Lecteur Blu-Ray

Panasonic DP-UB820

Par Jacques Guiot - Publié le 10/09/18
Mustav
Prix indicatif : 429 € TTC
Note AVCesar.com
Type : lecteur BD Profile 6.0
Décodeur audio : Dolby Atmos et DTS:X
Sortie HDMI : 2 (v 2.0)
Dimensions (L x H x P) : 430 x 63 x 204 mm
Poids : 2,2 kg
527,34 €
Amazon.fr
L’essentiel

En attendant de pouvoir tester le fer de lance 2018 de la marque, le très attendu lecteur Panasonic DP‑UB9000, nous vous proposons un banc d'essai du petit frère, le Panasonic DP‑UB820. Pour faire court, cette platine Ultra HD Blu‑Ray reprend peu ou prou la même base que celle de la Panasonic DMP‑UB900 apparue en 2016 (cliquez pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d'AVCesar.com), avec quelques fonctionnalités supplémentaires comme la compatibilité HDR Dolby Vision, HDR10+ ou HDR HLG. Cependant, le numéro de série 800, au lieu de 900, nous indique qu'il s'agit là d'une déclinaison moins huppée.

 

 

Présentation du Panasonic DP‑UB820 

En effet, le design est un peu moins raffiné, l'électronique moins audiophile et la connectique moins complète. Cependant, le lecteur Panasonic DP‑UB820 intègre la nouvelle version du processeur HCX offrant une meilleure gestion HDR et de la courbe de transfert EOTF (luminance) avec notamment la fonction HDR Optimizer pour une meilleure gestion des différents masters 1 000 ou 4 000 nits des disques 4K Ultra HD. Une conversion SDR/HDR est également présente, malheureusement limitée aux services réseau.

 

 

Malgré l'abandon de la certification THX (qui n'a aucune incidence qualitative puisque le UB900 ne proposait aucun mode Image THX), on retrouve bien sûr la certification Ultra HD Premium et évidemment tout le savoir‑faire de Panasonic en termes de traitement audio, image et justesse colorimétrique. Cette platine regroupe aussi de nombreux équipements lui permettant d'être également utilisée comme lecteur multimédia ou platine audiophile. Enfin, Panasonic propose une très bonne section audio analogique et numérique même si la DMP‑UB900 fait mieux sur ce point. Outre la possibilité de lire des galettes DVD, Blu‑Ray 1 080p 2D et 3D, 4K Ultra HD Blu‑Ray, la gestion des CD audio et toutes sortes de fichiers multimédias vidéo ou audio, dont les formats dits Hi‑Res Audio comme le Flac 192 kHz/24 bits ou le DSD, sont assurés.

 

 

Évidemment, le premier point fort de cette platine UB820, c'est son prix. Avec une qualité similaire à celle du UB900, des fonctions supplémentaires et un équipement légèrement revu à la baisse, elle est commercialisée au prix indicatif de 429 €, soit un tarif plus que divisé par deux ! Sa qualité de construction, bien que soignée, reste assez classique avec un châssis léger, en grande partie en PVC pour un poids plume de 2,2 kg, mais ce rapport qualité/prix fait de ce lecteur un des modèles les plus intéressants du marché.

 

Une trappe transparente en façade s'ouvre pour révéler le lecteur optique, un port USB et l'afficheur digital qui indique quelques informations de lecture très sommaires. Par contre, on ne trouve plus de lecteur de cartes mémoire SD (SDHC/SDXC). À l'arrière du lecteur, on découvre une connectique complète avec deux sorties HDMI 2.0b pour séparer l'audio de la vidéo et une sortie analogique 7.1. En revanche, comparé au UB‑900 toujours, celle‑ci apparaît simplifiée et moins qualitative, avec la suppression de la sortie analogique stéréo dédiée et de la sortie coaxiale. On note donc une simple sortie optique, un port USB 3.0, un port Ethernet et une prise secteur en « 8 » avec câble détachable. Pour les connexions sans‑fil, pas de Bluetooth, ni d'AirPlay, mais le Wi‑Fi Direct et le Screen Mirroring sont présents.

 

 

À l'usage, le lecteur s'est avéré parfaitement stable, fonctionnel et silencieux en fonctionnement. Il profite évidemment des optimisations et mises à jour Firmware apparues pour son grand frère depuis deux ans, notamment sur la partie multimédia, mais aussi au niveau de la gestion des disques Ultra HD Blu‑Ray. Par contre, toujours pas d'améliorations en termes de réactivité, le même processeur Dual Core semble avoir été conservé. Le lecteur n'est pas très véloce. Il s'avère même parfois vraiment lent lors de nombreuses tâches : allumage, lancement d'un disque ou pour naviguer dans les chapitres.

 

Quid de l'équipement audio ?

