par Gwendal Lars
le 02 septembre 2019

Dali Katch One

A
note
8.2
10
label
prix
749 €
les plus
  • Bon rapport qualité/prix
  • Simplicité d’utilisation
  • Restitution très équilibrée
  • Bluetooth APT‑X intégré
  • Encombrement réduit
  • Finitions soignées
  • Pieds et fixations murales fournies
les moins
  • Affichage embryonnaire
  • Connectique limitée
  • Pas de fonctionnalité multiroom
présentation

Encore peu connu du grand public, le constructeur danois Dali jouit pourtant d’une excellente réputation chez les connaisseurs de la marque, mais aussi chez les passionnés de Home Cinéma haut de gamme et de Hi‑Fi avec ses séries Epicon, Rubicon, Opticon, la série d’enceintes actives sans‑fil Callisto ou encore les spécimens compacts Menuet. Une image que le fabricant scandinave s’est forgée année après année en proposant des solutions techniques innovantes, comme son tweeter hybride associant un tweeter à dôme et un tweeter à ruban ou son matériau spécifique faisant très largement appel à la fibre de bois pour la confection des membranes de ses boomers. Si Dali est pourtant resté dans l’ombre depuis de nombreuses années, la marque souhaite maintenant se faire connaître et, pour cela, elle diversifie ses productions. Depuis quelque temps déjà Dali propose des petites enceintes nomades Bluetooth, les modèles Katch, associant un design original à une réelle qualité d’écoute pour répondre aux besoins de musique nomade exprimés par les consommateurs.

 

 

Dali lorgne du côté du marché TV

Maintenant c’est au monde du audiovisuel que s’attaque Dali. Si elle disposait déjà d’une première barre de son avec la Kubik One, sa dernière‑née Katch One profite d’optimisations tout en arrivant sur le marché à un prix plus serré que sa grande sœur. Elle bénéficie, bien entendu, de toute l’expérience et de tout le savoir‑faire Dali en matière de restitution sonore. Elle gagne également en encombrement grâce à l’emploi massif de haut‑parleurs de petit diamètre dérivés de ceux qu’exploite la gamme d’enceintes nomades Katch. Autre particularité, Dali a souhaité proposer une barre de son simple à utiliser et autonome. Ainsi, même si la Katch One dispose d’une sortie Subwoofer, elle est parfaitement capable de fonctionner sans son assistance. 

 

Package acoustique

La Dali Katch One se base donc sur une architecture deux voies (2.0), ce qui en fait une barre stéréophonique plutôt conventionnelle. La restitution du grave est assurée par quatre petits boomers de 89 mm à fort débattement. Deux prennent place en façade, deux autres occupent les extrémités de la face arrière de la Katch One. De plus, quatre radiateurs passifs viennent les assister dans le grave profond pour renforcer l’impact des basses fréquences. Ici encore, deux sont logés en façade, à côté des petits boomers, deux autres à l’arrière également proche des boomers. L’aigu, pour sa part, est pris en charge par deux tweeters à dôme textile de 21 mm de diamètre.

 

 

À noter, chaque section est pilotée par un amplificateur numérique Class D capable de délivrer une puissance de 50 W chacun. Ainsi quatre amplificateurs numériques travaillent conjointement pour assurer la restitution. Un amplificateur est donc associé à chaque tweeter pour l’aigu, tandis que, pour le grave, les petits woofers sont associés par paire aux deux amplificateurs numériques dédiés à sa restitution. Cette configuration offre à Dali la possibilité de réaliser un filtrage électronique, en amont des amplificateurs, pour réaliser la sélection des plages de fréquences à aiguiller vers chaque voie. Rappelons que cette solution autorise une plus grande précision et plus d’efficacité dans l’opération de sélection des fréquences que le filtrage passif des enceintes conventionnelles.

 

 

Zoom sur la connectique

Côté connectique, la Dali Katch One donne ici aussi dans la simplicité. Elle dispose d’une entrée HDMI ARC pour accéder aux contenus sonores issus du téléviseur ainsi que de deux entrées numériques optiques. L’une d’elles pourra être mise à contribution sur les téléviseurs d’ancienne génération, dont le port HDMI ne gère pas l’ARC, ou est déjà monopolisé par une source vidéo par exemple. L’autre peut être dédiée à une source numérique comme un lecteur de audio">CD audio ou tout autre appareil numérique. Enfin, une entrée analogique, sur mini‑Jack 3,5 mm est présente pour le raccordement d’une source analogique, même si celles‑ci sont de moins en moins fréquentes. Enfin, la Katch One dispose d’un transmetteur Bluetooth APT‑X. Elle peut ainsi exploiter dans de bonnes conditions les contenus musicaux stockés sur un smartphone, une tablette ou même un ordinateur portable. Précisons enfin que la Katch One ne dispose que d’une unique sortie. Analogique, sur RCA, elle est dédiée au raccordement d’un caisson de basse optionnel pour l’assister lors de la restitution des scènes d’actions les plus appuyées.

