrôle connectivité : IEEE 802.11 a/b/g/n/ac 2,4 GHz et 5 GHz, Bluetooth 5.0 LDAC, AirPlay 2, Spotify Connect, Chromecast (intégré), Works with Amazon Alexa et Google Assistant
Formats audio gérés  : LPCM 2ch, LPCM 5.1ch, LPCM 7.1ch, Dolby Digital, Dolby TrueHD, Dolby Digital Plus, Dolby Atmos, Dolby TrueHD, DTS, DTS‑ES Discrete 6.1, DTS‑ES Matrix 6.1, DTS 96/24, DTS‑HD High Resolution Audio, DTS‑HD Master Audio, DTS:X
Dimensions : 160 x 313 x 147 mm pour une enceinte, 150 x 52 x 150 mm pour le boîtier
Consommation : 22 W par enceinte, 15 W pour le boîtier
590,00  €
Amazon.fr
L’essentiel

Sony joue la carte des enceintes virtuelles avec cette configuration et la marque pousse ce concept à l’extrême. Grace à de nouveaux DSP aux algorithmes de traitement du signal sonore particulièrement évolués, le système Sony HT‑A9 assure une restitution à 360° capable de donner l’illusion d’une installation allant du 5.1 jusqu’au 7.1.4 Dolby Atmos.

 

Sony HT-A9, 360 Spatial Sound Mapping

Cette prouesse est liée à la technologie exclusive 360 Spatial Sound Mapping. Cette dernière procède dans un premier temps à un scan de la pièce d'écoute (cf. explications plus bas dans la section Verdict Technique), évalue ensuite le placement de chacune des quatre enceintes et la distance les séparant. Dans le but bien sûr d'un calibrage fin pour optimiser la diffusion du son, en calant les unes par rapport aux autres : par exemple, une enceinte surround placée plus en retrait que l'autre, ou plus en hauteur, diffusera le son un poil en avance ou en retard pour que les deux canaux surround parviennent parfaitement simultanément au point d'écoute. Voilà une ergonomie bienvenue qui facilite grandement l'installation des enceintes. Autre atout du procédé 360 Spatial Sound Mapping, il crée douze enceintes virtuelles pour délivrer un environnement surround large et immerger totalement le spectateur dans l'action (cf. visuel ci‑dessous). 

 

 

Sony HT-A9, concept innovant basé sur 4 enceintes sans‑fil

Le plus surprenant est que pour offrir une telle sensation d’écoute, le système n’exploite que quatre enceintes aux dimensions réduites. L’intégralité des traitements numériques de décodage et de génération des enceintes virtuelles est assurée par un petit coffret, lui aussi de petite taille et très discret, dialoguant avec chaque enceinte par l’intermédiaire d’une liaison sans‑fil. Ainsi, non seulement il n’est plus nécessaire de tendre des câbles de long en large et du sol au plafond dans son salon pour bénéficier d’une immersion sonore totale mais, qui plus est, la mise en service du HT‑A9 reste discrète puisque seules les quatre petites enceintes sont à disposer avec beaucoup de liberté puisqu’aucun lien physique entre elles et le boîtier de commande n’est présent. En revanche, si vous n’êtes pas un adepte des ondes et du genre à couper le plus souvent le Wi‑Fi chez vous et à privilégier les connexions filaires, le système Sony HT‑A9 n’est pas pour vous.

 

 

Sony HT-A9, package acoustique

À noter que chaque enceinte regroupe en fait deux enceintes élémentaires, en somme deux sections. La première, assez classique, se base sur une structure deux voies combinant un haut‑parleur boomer/médium et un tweeter. Néanmoins, ici déjà, Sony innove par les solutions retenues pour ces haut‑parleurs. Si le tweeter reste assez conventionnel en mettant à contribution un dôme souple 19 mm de diamètre, le médium‑boomer est, en revanche, assez original. Le traditionnel cône de sa membrane fait place à une sorte de structure pyramidale aux arrêtes arrondies. Une forme qui offre au HP une périphérie de membrane quasiment rectangulaire. Ce choix n’est pas innocent car il permet en fait d’offrir une surface de membrane maximale par rapport l’encombrement dédié au haut‑parleur. Associé à un fort débattement, ce choix dote les petites enceintes du système HT‑A9 d’une certaine aisance pour descendre dans le grave.

 

 

La seconde section des enceintes est dédiée à la restitution des canaux Hauteur des pistes Dolby Atmos chargés de la diffusion des sons « venant du ciel ». Elle s’articule autour d’un haut‑parleur large bande logé sur la face supérieure de chaque enceinte. Orienté vers le plafond de la pièce, le système exploite la réflexion du son sur celui‑ci pour restituer les canaux « Height » du Dolby Atmos. Ici encore, pour ces haut‑parleurs large bande, Sony a opté pour une structure rectangulaire.

