Le premier jour d’ouverture du magasin, au centre commercial Domus dans la banlieue parisienne, aura tenu toutes ses promesses avec un bilan assez impressionnant. Et même si les chiffres communiqués dans cette actualité proviennent de l’enseigne Saturn elle-même, et peuvent donc être sujets à caution -45 000 visiteurs le 29 octobre, environ 2 500 TV et 3 000 ordinateurs vendus-, nous sommes tout à fait enclins à les croire. En effet, la rédaction était présente jeudi matin à l'ouverture du rideau parmi les (extrêmement !) nombreux consommateurs empressés de dépenser leur argent (voir photo ci-dessous). Et nous avons été les témoins d’une journée de folie. C’est bien simple, la sécurité a dû organiser une rotation du public tellement le magasin (11 500 m2 dédiés à la vente, on le rappelle) était bondé : pour une personne sortant, une autre pouvait entrer. Ensuite, le spectacle était assez hallucinant. Nous avons assisté dans les allées à des situations proches de la foire d’empoigne avec des clients qui se disputaient le même article. Les produits en tête de gondole, aux prix alléchants, partaient comme des petits pains et les employés n’avaient même pas le temps de « défilmer » leur palette, encore moins de les décharger. Et malgré les nombreuses caisses placées à chaque étage du magasin, les files d’attente étaient énormes. Le délai pour s’acquitter de ses emplettes dépassait les 60 minutes. Une fois à l’extérieur du magasin, le show continuait dans la galerie commerciale où nous avons aperçu des consommateurs, l’immense majorité en tenue de travail d'ailleurs (costumes trois pièces, combinaisons de chantier, et on en passe…), déambuler en poussant pour certains d’énormes cartons de TV et , essayant dans le même temps de rassembler leurs nombreux sacs plastiques estampillés Saturn. Bref, ce fut une expérience unique (sans doute proche de celle éprouvée par les acheteurs la première heure du premier jour des soldes). Tant mieux, car on ne referait pas ça tous les jours… Résultat, le magasin, quelques heures après son ouverture, était déjà en rupture sur certains produits, notamment ceux annoncés dans le fascicule promotionnel. Pour n’en citer qu’un, la platine Blu-Ray n’était plus disponible samedi matin, même si un autre lecteur de salon l’aurait remplacé (à vérifier), facturé 99 € à la caisse, le LG BD3350. Saturn Domus, nouveau temple de la consommation hi-tech/new-tech et remède anti-crise ?
Saturn Domus
le 31 octobre 2009 - 16h56