 

 

Commandes et télécommande

Enfin la face supérieure de la Katch One porte un petit tableau de commandes. Un premier poussoir propose de sélectionner la source à utiliser. Un jeu de cinq LED vient préciser celle en cours d’exploitation. Bon point, la commutation en Bluetooth est directement accessible. Un poussoir spécifique lui est dédié. Un bouton central, de diamètre plus important, assure la mise sous tension de la Katch One. Il est entouré de quatre LED incurvées dont l’allumage progressif précise le volume d’écoute. Il s’ajuste en utilisant les poussoirs marqués «  » et « + » logés à sa droite. Enfin, un dernier poussoir, portant un idéogramme évoquant un égaliseur commande en fait la spatialisation du son. Il est ainsi possible de passer d’une restitution stéréo conventionnelle à une écoute en stéréo spatialisée. Bon point, une petite télécommande reprend l’intégralité de ces fonctions.

  

 

On le voit, avec la Katch One, la volonté de simplicité de mise en œuvre de Dali est parfaitement respectée. L’objectif de la société danoise est que l’utilisateur profite aisément de cette barre de son, sans devoir se poser de questions lors de chaque allumage ou extinction et ce, même en configuration musique seule, pour diffuser par exemple le contenu musical stocké sur un périphérique Bluetooth.

 

spécifications
  • référence Dali Katch One
  • type chaîne 2.0
  • puissance totale 200 W
  • connectique 1 entrée HDMI (v 1.4), 2 entrées numériques (2 optiques), prise façade (entrée baladeur), port USB
  • traitement audio DTS:X
  • multimédia Alac, DSD, AIFF, Bluetooth APT-X, Airplay 2
  • fonctions tuner DAB/DAB+, ARC, CEC, xvYCC, Deep Color, Auto LipSync
  • barre sonore 4 haut-parleurs, tout en un, bande passante de 46 à 25 000 Hz, finition noire ou blanche
  • consommation 100 W(< 0,5 W en veille)
  • dimensions l. 860 x h. 164 x p. 69mm
  • poids 3,7kg
concurrence

Bose dispose depuis déjà plusieurs années de la Soundbar 700 (765 €). Evolutive, il est possible de lui associer des enceintes satellites afin de disposer de véritables canaux d’ambiances. Enfin, elle accède aux services de musique en streaming en se connectant, soit en Wi‑Fi, soit en Ethernet, au réseau domestique.

 

Sonos a misé sur une architecture 3.0 pour sa Playbar (799 €). Elle optimise ainsi la restitution des dialogues. Faisant partie intégrante de l’écosystème Sonos, elle aussi peut recevoir des enceintes satellites et un caisson de basse pour optimiser ses performances Home Cinéma.

 

Monitor Audio a opté pour une solution passive pour sa barre de son SB‑4 (799 €). Il faut donc impérativement l’associer à un amplificateur pour l’exploiter.

 

Harman Kardon a richement doté sa barre de son Enchant 1300 (999 €) en lui offrant 13 haut‑parleurs internes. Elle crée ainsi des enceintes satellites virtuelles pour offrir une réelle sensation d’immersion sonore.

concurrence
  • référence Dali Katch One
  • type chaîne 2.0
  • puissance totale 200 W
  • connectique 1 entrée HDMI (v 1.4), 2 entrées numériques (2 optiques), prise façade (entrée baladeur), port USB
  • traitement audio DTS:X
  • multimédia Alac, DSD, AIFF, Bluetooth APT-X, Airplay 2
  • fonctions tuner DAB/DAB+, ARC, CEC, xvYCC, Deep Color, Auto LipSync
  • barre sonore 4 haut-parleurs, tout en un, bande passante de 46 à 25 000 Hz, finition noire ou blanche
  • consommation 100 W(< 0,5 W en veille)
  • dimensions l. 860 x h. 164 x p. 69mm
  • poids 3,7kg
verdict technique

On le répète, la mise en service de la Katch One est donc des plus simple. Pour nos tests nous l’avons raccordé au téléviseur à l’aide de l’une de ses entrées optiques. En mode stéréophonique conventionnel, lors de l’écoute de chaînes musicales, par exemple, elle offre une écoute très équilibrée. Croyez‑nous, à l’usage c’est bien le plus important, histoire d’éviter la fatigue auditive. Les racines issues du monde de la Hi‑Fi dont est issu Dali sont bien présentes. L’équilibre tonal est très bon et la restitution est globalement assez plaisante. L’aigu est détaillé sans être agressif tandis que le grave est ferme et réaliste, sans donner dans le ronflant ni avoir tendance à envahir la restitution. Le medium, enfin, bénéficie de beaucoup de clarté. Un point appréciable pour la restitution des dialogues auxquels il garantit une très bonne intelligibilité.