 

Sony HT-A9, amplification

Pour ce qui est de l’amplification, chaque enceinte renferme trois amplificateurs numériques travaillant en Class D. Un premier amplificateur d’une puissance de 35 W a pour mission de piloter le médium‑boomer. Un deuxième amplificateur, également numérique, d’une puissance de 25 W gère le tweeter. Le filtrage de séparation des deux voies est lui aussi assuré par traitement numérique. Enfin, un dernier amplificateur, toujours numérique, est dédié au haut‑parleur large bande de restitution des effets Dolby Atmos.

 

 

En configuration de base, on pourra être surpris que l’installation ne compte ni voie centrale ni caisson de grave. C’est sous cette forme que nous l’avons testée. Cependant, pour renforcer l’ampleur et la profondeur des effets spéciaux il est possible d’adjoindre à cette configuration l’un des deux caissons sans‑fil que Sony propose de lui associer, à savoir le SA‑SW3 ou, encore plus musclé, le SA‑SW5 (cf. photo ci‑dessus). La voie centrale, pour sa part, est recréée sous forme d’une enceinte virtuelle.

 

Ici également, Sony propose une autre solution. Certes elle est liée à l’écosystème de la marque et ne concerne que certains téléviseurs récents de la famille Bravia dotés de la fonction Voie Centrale. Le petit boîtier chargé de piloter l’ensemble du système porte sur sa face arrière une prise mini‑jack 3,5 mm siglée S‑Center Out (cf. photo ci‑dessous). En la raccordant au téléviseur par l’intermédiaire d’un cordon fourni, elle transforme ses haut‑parleurs internes en enceinte de voie centrale. Une option qui offre une localisation encore plus précise des dialogues par rapport aux positions respectives des différents acteurs sur l’écran.

 

 

Sony HT-A9, boîtier de contrôle

Enfin, c’est le petit boîtier de pilotage du système qui regroupe la connectique. Elle est plutôt limitée puisqu’elle se résume à une entrée/sortie HDMI eARC destinée au téléviseur et une unique entrée HDMI proposant de recevoir, par exemple, un lecteur Blu‑Ray. La certification HDCP 2.3 est de rigueur. À cela s’ajoute un port Ethernet et un port USB réservé aux mises à jour Firmware. Cette connectique HDMI est compatible avec le transit de flux vidéos Ultra HD 8K/60 ou 4K/20, HDR HLG, HDR10 et HDR Dolby Vision.

 

 

Il est clair que Sony considère qu’avec l’entrée/sortie HDMI eARC offrant la possibilité de transformer le téléviseur familial en sélecteur de source, il est inutile de surcharger l’arrière du boîtier d’une batterie de prises et autres connecteurs non indispensables. Nous aurions toutefois apprécié la présence d’une entrée optique pour, entre autres, autoriser l’utilisation d’un téléviseur d’ancienne génération ou pouvoir accéder à un lecteur de CD audio sans devoir allumer le téléviseur.

 

Côté audio, une liaison Bluetooth 5.0 vient compléter les accès aux systèmes tandis que le port Ethernet, ou la liaison Wi‑Fi compatible Chromecast (intégré) et AirPlay 2, ouvrent le système au traitement de contenus diffusés en streaming ou issus de sources partagées, telles qu’ordinateur ou disque dur Nas, sur le réseau local. À savoir, la certification Spotify Connect est également de mise, idem pour les labels Works with Amazon Alexa et Works with Google Assistant (nécessité d'une enceinte de type Amazon Echo ou Googgle Home).

 

Concurrence

Il est difficile de trouver de réels concurrents au système Sony HT‑A9. En effet, si une multitude de barres de sons proposent de recréer des canaux d’ambiance virtuels, aucune ne se base sur une configuration aussi discrète et simple à mettre en œuvre. 

 

Signalons toutefois que Sony n’en est pas à son coup d’essai en ce qui concerne la gestion de l’axe vertical de l’espace sonore à partir d’enceintes virtuelles. Sa barre de son HT‑ZF9 bénéficiait du même type de traitement pour offrir une sensation d’immersion sonore dans les trois axes assez convaincante. 

Verdict technique

La mise en service de ce système est des plus simple puisque, hormis son raccordement au téléviseur à l’aide du cordon HDMI fourni, aucun autre câblage n’est à réaliser. Il faudra juste prendre soin de bien respecter la disposition des quatre petites enceintes. En effet, chacune est dédiée à un emplacement spécifique : Avant Gauche, Avant Droite, Arrière Gauche et Arrière Droite. Sous la base de chacune d’elles le canal auquel elle est dédié est précisé sous formes de deux lettres : FL, FR, RL et RR, abréviation en anglais de Front Left, Rear Right, etc (cf. photo ci‑dessous). En complément, un petit schéma rappelle le positionnement de chaque enceinte par rapport au téléviseur, difficile donc de faire plus clair.