Panasonic n'a pas vraiment fait de communication sur les circuits électroniques intégrés, notamment sur la partie audio, et pour cause, le UB820 ne reprend pas les composants audiophiles utilisés sur le UB900. Ce qu'il faut retenir, c'est qu’avec les lecteurs UHD BD Panasonic, l’avantage réside dans la qualité de fabricant de composants de la marque. Notamment avec le processeur HCX qui réalise une grande partie du travail pris en charge normalement via l’assemblage de plusieurs processeurs, chipsets ou DSP, donc avec des circuits plus longs, au sein d’architectures électroniques concurrentes. Ici, le HCX s'occupe du décodage vidéo, mais aussi du décodage audio, et fait également office de DSP et de convertisseur numérique‑analogique. Le HCX s'occupe donc aussi de la section Dac avec un filtrage LPCM en 192 kHz/32 bits. Cette polyvalence à l'énorme avantage de simplifier le circuit, de le rendre bien plus court et donc de limiter grandement les sources d'interférences. Par contre, certains composants Technics (propriété du groupe Panasonic) comme les excellents condensateurs (diodes Schottky), les AOP, et les connecteurs haute qualité ont ici disparu. Ces derniers permettaient au UB900 de rivaliser avec certains lecteurs ou Dac audiophile. En clair, si le UB820 conserve une très bonne section numérique et l'excellent traitement du signal réalisé par le HCX, la partie analogique reste très classique. De son côté, et même si elle paraît similaire à celle du UB900, l’alimentation (toujours de type à découpage) est ici moins performante. De toute évidence, les plus audiophiles d'entre nous, à la recherche du lecteur ultime, devront se tourner vers le UB9000 dont la disponibilité est annoncée pour octobre. Les cartes, circuits numérique et analogique intégrés sur ce dernier sont (avant l’épreuve du feu dans notre laboratoire) visuellement incomparables !

 

Ce sera donc le seul petit regret formulé à l’égard de ce lecteur très complet et très performant (comme vous pourrez le lire dans notre Verdict Technique). Une meilleure alimentation aurait pu hisser encore un peu plus haut les performances du circuit numérique et des algorithmes de décodage audio (et vidéo et de post‑traitement vidéo) du HCX !

 

Traitement vidéo très performant et très complet ! 

Ce fameux SoC (System on Chip) HCX nouvelle génération qui remplace l'ancien Uniphier depuis 2016, gère donc le décodage audio et vidéo et toutes les technologies employées par le format Ultra HD Blu‑Ray comme l'espace colorimétrique Rec.2020, l'encodage 10 bits, la définition UHD, le HDR10, le HDR Dolby Vision, le HDR HLG et le HDR10+. La prise en charge des décodeurs HEVC et VP9 lui permet de proposer l'accès à plusieurs services de VOD 4K HDR comme celles de Netflix, YouTube ou Amazon.

  

 

Comme tout SoC qui se respecte, il regroupe plusieurs processeurs audio et vidéo dont le 4K High‑Precision Chroma Processor, capable d'« upscaler » n'importe quel signal YCbCr en 4:4:4 et 12 bits pour offrir des couleurs plus riches, améliorer la précision de l'image et réduire la postérisation. À savoir, ce traitement est fonctionnel avec toutes les sources : en lecture Ultra HD Blu‑Ray, avec la VOD SD, HD et UHD/4K, mais aussi pour la lecture des DVD, Blu‑Ray 1 080p et tous les contenus multimédias en 1 080p, 720p ou SD. Bien sûr, le lecteur est capable d'upscaler n'importe quel contenu en Ultra HD 24, 50 ou 60 images par seconde. Petite précision intéressante, cette année Panasonic propose un procédé autoframerate 24/50/60 im/s parfaitement fonctionnel : les fichiers MKV 24p, par exemple, sont bien décodés en 24p pour une parfaite fluidité, même si la conversion en 60 im/s fonctionne également très bien et permet d'améliorer la fluidité avec les TV et vidéoprojecteurs dont la compensation de mouvement est perfectible voire absente.

 

On peut également demander au lecteur de donner la priorité à la résolution colorimétrique 12 bits au lieu du 4:4:4 en cas de limitation de la bande passante (cf. photo ci‑dessous). En effet, le passage de 8 à 12 bits apporte un gain qualitatif plus visible que le passage du 4:2:0 au 4:4:4, surtout sur un TV Oled. Précisons toutefois que pour une qualité optimale en 4:4:4 et 12 bits, il est fortement conseillé de laisser toute la bande passante au signal vidéo en séparant l'audio de la vidéo grâce aux deux sorties HDMI. Cela est d'autant plus valable en termes de qualité avec des contenus Ultra HD/4K à 60 im/s comme nous avons pu le constater en visionnant Un jour dans la vie de Billy Linn qui offre une qualité bluffante sur ce lecteur, digne des meilleures démos 4K Ultra HD qui font la promotion de ce format !

 

 

Ce puissant processeur propose un traitement vidéo paramétrable très complet qui permet d'améliorer les hautes fréquences et les fréquences intermédiaires des signaux de luminance pour accentuer les détails et le piqué de l'image ou encore optimiser les signaux de chrominance. Nous avons tout particulièrement apprécié un filtre unique en son genre, puisque Panasonic est le seul fabricant à le proposer sur un lecteur. Il s'agit de l'amélioration des contours qui permet de corriger le phénomène connu sous l’appellation « Ringing Effect ». Cet effet de double contours vient souvent polluer l'image lorsqu'on accentue un peu trop les détails, ce qui dégrade la précision et entraîne souvent des scintillements sur les textures fines (barbes, cheveux, surface à rayures, etc.).

