Studiocanal a annoncé qu’un reboot de l’emblématique film dystopique de John Carpenter, sorti en 1981, New York 1997 (Escape from New York), est actuellement en développement. La nouvelle a été révélée à l’occasion du CinemaCon, le grand rendez-vous annuel de l’industrie, qui se tient en ce moment à Las Vegas.
Kurt Russell, éternel Snake Plissken
Le film original se déroule dans un futur où les États-Unis sont devenus un État policier, théocratique et totalitaire, tandis que l’île de Manhattan a été transformée en prison de haute sécurité, entièrement coupée du monde.
On y suivait Robert « Snake » Plissken, ancien officier des Forces Spéciales interprété par Kurt Russell, chargé d’une mission suicide : pénétrer dans Manhattan, sauver le président des États-Unis, retenu par le criminel le plus dangereux de cette prison à ciel ouvert, puis ressortir vivant, le tout en 24 heures.
Aucune autre information n’a pour l’instant été communiquée sur le projet.
Ce n’est pas la première fois qu’un remake de New York 1997 est envisagé. Au fil des années, plusieurs noms ont été associés à une possible relecture du film, parmi lesquels Radio Silence, Leigh Whannell, Robert Rodriguez ou encore Neil Cross, le créateur de Luther. Un préquel animé a également été envisagé à une époque, sans jamais voir le jour.
Et bientôt un classique de la comédie horrifique ?
Studiocanal a par ailleurs confirmé qu’un remake de Hurlements (The Howling) de Joe Dante, autre classique de 1981, est lui aussi en préparation. Andy Muschietti avait d’ailleurs un temps été pressenti pour le réaliser, au début de l’année 2020.
Le film démarait lors d'un incident traumatisant, Karen White (Dee Wallace, inoubliable mère traquée de Cujo) préfère mettre sa carrière de présentatrice TV entre parenthèses. Elle décide alors de rejoindre un centre de repos, « la Colonie », sur les recommandations de George Waggner (Patrick Macnee), un médecin réputé et très influent. Elle y fait la connaissance d’étranges personnes et tente tant bien que mal d’oublier sa mauvaise expérience. Même si la police a éliminé son agresseur, Karen n’est pas rassurée pour autant. Il faut dire que son lieu de convalescence inspire davantage la terreur que la sérénité. Et pour cause, des loups-garous rôderaient, la nuit venue…
Dès la première séquence de Hurlements, Dante choisit une esthétique crade, obscène, déstabilisatrice, proche du porno-soft, jusqu’à ce sex-shop dans lequel se rend l’héroïne. Lieu périphérique par rapport aux autres endroits du film mais suffisamment glauque et claustrophobe pour introduire l’atmosphère malsaine qui ne cessera d’envahir d’autres séquences.
Hommage aux films de loups-garous (tous les personnages portent des noms de cinéastes ayant réalisés des fictions lycanthropiques), Hurlements est à prendre au premier comme au vingtième degré car distance et adhésion sont finalement l’empreinte singulière d’un Joe Dante (Gremlins, Small Soldiers) alors au sommet de son art. Après l’invasion de petites poiscailles meurtrières en 1978 (Piranha), le réalisateur explore ici la figure mythologique du loup-garou, développe sa dimension inquiétante, bestiale, sans négliger la dose de grotesque qui anime constamment les monstres dantesques. Un classique de la comédie horrifique.
Le public veut du neuf
Passé l’effet de sidération, une question demeure : reverra-t-on un jour des films véritablement originaux, portés par la seule audace, par la seule imagination, sans l’appui préalable d’un roman, d’un ancien film ou d’un chef-d’œuvre déjà consacré sur pellicule, censés garantir un intérêt minimal du public et un véritable geste de cinéma ? Qu'on se le dise, le public veut du neuf.