Délicieusement anxiogène, ce trailer de 2 minutes joue la carte d’une montée en puissance très maîtrisée, avec un vrai sens du cadre et une tension qui s’installe plan après plan. Dans certaines inflexions de mise en scène, on pense à une horreur plus « classique » et opératoire, quelque part entre le thriller surnaturel et le cauchemar domestique, avec des échos lointains à Friedkin et à une terreur qui avance à bas bruit plutôt qu’à coups d’effets.
The Mummy de Lee Cronin, déjà du style
Certes, l’ensemble reste calibré grand public mais la bande‑annonce revendique une identité visuelle et une ambiance qui tranchent avec les bluettes horrifiques interchangeables du moment. Et, surtout, elle a du style. Espérons que le film en ait autant.
Le synopsis officiel précise que la jeune fille d’un journaliste disparaît dans le désert sans laisser de trace. Huit ans plus tard, la famille brisée est sous le choc lorsqu’elle leur est rendue. Ce qui devrait être une joyeuse réunion se transforme alors en cauchemar éveillé.
Au casting, on retrouve Jack Reynor, Laia Costa, Verónica Falcón, May Calamawy, May Elghety, Natalie Grace, Shylo Molina, Billie Roy et Hayat Kamille.
Explorer des zones plus sombres, jouer avec les spéctateurs
Lee Cronin a évoqué le film comme un mystère pensé telle une « boîte à énigmes », et insiste sur une approche qui ne cherche pas à « réinventer » la mythologie de la Momie mais à explorer des zones plus sombres, en jouant avec ce que le spectateur croit déjà connaître.
Après The Hole in the Ground, folk horror tendu et atmosphérique, et surtout Evil Dead Rise, démonstration de force gore et nerveuse qui a confirmé son efficacité dans le registre, Cronin poursuit son virage vers une horreur plus frontale et plus noire.
Cronin réalise le film The Mummy, tandis que James Wan, Jason Blum et John Keville produisent. Lee Cronin’s The Mummy sortira en France le 15 avril 2026.