 

Ce filtre est d'une telle efficacité qu'il suffit de le paramétrer sur 1 pour corriger pratiquement n'importe quel souci de double contour dans 90% des cas, et obtenir ainsi une image bien plus propre, avec un relief et une profondeur de champs plus marqués. C'est d'autant plus appréciable que la plupart des alimentations à découpage entraînent souvent un peu de bruit résiduel qui accentue les soucis de Ringing Effect. D'autre part, ce filtre corrige également le bruit résiduel sans flouter l'image comme le ferait un filtre dédié au gommage de bruit de compression Mpeg, Mosquito ou Digital (cf. plus bas). Évidemment, nous déconseillons de le régler trop fort sous peine de lisser exagérément l'image et perdre en piqué. Au final, il faudra trouver le bon équilibre. À savoir, les filtres sont encore plus efficaces en sortie Ultra HD qu’en 1 080p, car ils travaillent avec plus de précision et permettent d'améliorer grandement l'Upscaling 2 160p ! À cela, Panasonic ajoute trois réducteurs de bruit (DNR, Mpeg et Mosquito Noise), pour corriger les vidéos compressées ou les films avec beaucoup de grain. À utiliser en dernier recours, car comme tous les filtres de ce type (et comme déjà évoqué plus haut), ils lissent l'image, et peuvent même entraîner un léger flou s’ils sont réglés trop haut.

 

 

Ce n'est pas tout, ce lecteur se distingue aussi de la concurrence par une vaste possibilité de réglages pour optimiser le rendu audio et vidéo. On peut tout faire ou presque ! Pour la partie image, en plus du traitement vidéo déjà évoqué, on peut choisir de sortir un signal YCbCr 4:4:4, 4:2:2, 4:2:0 ou RGB Avancé/Limité. Si, comme déjà explicité, on peut upscaler n'importe quel contenu (vidéo, Blu‑Ray, DVD, VOD) en 2 160p, on peut aussi « downscaler » un signal Ultra HD Blu‑Ray en 1 080p avec de très bons résultats. On trouve également plusieurs modes Images préréglés (Normal, Cinéma, Animation, Live). Nous conseillons le mode Normal, le plus neutre et configurable avec la possibilité de mémoriser trois types de traitements vidéos différents. Outre les traitements déjà évoqués (Luma, Chroma et amélioration des bords) on note aussi les réglages habituels de Contraste, Luminosité, Teinte et Couleur.

 

On trouve en plus quelques nouveautés au sein des réglages. On passera rapidement sur la conversion SDR/HDR qui n'en est pas vraiment une, puisque cela permet surtout de conserver un signal HDR en sortie lorsqu'on utilise un service OTT pour des questions de stabilité, mais ce n'est malheureusement pas un véritable convertisseur HDR à la volée. En revanche il est possible de convertir un signal HDR HLG en HDR PQ (cf. photo ci‑dessus).

 

 

On trouve également un réglage pour préciser le profil du diffuseur : TV Oled, LED à forte luminance comme un Quantum Dots, ou vidéoprojecteur HDR, etc. (cf. photo ci‑dessus). Ce dernier est géré par le nouvel algorithme HDR Optimizer du HCX afin d'optimiser les différentes courbes de transfert EOTF disponibles sur les disques UHD Blu‑Ray. En effet, les premiers lecteurs avaient un peu de mal à gérer les différents masters proposés sur les disques Ultra HD Blu‑Ray, certains étant encodés à 4 000 nits, d'autres à 1 000 nits, ou encore certains avec un noir à 0 nit et d'autres à 0,05 nit ce qui entraîne irrémédiablement des rendus HDR variables, des voisinages du noir parfois bouché, des blancs parfois brulés, voire une colorimétrie instable. Ici le rendu HDR est géré de la meilleure façon possible en fonction des capacités du TV ou vidéoprojecteur ! Si ce réglage paraît anodin, sachez que cette nouveauté apporte une nette amélioration du rendu HDR !

 

 

Autre paramétrage utile, un mode de conversion HDR/SDR avec lequel on peut doser la dynamique de l'image. C'est évidemment un réglage quasiment indispensable au regard du très grand nombre de téléviseurs Ultra HD incompatibles HDR installés aujourd'hui dans les foyers. Sans même comptabiliser les modèles dont la gestion HDR n'offre pas un rendu très convaincant. D'autant plus indispensable que cela permet aussi de lire un disque Ultra HD Blu‑Ray sur un TV 1 080p avec des résultats très étonnants ! À noter, ce lecteur permet d'afficher à l'écran toutes les informations sur les signaux audio et vidéo utilisés par les contenus, mais également pour le signal de sortie. Ainsi, on peut constater que lors d'une conversion HDR/SDR, l'espace couleur Rec.2020 est également converti en Rec.709, alors que l'encodage 10 bits est conservé…

 

Réglages audio toujours aussi complets et utiles ! 

Il est également possible d'optimiser la sortie audio avec un mode High Clarity Sound qui s'apparente à un mode Pure Audio : le lecteur désactive tous les circuits numériques ou analogiques non utilisés. Si vous sélectionnez la sortie analogique, les sorties optique, coaxiale et HDMI seront désactivés. Idem, si vous raccordez une des sorties numériques (coaxiale, optique ou HDMI), toutes les autres seront désactivées. Mieux, utilisée en configuration Hi‑Fi (mode Qualité Audio Optimale), même la sortie vidéo est désactivée, en plus de l'afficheur. Au final, une seule sortie audio est en fonctionnement, ceci afin de proposer une qualité de restitution sonore optimale en réduisant au maximum les interférences, le jitter et le THD (Taux de Distorsion Harmonique).