 

 

Sony HT-A9, autocalibrage

Une fois l’ensemble des enceintes raccordées au secteur, le boîtier de gestion du système peut être mis sous tension. Un OSD apparaît alors précisant que la liaison sans‑fil avec chaque enceinte est bien opérationnelle. Ensuite, une séquence d’autocalibrage est proposée (déjà mentionnée au debut de ce banc d'essai au moment de l'explication de la technologie 360 Spatial Sound Mapping). En plus d’adapter le comportement du système aux caractéristiques acoustiques de la pièce pour optimiser son fonctionnement, elle autorise donc un placement asymétrique des enceintes, pour une ergonomie inédite.

 

C'est bien là un autre point fort du système Sony HT‑A9, une grande liberté en termes de positionnement des enceintes, compatible donc avec des intérieurs à fortes contraintes dans le domaine (cf. captures ci‑dessous). Ici, les micros que portent les enceintes sont mis à contribution pour mener à bien cette opération. Contrairement à ce qui est le cas sur une grande majorité d’amplificateurs audio/vidéo Home Cinéma, il n’est pas utile de connecter un micro au système pour assurer le bon déroulement de la séquence d’autocalibrage. Seul impératif, comme de tradition, ne pas faire de bruit durant cette opération. Une fois cette analyse acoustique terminée, le système HT‑A9 est prêt à être utilisé.

 

 

 

Sony HT-A9, écoutes Home Cinéma

Nous lui avons donc appliqué nos traditionnelles séquences de tests et divers extraits de films. Rappelons que nous avons évalué ce système en « version de base », c’est‑à‑dire sans le connecter à un téléviseur Bravia, pour utiliser ses haut‑parleurs en tant qu’enceinte centrale, ni lui associer de caisson de grave complémentaire. D’emblée, la sensation d’immersion sonore est excellente. De plus, des sons semblent effectivement provenir d’enceintes virtuelles pour offrir à l’espace audio une dimension impressionnante, une vraie bulle sonore (cf. illustration ci‑dessous).

 

 

Autre point assez surprenant, bien que les enceintes dédiées à la restitution des canaux frontaux soient assez espacées, la sensation de disposer d’une enceinte centrale dédiée à la restitution des dialogues est bien présente. Ils semblent réellement provenir de l’écran du téléviseur et bénéficient d’une excellente intelligibilité. Pour ce qui est de la restitution des effets spéciaux, même s’ils ne bénéficient pas de l’ampleur que pourrait leur offrir un caisson de grave, leur restitution reste tout a fait satisfaisante.

 

Il ne faut pas perdre de vue que, dans cette configuration de base, le canal infra‑grave qui leur est dédié est appliquée simultanément aux quatre enceintes. Leur médium‑boomer travaillent ainsi conjointement et cumulent une puissance globale de 140 W (35 W x 4) pour offrir aux déferlantes de basses une énergie plus que suffisante pour une utilisation en appartement, ente autres.

 

 

Sony HT-A9, écoutes stéréo

Nous avons également soumis le système HT‑A9 à nos habituelles écoutes de plages musicales. Signalons au passage que la télécommande propose plusieurs modes de restitution en fonction de l’utilisation du système. Outre le mode Cinéma, un mode Musique, pour une restitution plus linéaire, est disponible. La qualité de restitution pour la lecture de fichiers audio traditionnels qu’offre le système HT‑A9 est tout à fait satisfaisante. Il pourrait même en remontrer à pas mal de configuration dites Hi‑Fi. La restitution est bien assise et équilibrée. L’espace stéréophonique est ample et précis même si le « staging » à une propention marquée à l'ouverture pour un rendu manquant un poil de naturel.

 

Sinon, une touche marquée Immersive AE (cf. photo ci‑dessous) donne accès à la création de canaux virtuels depuis le signal stéréophonique afin de retrouver une certaine sensation d’immersion sonore. Sur les enregistrements publics, les lives ou même sur ceux réalisés en salle de concert, ce mode de restitution est plutôt plaisant, même si certains puristes lui reprocheront de ne pas respecter le travail de l’ingénieur du son responsable de la captation de l’œuvre.

 

 

Sony HT-A9, conclusion

Sony nous propose donc avec le pack HT‑A9 une solution radicalement innovante et à l’usage peu contraignant pour s’équiper d’un dispositif capable d’offrir une restitution réellement ample et immersive. Certes, son prix peut sembler un peu élevé, mais il est à comparer à celui d’une installation conventionnelle offrant la même qualité de prestation. Même en s’appuyant sur des enceintes de moindre qualité, il est loin d’être évident de composer un système doté de la même efficacité pour un budget inférieur, sans compter les coûts inhérents à la mise en place de la câblerie appropriée. Sans oublier une mise en route simplissime qui en ravira plus d'un.

+ Les points forts
»  
Gestion globale de l’espace sonore et des enceintes virtuelles
»  
Excellente sensation d’immersion sonore
»  
Simplicité de mise en service
»  
Compatibilité DLNA et accès aux services en ligne
»  
Compatible Chromecast (intégré), AirPlay 2 Works with Google assistant et Amazon Alexa
»  
Puissance généreuse
- Les points faibles
»  
Pas d’entrée optique
»  
Pas d’entrée analogique
»  
Pas de port USB (pour la lecture de contenus)
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