par Gwendal Lars
le 06 juillet 2021

JBL Bar 5.0 Multibeam

A
note
8
10
label
prix
399 €
les plus
  • Espace sonore tridimensionnel enveloppant et bluffant
  • Puissance généreuse
  • Grave profond bien présent
  • Intelligibilité des dialogues
  • Accès Bluetooth 4.2
  • Compatibilité multiroom et assistants vocaux
  • Mise en service ultra‑simple
les moins
  • Flux DTS non traités
  • Effets limités dans l’axe vertical
  • Connectique limitée
  • Port USB limité aux mises à jour
présentation

C’est une barre de son autonome et à l’encombrement réduit que nous présente, ici encore, JBL, la Bar 5.0 Multibeam. Rappelons que la marque possède une sérieuse expérience dans ce domaine en offrant depuis déjà plusieurs années des dispositifs plus spécifiquement destinés aux pièces de surface modeste. Pour mémoire, la petite Boost TV que nous avions testéé il y a déjà plus cinq ans (cliquez sur la référence du produit pour découvrir notre banc d’essai) était la parfaite illustration de ce type d’équipement.

 

 

Package acoustique 5.0 mais les graves sont présents via quatre radiateurs passifs

Si, à l’époque, cette petite barre de son avait pour seule ambition d’améliorer le son du téléviseur, elle offrait déjà une certaine sensation d’espace sonore élargi. Cependant, la montée en puissance des DSP permet aujourd’hui de faire beaucoup mieux. Ainsi, bien que de taille plus conséquente, la JBL Bar 5.0 en reprend le concept. Cette barre de son peu encombrante offre une restitution cinq canaux pour une immersion sonore comparable à celle d’un système 5.1 conventionnel, à laquelle viennent s’ajouter des canaux virtuels dans l’axe vertical. À noter que pour être totalement autonome, elle intègre directement la gestion des fréquences graves, mais sans boomer dédié d’où son appellation 5.0 et non 5.1. Pour cela elle dispose de quatre radiateurs passifs (cf. première photo ci‑dessous) qui viennent assister dans le grave les cinq haut‑parleurs large bande de restitution du message sonore. Ces derniers, dotés d’un très tort débattement, adoptent une forme ovale, ou plutôt rectangle associant aux deux bouts des demi‑cercles, afin de préserver la faible épaisseur de la barre de son (cf. deuxième photo ci‑dessous).

 

 

 

Dolby Atmos virtuel

Trois d’entre eux prennent ainsi place sur la façade de la Bar 5.0 (cf. première photo ci‑dessous), les deux derniers sont logés à chacune de ses extrémités (cf. deuxième photo ci‑dessous). Les radiateurs passifs, d’un diamètre plus important, sont logés sous la barre de son et aux extrémités de sa face supérieure (cf. troisième photo ci‑dessous). En dépit des apparences, il ne faut pas les confondre avec des haut‑parleurs Hauteur actifs dédiés à la restitution des effets sonores Dolby Atmos, par exemple. Précisons que si la JBL Bar 5.0 est compatible Dolby Atmos, son DSP crée des canaux virtuels pour en restituer les effets sonores « venant du ciel ».

 

 

 

Class D et correction acoustique 

Pour piloter les haut‑parleurs, cinq amplificateurs numériques Class D sont mis à contribution. Ils disposent d’une puissance de 50 W chacun, soit une puissance cumulée de 250 watts. De quoi répondre très largement aux nécessités de restitution des effets sonores les plus appuyés dans une pièce de taille raisonnable. Un DSP de dernière génération prend en charge les différents décodages et traitements numériques. Fait peu courant à signaler, il est capable de prendre en compte les caractéristiques acoustiques de la pièce pour adapter au mieux le comportement de la Bar 5.0. Il suffit pour cela de maintenir la touche HDMI de la télécommande enfoncée plus de cinq secondes (cf. photo ci‑dessous).

 

 

Une série de rampes de fréquences est alors émise et le calibrage se fait de manière totalement automatique. Inutile de connecter un micro externe. Pour une simplicité d’utilisation maximale, le micro est déjà intégré à la barre de son. En fait, il est aussi mis à contribution pour répondre aux impératifs que requièrent les commandes vocales, qu’il s’agisse de Google Assistant, d’Alexa ou de Siri. 