 

 

Panasonic a réalisé de gros progrès en termes de réduction du jitter grâce à ses SoC performants et tout‑en‑un, et son excellent algorithme HDMI Low Clock Jitter Process. Le lecteur propose également de nombreux DSP afin de modifier la signature sonore, pour un rendu plus chaleureux par exemple avec plusieurs DSP Digital Tube Sound, ou Sound Re‑Master qui « upsample » l'échantillonnage audio en 176,4 kHz ou 192 kilohertz. On peut aussi améliorer l'intelligibilité des voix, y compris sur une configuration stéréo, ce qui est très utile avec certaines pistes audio qui souffrent de dialogues en retrait. Cette option est particulièrement intéressante pour ceux qui connectent un Dac externe ultra haut de gamme au lecteur pour profiter d'une qualité audiophile sur leur amplificateur, puisqu’en stéréo les dialogues sont souvent trop en retrait.

 

Pour en terminer avec les possibilités de réglages, on trouve également une interface de configuration pour la sortie analogique 7.1 avec la possibilité de régler les niveaux, le crossover, définir le type des enceintes (pleine bande, satellites ou bibliothèques), activer/désactiver le caisson de grave, opter pour une configuration 3.1, 5.1, 4.0 ou 7.1, ou encore régler les distances entre les enceintes et la place d'écoute. Il ne manque qu'un réglage EQ ou encore un volume variable pour autoriser le branchement à un bloc de puissance.

 

 

Section multimédia intéressante avec Netflix 4K HDR 

Bien sûr, le Panasonic DP‑UB820 propose une section Smart TV et multimédia intéressante, même si c'est la partie qui souffre le plus du manque de vélocité du Dual Core, avec un temps de chargement des applications assez long et un manque de réactivité, des recherches lentes, etc. On retrouve peu ou prou l'interface des téléviseurs du fabricant (My Home Screen 3.0 basé sous l’OS Firefox) avec un moteur de recherche internet Mozilla, mais le nombre d'applications est plus limité. Espérons qu'une mise à jour enrichisse cette section du lecteur, car nous avons été surpris de voir que certaines applications majeures présentent sur le UB900 avaient disparu comme YouTube, Aupéo!, Deezer, ou la VOD pour adulte. On peut tout de même accéder à de nombreux services VOD comme Netflix 4K HDR, quelques applications Catch‑Up TV avec TV5Monde et Arte, mais aussi de la musique à la demande avec TuneIn, Shoutcast et plusieurs petits jeux, sans oublier Twitter.

 

Via les protocoles UPnP (DLNA), USB et même Samba (SMB), ce qui est assez rare pour le souligner, la section multimédia s’avère intéressante et même plutôt complète en dehors de l'absence de lecture des Iso Blu‑Ray et DVD, et des répertoires BDMV. La grande nouveauté par rapport au UB900 lors de sa sortie, et comme déjà mentionné, c'est évidemment le support du HDR10, HDR HLG, HDR10+, HDR Dolby Vision, HEVC et VP9 ! Panasonic a également fait de gros progrès au niveau stabilité en ajoutant le support 24p et l'autoframerate comme déjà précisé. Ce lecteur prend en charge quasiment tous les formats multimédias comme le MKV, AVI, MTS, PS, TS, M2TS, MP4, WMV HD, DivX HD, AVC‑HD, Mpeg, Mpeg2, Mpeg4, MPG, Vob, VRO, WMV9, mais aussi les photos 3D MPO, le Jpeg 4K ou les codecs h.264/AVC, h.265/HEVC, VP9 et VC‑1, XviD, entre autres. Toutes nos vidéos UHD HDR ont donc été gérées sans soucis, avec une qualité exceptionnelle et une parfaite fluidité. Par contre, nous n'avons pas pu lire certaines pistes HD (DTS‑HD/Dolby TrueHD) en lecture multimédia uniquement (évidemment). En lecture UPnP le changement de piste audio ne fonctionne pas, alors qu'il n'y a aucun souci en lecteur Samba, et nous avons rencontré quelques coupures sonores sur certaines vidéos Ultra HD/4K en envoyant l'audio en Bitstream (pas en PCM) (cf. photo ci‑dessous). D'autre part, avec l'abandon de la 3D, aucun progrès n'a été fait de ce côté‑là, avec l'absence de lecture des vidéos 3D comme le MKV 3D ou MKV MVC. Seules les vidéos 3D encodées en SBS ou T&B sont lues.

