Upload saison 1

Année : 2020
Créateur : Greg Daniels
Interprètes : Robbie Amell, Andy Allo, Allegra Edwards, Zainab Jonhson
Éditeur : Amazon Prime Video
VOD : 10 x 30'
Genre : science-fiction, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 01/05/20
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78
HDR10
16/9
Bande-son
Français Dolby Digital Plus 5.1
Anglais Dolby Digital Plus 5.1
Allemand Dolby Digital Plus 5.1
Italien Dolby Digital Plus 5.1
Portugais Dolby Digital Plus 5.1
Japonais Dolby Digital Plus 5.1
Sous-titres
Français, anglais, allemand, italien, espagnol, danois, indonésien

En 2033, dans un monde où la technologie et l'intelligence artificielle font partie intégrante du quotidien, Nathan, un jeune et brillant programmeur, est victime d'un accident de voiture autonome (un comble). Sous la pression de sa petite amie richissime, il est immédiatement « uploadé » dans Paradise, un monde virtuel réservé aux plus riches, ainsi, sa conscience continue de vivre à l’intérieur d’un avatar. Tout en tombant amoureux de son « ange » (en fait, celle qui gère au quotidien son avatar), Nathan ne tarde pas à comprendre que son accident n'en est peut‑être pas un…


Imaginée par Greg Daniels (The Office), cette série post‑mortem ne manque pas d’originalité. À la fois thriller d'anticipation, comédie romantique et satire de notre monde moderne matinée de quelques scènes gore, il est bien difficile de ranger Upload dans un registre précis tant elle mélange les genres, parfois avec plus ou moins de bonheur. Si l'histoire d'amour n'est guère passionnante et surtout prétexte à faire se confronter réel et virtuel, les scénaristes ne manquent pas d’idées truculentes quand il s’agit de décrire un gadget futuriste ou un programme délirant, à l'image de l'intelligence artificielle de Paradise incarnée par un groom d'un hôtel de luxe un peu débile incapable de gérer l'inattendu. Sans doute la meilleure partie de la série et celle qui pose le plus de questions : le futur de Paradise n'est‑il pas déjà à notre porte, avec son lot de problèmes éthiques comme la sauvegarde des données, le respect de la vie privée et l'inégalité entre les plus riches et les autres (dans la série, certains peuvent s'uploader après leur mort dans des paradis artificiels tandis que d'autres n'ont droit qu'à une triste cellule faute de gigas, donc d'argent) ?

 

En convoquant un futur très réaliste servant à faire accepter au spectateur l'idée aussi géniale qu'énorme de « l'upload », ces dix épisodes en disent aussi beaucoup sur notre présent. Les traits sont bien sûr grossis, les curseurs poussés, mais sous ses airs de série comique légère, ce sont bien les relations entre les humains qui sont scrutées par le prisme des algorithmes, et le constat est effrayant. À tel point que les auteurs ne vont pas jusqu'au bout de la noirceur du propos, préférant filer l'histoire d'amour impossible entre Nathan (dont le jeu inégal empêche parfois à croire à son personnage/avatar) et sa coach (Andy Allo, parfaite), véritable moteur narratif de cette première saison qui a parfois tout de la bluette quiche.

 

Au final, une étonnante plongée dans un monde pas si lointain où tout le monde roule bien sûr à l'électrique, où l'on peut assister à son propre enterrement par écran interposé, ou encore étreindre ses enfants ou sa fiancée éplorés avec une combinaison un peu spéciale. Un rêve éveillé ou bien un cauchemar ? À chacun de juger. Notre seul regret, qu'un grand réalisateur n'ait pas eu ce projet entre les mains pour faire réellement décoller la série. On attendant, la saison 2 a déjà été commandée par Amazon. On sera au rendez‑vous.

Cédric Melon - Publié le 19/05/20
Liste des bonus
- Aucun


Commentaire

Un bug ? Malheureusement non.

Note bonus : 0/6
Image

Deux ambiances très distinctes : une dominante orange un peu étrange pour le monde virtuel qui connaît lui aussi ses bugs et ses mises à jour mais se veut accueillant et ensoleillé, et beaucoup plus de sobriété et de précision pour le monde réel, qui est aussi plus froid et austère. Un parti pris qui fonctionne très bien, bourré de mille et un détails graphiques que les geeks s'amuseront à relever. Les effets spéciaux fonctionnent bien, les aller‑retour entre les deux mondes aussi. On attend maintenant encore plus de surprises et de trouvailles pour la saison 2.

Top image : aucun
Note image : 4/6
Son

La série s'ouvre sur le cultissime Family Affair de Mary J. Blige pour une bouffée d'énergie qui caractérise parfaitement le personnage d'Andy Allo. Le reste du temps, la série oscille entre composition musicale plutôt sobre et titres générationnels : DJ Snake, Maroon 5 & Julia Michaels… La VO nous gratifie de nombreux effets rigolos et d'une belle ampleur pour une série somme toute plutôt sage d'un point de vue sonore.

Top son : aucun
Note son : 4/6



Nouvelle Newsletter
inscrivez-vous
OK
Merci !

Les informations recueillies sont destinées à AVCesar.com pour vous assurer l'envoi de votre newsletter.

Vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification de vos données personnelles, ainsi que celui d'en demander l'effacement dans les limites prévues par la loi.

Vous pouvez également à tout moment revoir vos options en matière de ciblage. En savoir plus sur notre politique de confidentialité.

PLANNING
10/06/20 Vice Squad
10/06/20 Une vie cachée
10/06/20 The Gentlemen
BONNES AFFAIRES
INTERVIEWS
Stefano Sollima - Gomorra saison 1
https://www.avcesar.com/source/interview/157/photo_0253124723.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/139/photo_0259145504.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/166/photo_0804204009.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/175/photo_0556215604.jpg
stefano-sollima
liam-neeson
sarah-jessica-parker
mathieu-amalric
DOSSIERS
»
2013, la barre (de son) tabasse
»
Ultra HD : le TV de demain s'invite dans nos foyers
»
Best of Blu-Ray 2011