 

La connectique

En ce qui concerne la connectique, JBL a doté sa petite dernière du strict nécessaire. On trouve une entre HDMI, pour éventuellement connecter un lecteur Blu‑Ray, mais surtout une sortie HDMI eARC à raccorder directement au téléviseur. Dans ce cas, c’est lui qui fait office de sélecteur de source. Une configuration de plus en plus fréquemment exploitée. Néanmoins une traditionnelle entrée optique est présente. Elle pourra être mise à contribution pour, par exemple, exploiter la Bar 5.0 sur un téléviseur d’ancienne génération incompatible HDMI ARC ou, éventuellement, connecter un lecteur CD audio afin d’écouter des contenus musicaux sans avoir à allumer le téléviseur. Par ailleurs, si la JBL Bar 5.0 dispose d’un transmetteur Wi‑Fi et d’une liaison Bluetooth 4.2, un port Ethernet est présent afin de la connecter au réseau domestique de manière filaire. Enfin, si elle dispose d’un port USB qui accepte les fichiers MP3, pour le reste il est réservé à la maintenance et, notamment, aux mises à jour Firmware.

 

spécifications
  • référence JBL Bar 5.0 Multibeam
  • type chaîne 5.0
  • puissance totale 250 W
  • connectique 1 entrée HDMI (v 2.0b), 1 entrée numérique (optique), 1 sortie HDMI (v 2.0), port Ethernet, Wi-Fi (ac)
  • traitement audio modes DSP (Dolby Atmos Virtuel), Dolby Pro Logic, Dolby Digital, Dolby TrueHD, Dolby Atmos
  • multimédia MP3, Bluetooth 4.2 + EDR, Airplay, Airplay 2
  • réglage vidéo gamme HDMI étendue
  • fonctions eARC, CEC, xvYCC, Deep Color, Auto LipSync
  • barre sonore 9 haut-parleurs, tout en un, bande passante de 50 à 20 000 Hz, finition noire
  • consommation 60 W(< 2 W en veille)
  • dimensions l. 709 x h. 60,5 x p. 100,5mm
  • poids 2,8kg
concurrence

Yamaha SR‑C20A (279 €) une barre de son au très faible encombrement à réserver aux petits écrans et aux pièces de taille modeste. Elle ne gère pas le Dolby Atmos.

 

Avec la Stream Base (349 €), Cabasse s’intéresse au monde de la barre de son. Si cet élément intègre un caisson de basses, la restitution se limite toutefois au 2.1.

 

LG propose la SN7CY (399 €), une barre de son compatible Dolby Atmos qui intègre un caisson de grave pour offrir aune solution au faible encombrement.

 

Sony dispose dans sa gamme de la barre de son HTX8500 (399 €). Compatible Dolby Atmos et équipée d’un caisson de grave intégré, elle s’adresse aux écrans d’une diagonale supérieure à 40 pouces.

 

Sonos Beam (449 €), un grand classique qui s’intègre à l’écosystème Sonos pour proposer une solution évolutive et multiroom.

concurrence
  • référence JBL Bar 5.0 Multibeam
  • type chaîne 5.0
  • puissance totale 250 W
  • connectique 1 entrée HDMI (v 2.0b), 1 entrée numérique (optique), 1 sortie HDMI (v 2.0), port Ethernet, Wi-Fi (ac)
  • traitement audio modes DSP (Dolby Atmos Virtuel), Dolby Pro Logic, Dolby Digital, Dolby TrueHD, Dolby Atmos
  • multimédia MP3, Bluetooth 4.2 + EDR, Airplay, Airplay 2
  • réglage vidéo gamme HDMI étendue
  • fonctions eARC, CEC, xvYCC, Deep Color, Auto LipSync
  • barre sonore 9 haut-parleurs, tout en un, bande passante de 50 à 20 000 Hz, finition noire
  • consommation 60 W(< 2 W en veille)
  • dimensions l. 709 x h. 60,5 x p. 100,5mm
  • poids 2,8kg
verdict technique

L’installation de la Bar 5.0 ne pose aucun problème. Il est possible de la connecter au téléviseur soit directement en HDMI soit, de manière plus conventionnelle, en utilisant son entrée optique. De même, sa mise en réseau est indispensable pour bénéficier de services annexes tels qu’assistant vocal ou fonctionnalités multiroom (via Alexa MRM, Google Chromecast ou Apple AirPlay 2). Pour notre part nous avons utilisé pour cela son port Ethernet.

 

 

Cette liaison peut également se faire en Wi‑Fi : il faut configurer la Bar 5.0 soit depuis l’application Google Home, soit depuis AirPlay Set Up en fonction du type de Smartphone, ou de tablette, utilisé. De même, pour rester dans le monde des liaisons sans‑fil, la Bar 5.0 dispose d’un transmetteur Bluetooth. Une pression prolongée sur la touche Bluetooth de la télécommande la fait passer en mode de recherche de connexion. Elle est alors visible dans le menu de connexion des périphériques Bluetooth disponibles d’un smartphone par exemple, exactement comme un casque sans‑fil. Il suffit de la sélectionner pour qu’elle puisse diffuser les contenus qu’il porte.