 

 

Pour la partie audio, c'est largement plus complet, presque digne d'un lecteur réseau audiophile avec l'avantage de pouvoir lire des musiques multicanales. En dehors des fichiers AIFF et APE, presque tous les formats Hi‑Res Audio sont acceptés, y compris en 32 bits, ce qui est là encore assez rare pour être souligné, comme le Wav LPCM en 192 kHz/32 bits ou l'Alac, parfaitement géré en stéréo, 5.1 ou 7.1 ! Aucun souci non plus avec le Flac 192 kHz ou encore le DSD 2,8 et 5,6 MHz, tous deux lus en stéréo ou 5.1. Seul le DSD en 11,2 MHz est limité à la lecture en stéréo (pas de 5.1), mais il faut bien avouer que c'est déjà excellent et que ce genre de format est extrêmement rare. À savoir, seule la stéréo est gérée pour les fichiers DSD 5,6 mégahertz. D'ailleurs, il est étonnant que les disques SACD ne soient pas reconnus alors que le DSD 5.1 l'est ! Par contre, petite déception, les pistes DTS‑HD et Dolby TrueHD ne sont pas lues en bitstream. Pire, même le DTS Core n'est pas géré. Pour le reste, les formats les plus courants sont pris en charge comme le AAC, MP3, AC3, E‑AC3 ou Wav‑LPCM.

Concurrence

Malheureusement, si on trouve énormément de choix du côté des TV UHD, peu de fabricants s'intéressent à la production de lecteur Ultra HD Blu‑Ray, surtout avec le succès rencontré par la VOD en streaming capable d'offrir, sous condition de débit, une très belle qualité d'image.

 

Le lecteur Panasonic DP‑UB820 ne rencontre donc pratiquement aucun concurrent dans cette gamme de prix en dehors du lecteur Oppo UDP‑203EU qui propose à peu près le même style d'équipement, avec une sortie analogique 7.1, la compatibilité HDR Dolby Vision, un post‑traitement vidéo et un châssis robuste. Mais ce modèle est sorti il y a bientôt deux ans et coûte deux fois plus cher. De plus, la marque a annoncé se retirer complètement de ce marché (cf. notre actualité Oppo quitte le marché de l'électronique, donc celui des lecteurs Ultra HD Blu‑Ray…). On peut également évoquer la Xbox One X de Microsoft qui est avant tout une console de jeu, mais doté d'un lecteur Ultra HD Blu‑Ray compatible HDR10. Ce dernier ne propose aucun post‑traitement vidéo, mais on peut subodorer une compatibilité Dolby Vision (cf. notre actualité HDR Dolby Vision sur Xbox One, c’est (presque) disponible) à venir lors d'une prochaine mise à jour Firmware.

Fiche technique
Type : lecteur BD Profile 6.0
Décodeur audio : Dolby Atmos et DTS:X
Compatibilité : CD audio, CD DTS, DVD vidéo, BD vidéo, 3D, Ultra HD, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, Dolby TrueHD, Dolby Atmos, DTS, DTS-HD, DTS:X
Connectique : 2 sorties HDMI (v 2.0), sortie multicanale (7.1), sortie audio numérique (optique), 2 ports USB Host, port Ethernet, Wi‑Fi (ac)
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, Dolby TrueHD, Dolby Atmos, DTS-HD, DTX:X, DivX (Ultra HD), WMV (Ultra HD), Mpeg2 (Ultra HD), Mpeg4 (Ultra HD), MKV (Ultra HD), TS (Ultra HD), HEVC, VP9, Jpeg, Fat32, NTFS, UPnP (DLNA), Podcast, Webradios, WebTV, Accès Web
Fonctions : CEC, xvYCC, Deep Color, High BitRate Audio, désentrelacement (vidéo/film) automatique, upscaling vidéo Ultra HD, gestion du zoom à partir du 4/3 intelligente, gamme HDMI réglable, gamma (paramétrable), réglage de netteté
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
Télécommande : oui
Consommation : 32 W (1 W en veille)
Finition : noir
Dim. (L x H x P) : 430 x 63 x 204 mm
Poids : 2,2 kg
ph image
Verdict technique

Le spectacle audio‑vidéo proposé par le format Ultra HD Blu‑Ray et les disques 4K Ultra HD est bien sûr lié, en premier lieu, à la platine UHD BD mais aussi énormément des performances et qualités du diffuseur. Dans les données de l’équation du rendu image, la présence au niveau du téléviseur d'une vraie dalle 10 bits ou simulation 10 bits, voire 8 bits, ou encore la gestion de l'espace colorimétrique étendu, la justesse du calibrage et des réglages peuvent considérablement changer la donne.

 

 

De plus, la qualité du contenu est malheureusement encore très variable. Récemment, nous avons pu visionner Billy Linn qui démontre à quel point le format Ultra HD possède encore une grande marge de progression. Le passage à 60 im/s apporte une grande précision de l'image en mouvement, même si certains trouveront que le rendu se rapproche trop de celui d'un reportage ou documentaire et perd un peu le cachet d'une image typée « cinéma ». Enfin, les réglages appliqués au lecteur dépendent grandement des performances de post‑traitement et Upscaling du diffuseur. Nous regrettons d’ailleurs l'absence d’une Sortie Directe qui permettrait de confier la mise à l’échelle des contenus SD ou HD au diffuseur si ce dernier s'avère plus performant que le lecteur dans ce domaine.

Une fois la situation posée clairement, avec les limites de l’exercice, pour démontrer que la vérité d’une configuration n’est pas celle d’une autre, place au verdict technique…


Résultat des courses ? 