 

 

Compagnon idéal d'un Smart TV

Enthousiasmés par ses prestations, nous l’avons ensuite raccordée à un Smart TV récent, via HDMI, pour profiter des contenus YouTube. Après plusieurs essais fructueux dévolus à ses musiques préférées, on se surprend à enchaîner les titres de toute nature tellement le rendu sonore est jubilatoire. L’un des points marquants de la Katch One réside dans l’ampleur de sa scène sonore : elle repousse littéralement les murs du salon et de notre salle dédiée. La musique respire et emplit l’espace, toujours avec justesse.

 

 

Écoutes Hi-Fi

Ensuite, nous avons voulu jauger des capacités de la Dali Katch One en tant que chaîne Hi‑Fi de salon, avec une source CD audio connectée via optique et des styles de musique plus délicats à reproduire. Là encore, la Katch One est solide : elle se tire plutôt bien des ambiances Jazz comme nous avons pu le constater lors de l’écoute de Take Five de Dave Brubeck. Plus étonnant encore, au risque de braquer les tenants du mode Source Directe, et notre grande surprise (il faut l’avouer), l’activation de la spatialisation sur ces écoutes, bien que stéréophoniques, se révèle assez intéressante. Elle offre une reproduction stéréo encore plus élargie qui, même si ce mode ne correspond à rien de réel, s’avère agréable, notamment sur les restitutions de concerts live. L’écoute des enregistrements de François Feldman, à Bercy, ou de Johnny Rivers au Wiski à Gogo nous a permis de vérifier ce comportement.

 

 

Écoute Home Cinéma et séances jeu vidéo

En restitution Home Cinéma, la Katch One conserve beaucoup de sobriété. Elle garantit un niveau d’écoute soutenu et affronte les pics de dynamique avec beaucoup de bonne volonté. Même avec les mixages les plus furieux qui soient, nous n’avons pas réussi à lui faire mettre un genou à terre. Et pour rien gâcher, ici encore l’écoute est neutre et équilibrée, même à fort volume. Quelle que soit la nature des bandes‑son, aucune agressivité n’est à déplorer. Les inconditionnels d’effets spéciaux musclés ou de jeu vidéo (nous l’avons aussi testé lors de longues séances de jeu video PS4 Pro et Xbox One X) pourront en revanche la trouver un peu limitée dans l’extrême grave. Une sagesse de tempérament qui fera, en revanche, le bonheur du voisinage et qui justifie la présence de la sortie caisson pour les plus friands de « tremblements de terre ».

Une fois un caisson de basses adjoint, même de taille modeste, les séquences audio vigoureuses gagnent en intensité et les scènes d’action en densité. Ce dernier assoit définitivement le spectacle sonore. La vision de Avengers Endgame (bande‑son Atmos">Dolby Atmos) et les parties de God of War (PS4 Pro) ou de Star Wars Jedi : Fallen Orden (Xbox One X) offrent une ampleur décuplée.

 

Bluetooth à bord

Enfin, côté Bluetooth, il n’y a guère de chose à dire. Rien de plus simple pour en profiter : comme de tradition la Dali Katch One apparaît dans le menu déroulant des périphériques Bluetooth auxquels peut accéder le smartphone, la tablette, l’ordinateur, la console de jeu ou le baladeur. En somme, la barre de son se comporte exactement comme une enceinte ou un casque Bluetooth. Il suffit de la sélectionner sur le smartphone pour que le jumelage s’effectue sans souci et qu’elle diffuse immédiatement ses contenus.

 

 

Conclusion

Au final, avec la Katch One, le constructeur danois Dali réussit excellemment sa seconde incursion dans le marché de la barre de son. L’occasion pour le constructeur danois de se faire un nom sur l’un des rares segments du marché audio toujours dynamique, donc auprès d’un public plus large, avec celui des casques (un autre secteur sur lequel Dali devrait aussi prendre la parole rapidement). Après la Kubik One, la marque a su écouter les remarques des utilisateurs pour développer la Katch One et, surtout, viser un segment de marché plus accessible en termes tarifaires, sans jamais trahir la philosophie sonore Dali.

 

 

À contre‑pied des produits proposés par LG, Samsung ou Yamaha, bourrés d’électronique, le plus souvent imposant dans leurs dimensions et orienté son multicanal avec la présence des décodeurs Dolby Atmos et DTS:X, la Dali Katch One joue la carte de la simplicité, de la compacité et du design avec un système 2.0, évolutif 2.1 qui satisfera l’immense majorité des consommateurs. Esthétique sobre, pied en bois ou fixation murale en cuir, la dernière‑née de Dali, sobre et élégante, peut trôner fièrement au sein d’un salon moderne à la décoration épurée. De plus, avec ses entrées optiques et auxiliaire, et la certification Bluetooth pour profiter des plateformes musicales de streaming, elle permet de remiser définitivement au placard la traditionnelle chaîne Hi‑Fi du foyer. Associer le fond et la forme relève le plus souvent de la gageure. Celle‑ci est ici relevée haut la main par Dali, ce n’est pas le moindre des exploits.

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