 

Séquence autocalibrage

Autre point important, afin que les effets d’ambiance soient restitués dans des conditions optimales, il est indispensable de lancer sa séquence d’auto‑étalonnage. L’opération est simple et ne nécessite que quelques secondes. Comme déjà mentionné, pour lancer le cycle d’analyses il suffit de maintenir la touche HDMI de la télécommande enfoncée plus de cinq secondes. Sinon, les principales commandes (Allumage/Extinction, choix de la source et gestion du volume), sont disponibles sur le sommet de la barre de son.

 

 

Écoutes Home Cinéma

Premier constat surprenant à l’écoute, la Bar 5.0 bénéficie d’une restitution généreuse dans le grave profond. Visiblement les quatre radiateurs passifs jouent pleinement leur rôle. Elle peut effectivement se passer de l’assistance d’un caisson de grave. La restitution reste néanmoins assez équilibrée, même si le grave tend parfois à passer légèrement à l’avant‑plan. Un point à pondérer par le fait que la Bar 5.0 dispose d’un réglage bienvenu offrant la possibilité d’ajuster son niveau de restitution du grave. Un autre point où cette barre de son excelle réside dans la sensation de son enveloppant. Les canaux virtuels, du moins dans le plan horizontal, sont extrêmement convaincants. L’auditeur a réellement l’impression de se trouver entouré d’enceintes virtuelles.

 

 

Une sensation de localisation de sources sonore qui est probablement moins vraie dans l’axe vertical. En effet, sur les bandes‑son Dolby Atmos (cf. photos ci‑dessus), il est difficile de réellement parler de canaux sonores tombants du ciel. Néanmoins, comme dans bien des cas de restitution Dolby Atmos virtuel, c’est l’ensemble de l’image sonore qui semble se déployer en trois dimensions avec la sensation qu’elle « flotte » assez nettement au‑dessus du niveau de la barre de son. Ce n’est déjà pas mal.

 

Surprenantes basses et parfaite clarté des dialogues

Côté effets sonores, la lecture de nos séquences de tests habituels nous a confirmé l’excellente tenue de la Bar 5.0 dans l’infragrave. Les scènes d’action les plus musclées sont ainsi accompagnées de leur traditionnel mixage impétueux. La bande‑son des extraits de Games of Thrones, Insurgent ou Mad Max Fury Road, ont ainsi trouvé une ampleur impressionnante par rapport aux dimensions de la Bar 5.0. Et on le répète, à l’exception des dialogues, qui bénéficient d’ailleurs d’une bonne intelligibilité, l’essentiel des sons semble provenir d’enceintes virtuelles très nettement dissociées de la barre de son. Un effet assez surprenant encore plus marqué que chez certains concurrents. Visiblement JBL a mis au point des DSP et des algorithmes de traitement du message sonore particulièrement performants. 

 

Chaîne Hi-Fi pour écoute de proximité

Important, capable de délivrer une pression acoustique maximale de 92 décibels à un mètre, la Bar 5.0 dispose d’une certaine réserve de puissance pour affronter sereinement les pics de dynamique, du moins dans des pièces de taille moyenne. Elle sera parfaite pour sonoriser un salon jusqu’à une vingtaine de mètres carrés. Au‑delà, il est bien évident que les inconditionnels d’émotions fortes lui préféreront un équipement plus puissant, mais ce n’est pas là le marché visé par cette barre de son.

 

 

Enfin, même si la Bar 5.0 n’a pas pour vocation de se substituer à une chaîne Hi‑Fi conventionnelle, son comportement reste honorable pour l’écoute de musique. Son équilibre est satisfaisant. À ce sujet, on pourra juste regretter l’absence totale d’entrée analogique. L’écoute de supports audio conventionnels ne pourra donc guère se faire que par l’intermédiaire de l’entrée optique. Elle pourra ainsi accueillir un lecteur de CD audio, voire un enregistreur numérique. Cette disparition progressive des entrées prouve bien que nous entrons définitivement dans l’univers de la dématérialisation totale des supports.

 

 

Conclusion

Bref, il faut bien avouer notre surprise après le test de la JBL Bar 5.0. Certes, ces performances ne la destinent pas à la reproduction de musique classique mais elle vise avant tout les amateurs de films et de séries, qui aiment aussi profiter via Bluetooth ou CD de leur musique préférée. Et là, elle fait sacrément le job. Pour un tarif contenu qui plus est. Si la restitution stéréo est satisfaisante pour profiter en usage courant de sa bibliothèque musicale, le son du téléviseur est en revanche incroyablement magnifié avec une multitude d’enceintes virtuelles qui délivre une bulle sonore large, haute, parfaitement maîtrisée, bref jubilatoire ! En un mot comme en cent, la JBL Bar 5.0 est spectaculaire.

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