Avant d'aller plus loin dans ce banc d'essai, précisons que désormais, Panasonic propose une fonction qui permet de lire les contenus Ultra HD en Rec.2020 et cela même si on préfère convertir le signal HDR en SDR, alors qu'auparavant la lecture SDR convertissait irrémédiablement l'espace colorimétrique en Rec.709 (comme déjà mentionné). Voilà une excellente nouvelle car certains TV n'affichent pas une qualité HDR suffisante pour donner la préférence à ce format qui peut engendrer des dérives, des noirs bouchés ou blancs brûlés s'il est mal géré. D'autre part, certains films captés sur pellicules argentiques affichent un niveau de bruit parfois excessif en HDR. Évidemment, avec le Panasonic DP‑UB820 nous retrouvons l'une des grandes forces de la marque avec une gestion colorimétrique d'excellente facture et, surtout, très naturelle, ce qui n'est pas le cas de tous les lecteurs. Ici, les couleurs sont parfaites en mode Normal. Les couleurs riches, éclatantes, intenses et surtout le traitement 12 bits du processeur HCX offrent des dégradés somptueux avec une nette réduction des soucis de polarisation, ce qui est très appréciable en présence d’un TV Oled toujours assez sensible sur la question. Même les halos autour d'un soleil offrent de bien meilleurs dégradés.


Évidemment, cela vient en grande partie de l'espace couleur Rec.2020 et de l'encodage 10 bits, mais le Chroma Upsampling contribue aussi à ce résultat, y compris avec les contenus 8 bits upscalés en 12 bits par couleur. On peut également apprécier la performance de conversion Rec.2020/Rec.709, HDR/SDR et surtout l'excellent downscaling d'un contenu UHD 10 bits 4:2:0 en 1 080p, 12 bits et 4:4:4 ! Cela peut paraître anodin, puisque forcément celui qui achète un lecteur UHD est susceptible de posséder un TV UHD, mais ce lecteur pouvant servir avec un diffuseur Full HD dans la maison, c'est tout de même une qualité intéressante.

 

 

Ce lecteur propose donc une excellente qualité de lecture et un traitement vidéo d'une efficacité redoutable ! Quel que soit le téléviseur, avec dalle 8 bits ou 10 bits, l'amélioration des détails et des contours apportent plus de relief à l'image, avec des arrière‑plans plus nets et plus précis. Cela améliore donc nettement la profondeur de champ, alors même qu'il s'agit déjà d'un des aspects les plus spectaculaires lorsqu'on découvre la technologie Ultra HD Blu‑Ray. C’est bien simple, certains plans semblent offrir un horizon à perte de vue ! Le seul reproche que nous ayons à faire, comme expliqué dans la première partie de ce test, concerne la qualité de l'alimentation, et cela malgré les très belles performances en réduction du jitter, qui entraîne un très léger bruit résiduel. Cela ne se voit pas forcément sur des contenus d'excellente qualité, mais avec des films qui souffrent déjà d'un grain un peu excessif, d'artefacts de compression Mpeg ou de fourmillements, un bruit appelé Mosquito Noise s’invite à la fête. On peut compenser ce petit défaut avec une bonne barrette secteur, mais il sera toujours préférable que le lecteur possède une excellente alimentation, comme cela semble être le cas du grand frère UB9000. Plus l'image est pure et dénuée de bruit résiduel lors du décodage, plus les filtres d'amélioration des détails peuvent offrir d'excellents résultats sans accentuer également le bruit.

 

D'autre part, ce lecteur s'est révélé très stable sur la lecture des disques Ultra HD Blu‑Ray. Nous avons rencontré très peu de bugs, aucune dégradation anormale de l'image. Forcément, ce n'est pas le lecteur le plus stable et le plus silencieux qui existe, la faute à un châssis un peu trop léger en PVC, mais nous n'avons pas noté de bruit de fonctionnement excessif. Précisons au passage que bien souvent, lorsqu'on installe un lecteur UHD Blu‑Ray pour la première fois, il est conseillé de redémarrer tous les appareils après avoir terminé les réglages. Il arrive souvent que des soucis d'Edid ne permettent pas de profiter pleinement des réglages du lecteur ou que le TV ne bascule pas dans l'espace couleur Rec.2020, voire que le signal HDR reste inopérant.

 

Gestion de la technologie HDR 

Il y a deux ans, lors de la sortie du UB900, Panasonic avait réussi à proposer un premier lecteur Ultra HD Blu‑Ray parfaitement fonctionnel et très performant. Il n'est donc pas si surprenant que ça de voir que ce nouveau lecteur reprend en grande partie la base du UB900, même si on peut regretter que certaines fonctions qui s'annonçaient intéressantes à la naissance du format Ultra HD Blu‑Ray comme la possibilité de riper des disques UHD Blu‑Ray en copie privée sur un Nas (Digital Bridge), ne soient finalement pas au menu. Mais, à l’époque du UB900, une chose posait vraiment souci, la gestion du format HDR. Et c'est justement sur ce critère que Panasonic a travaillé dur avant de lancer sa nouvelle gamme 2018.

 

 

En effet, le DP‑UB820 propose de nouvelles fonctions d'optimisation HDR. Comme déjà explicité dans la première partie de ce banc d’essai, il est par exemple possible de préciser le type de diffuseur utilisé pour que la courbe de luminance soit traitée de la meilleure façon possible en fonction des capacités du diffuseur. Nous avons donc le choix entre Oled, LED à faible Luminance, LED à Haute Luminance et vidéoprojecteur. On trouve également une fonction pour optimiser automatiquement la gestion des contrastes en HDR, ou encore pour gérer la différence entre divers masters (UHD Blu‑Ray encodé à 1 000 nits, 4 000 nits, noir encodé à 0 nit ou 0,05 nit, avec métadonnées statiques ou dynamiques). Le but de tous ces nouveaux réglages et algorithmes est évidemment d'adapter l'échelle de gris au mieux pour proposer des noirs plus fouillés, moins bouchés, éviter les blancs brûlés, offrir plus de nuances et une meilleure cohésion de la luminosité de l'image, que la scène se déroule de nuit, de jour ou encore dans la pénombre. Jusqu'ici, il était souvent nécessaire de changer les réglages d'un film à l'autre sans même l'assurance d'une parfaite lisibilité. Au final, noirs bouchés ou grisâtres et scènes sombres surexposées étaient du spectacle. Un comble pour ce format censé offrir une meilleure lisibilité dans les noirs et plus de dynamique.

 

 

Rappelons également que le traitement vidéo s'adapte au contenu. Il est conseillé de paramétrer un réglage différent avec un disque UHD BD et un Blu‑Ray 1 080p. Avec ce dernier, il faut baisser le niveau des filtres, car l'image est moins fine, moins précise, afin d'éviter les doubles contours. Heureusement, le Panasonic DP‑UB820 compte trois mémorisations au niveau des paramètres. Celles‑ci sont à définir lors de la lecture d’un Blu‑Ray ou d’un Ultra HD Blu‑Ray par exemple, ou encore lors d’une source en provenance d’un service réseau, et le lecteur basculera ensuite automatiquement sur le traitement approprié lors du choix de l’un ou l’autre des sources (réseau, BD ou disque 4K Ultra HD). Au final, cela demande un peu de temps pour bien configurer le lecteur, mais une fois terminé, on profite d'un rendu exceptionnel, peu importe la source. Évidemment, comme mentionné en début de ce test, le constat est le même avec les contenus multimédias ou VOD tel ceux de Netflix qui profitent également du traitement vidéo et des performances du lecteur. À condition d'avoir un débit réseau suffisant pour profiter de la meilleure qualité possible (l'algorithme d'encodage HEVC de Netflix s'adapte aux débits en lisant les différentes couches d'encodage de la vidéo, plus ou moins compressée).

 

Dans de bonnes conditions, les contenus Ultra HD/4K HDR disponibles sur Netflix sont donc vraiment somptueux lus depuis le lecteur Panasonic ! Probablement une des plus belles qualités VOD que nous ayons pu voir. Panasonic propose même une fonction de conversion SDR/HDR pour éviter la bascule des modes Image du TV si le débit devient variable. Par contre, avec le DVD et les vidéos SD, les résultats sont beaucoup moins convaincants, et nous pensons que cela est dû en partie à la qualité d'alimentation. De toute évidence, l'Upscaling en lui‑même est très bon, mais certains diffuseurs proposent mieux. Encore une bonne raison pour regretter l'absence d'un mode Sortie Directe.

 

 

Performances audio analogique et numérique 

Le Panasonic DP‑UB820 se démarque aussi par la qualité de son rendu audio et, contrairement au UB900, celui‑ci est surtout excellent en numérique. La qualité analogique est très satisfaisante, mais on ne peut pas vraiment parler de qualité audiophile. La plupart des composants dits Hi‑Fi présents sur le UB900 ayant disparu, cela s'entend et se voit sur les mesures des étages de sorties analogiques. Le rendu numérique profite encore une fois des performances du processeur HCX, de la possibilité de couper les sorties audio non utilisées, de séparer les pistes audio/vidéo pour soulager la bande passante très sollicitée en lecture UHD 4:4:4/12 bits et 60 im/s, la fonction Hight Clarity Sound Premium ou encore ce fameux HDMI Low Clock Jitter Process qui améliore la précision, la spatialisation, la fluidité, la dynamique et l'aération de la scène sonore. Sur ce point, la qualité audio HDMI ou même en sortie coaxiale est vraiment exceptionnelle. Sur un bon amplificateur avec de bonnes enceintes, la différence avec d'autres lecteurs est flagrante. Sinon, la sortie optique offre une meilleure qualité d'écoute que la sortie HDMI, mais c'est une constante sur tous les appareils, car la sortie HDMI est plus sensible au Jitter.

 

C'est intéressant à savoir surtout pour ceux qui utilisent des Dac externe. D'autant plus que les nombreux filtres d'améliorations audio, amélioration des dialogues, DSP pour changer la signature sonore, permettent d'optimiser la qualité d'écoute via un Dac externe. On relève par exemple une séparation stéréo (diaphonie ou crosstalk) de ‑158 dB et une gamme dynamique d'environ ‑150 dB. Le niveau de THD, lui, est tellement faible qu'il offre une parfaite transparence sonore. Il monte, au pire des cas, à 0,03 dB dans les basses fréquences (entre 30 Hz et 100 Hz), mais aucune distorsion à partir de 1 kHz ! Soit une valeur Pondéré‑A de 0,0005% de THD ! Évidemment, en sortie analogique c'est moins bon, mais l'écoute reste tout de même très agréable avec une belle image stéréo grâce à une diaphonie d'à peine ‑109 dB, mais une dynamique assez perfectible, comprise entre ‑95 dB et ‑99 dB. Évidemment, ça dépend aussi des sources, de l'encodage audio, etc.

 

 

L'écoute est douce et précise à la fois, avec un rendu vocal magnifique. En écoute musicale, les voix sont belles et sensuelles, mais cette platine se démarque surtout par la qualité et la précision des dialogues, surtout en stéréo là où de nombreux lecteurs concurrents sont très limités. Non seulement le downmix multicanal en 2.0 est excellent, mais le DSP pour améliorer les dialogues renforce ces derniers afin qu'ils ne soient pas étouffés, voire inaudibles lors des scènes d'action. Aucun bruit ni souffle ne viennent polluer l'écoute, même à fort volume avec un bruit plancher à ‑145 dB ! Vraiment, on le répète, la qualité audio numérique est très appréciable, car trop souvent négligée. Nous avons désormais encore plus hâte de découvrir ce que le UB9000 à dans le ventre ! Quand on voit la qualité des composants électroniques utilisés dans ce dernier, ça laisse rêveur...

 

Pour conclure 

Ce lecteur souffre finalement très peu de reproches, si ce n'est une alimentation perfectible. Il reprend une base tellement excellente que nous pouvions nous attendre à de tels résultats. Évidemment, on regrette les quelques absences, comme trop peu d'applications intéressantes pour le moment, mais surtout, l'absence de lecture des pistes audio HD et quelques soucis pour changer de piste audio en UPnP, un problème pourtant présent depuis plus de deux ans et qui n'a toujours pas été corrigé. Quelques bugs de lecteur multimédia sont aussi à déplorer, mais assez rare. D'un autre côté, on apprécie vraiment les petites nouveautés comme la gestion du HEVC et VP9 en multimédia, du HDR10+, du HDR Dolby Vision et HDR HLG, et surtout tous les réglages qui permettent d'optimiser la qualité de lecture HDR pour profiter de superbes scènes sombres avec des noirs fouillés et un rendu HDR très équilibré, quel que soit le master ou le diffuseur utilisé !

 

Le traitement vidéo du Panasonic DP‑UB820 est très intéressant, notamment le filtre Anti‑Ringing Effect qui s’avère indispensable, à tel point que l’on regrette qu'aucun lecteur concurrent n'en propose. On trouve encore de nombreux réglages pour optimiser le rendu avec toutes sortes de téléviseurs et vidéoprojecteurs, quelle que soit leurs spécifications (HDR ou SDR, 8/10 bits…) et même une conversion HDR/SDR paramétrable et un downscaling UHD/1 080p de toute beauté ! Autre nouveauté très intéressante, la possibilité de convertir un signal HDR en SDR tout en conservant l'espace colorimétrique Rec.2020. Là aussi indispensable pour ceux qui n'aiment pas le rendu HDR de leur TV ou vidéoprojecteur.

 

 

Autre bon point, la qualité exceptionnelle de la VOD Netflix 4K HDR ! Malheureusement, nous n'avons pas retrouvé YouTube 4K, ni d'autre offre de VOD comme Amazon Instant Video. Espérons qu'un prochain Firmware enrichisse les applications, car cette section s'est appauvrie depuis le UB900. Enfin, la comptabilité multimédia de ce lecteur est très complète et sera largement suffisante pour 95% des utilisateurs avec notamment le Flac, le DSD et le MKV, la lecture de toutes les vidéos UHD HD (en dehors de l’absence de lecture des pistes DTS‑HD et Dolby TrueHD restituées sans aucun son). Autre petit reproche, il concerne la télécommande vraiment très limite, peu pratique, pas très design et dont l'ergonomie laisse à désirer, surtout sans aucune touche rétroéclairée.

 

Pour résumer, Panasonic avec le DP‑UB820 propose une excellente déclinaison du DMP‑UB900 dotée d’un prix largement plus accessible. Pour ceux qui chercheraient un lecteur ultra‑polyvalent, à la fois pour la vidéo et la musique avec une qualité de haute volée, le UB9000 semble répondre à ces attentes, sous réserve d'une validation objective lors d'un prochain test évidemment ! La concurrence, déjà très réduite depuis l'abandon d'Oppo va avoir fort à faire pour rivaliser avec le DP‑UB820, surtout du côté des lecteurs haut de gamme. Probablement l'un des meilleurs rapports qualité/prix du marché ! 

+ Les points forts
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Qualité audio numérique de haut vol
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Sortie analogique 7.1
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Post‑traitement vidéo très performant et complet
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Conversion HDR/SDR paramétrable de haute volée
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Optimisation du rendu HDR exceptionnel !
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Deux sorties HDMI
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Netflix en Ultra HD/4K HDR
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Compatibilité HDR Dolby Vision, HDR10+, HDR HLG
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Excellent rapport qualité/prix !
- Les points faibles
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Pas de lecture audio HD en multimédia
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Châssis en PVC & mécanisme de lecture un peu lent
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Télécommande décevante
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Qualité de l'alimentation perfectible
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Nombre d'application limitée
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