21 septembre 2026 - 15h24

American Hostage

année
2026
Créateurs
InterprètesJon Hamm, Giovanni Ribisi, Jonathan Tucker, Mireille Enos, William Jackson Harper
plateforme
genre
disponibilité
21/09/2026
notes
critique
7.5
10
A
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© Sony Television
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On ne sait pas pour vous, mais chez AVcesar, nous avons un véritable faible pour deux genres de séries (parmi bien d'autres) : l'anthologie et les drames historiques. Impossible donc de ne pas être enthousiastes à l'annonce d'American Hostage, série d'anthologie de MGM+ (HBO Max en France) qui, chaque saison, s'intéressera de manière un peu romancée à des prises d'otages américaines célèbres. Le concept est donc le même que la formidable Manhunt (2017), qui s'intéressait, elle, à des chasses à l'homme. Cette citation est gratuite, oui.


Pour cette première saison d'American Hostage, qui s'inspire du podcast éponyme, direction Indianapolis en 1977. Le quotidien de Fred Heckman, journaliste radio très connu et respecté de la ville, bascule quand il accepte d'interviewer en direct Tony Kiritsis, un homme qui vient de prendre en otage un courtier en crédit immobilier. En plus d'un trailer efficace, le show a un argument de poids : la présence en haut de l'affiche de Jon Hamm (Vrais voisins, faux amis), qui prêtait déjà sa voix au podcast. Un sujet passion, visiblement.


Mad Man

Durant 8 épisodes, cette saison se penche sur ces quelques jours intenses pour tout simplement dépeindre les événements factuels, mais aussi s'immiscer dans l'envers du décor. Car au‑delà de jouer avec le spectateur pour qu'il s'interroge en permanence sur le kidnappeur (a‑t‑il des problèmes mentaux ou sa plainte est‑elle réelle, ou les deux ?), il apparaît vite clair que la police, les avocats et la société de crédit jouent à un autre jeu malhonnête, où ils sont les seuls à gagner.

 


C'est d'ailleurs cette injustice criante et un grand sentiment d'empathie qui motivent Fred Heckman à accepter l'interview, puis à aller bien au‑delà de ce qui est attendu de lui. Le personnage, toujours impeccablement incarné par Hamm, va même laisser des plumes personnelles dans l'affaire. Plus motivé par aider son prochain que par faire le buzz, le journaliste est régulièrement touchant, à l'image de l'antagoniste, incarné par un Giovanni Ribisi habité (solide aussi dans la sympathique Sneaky Pete).


Immo Killed the Radio Star

Le show, vendu comme un drame/thriller, jouit d'un excellent rythme dans ses premiers épisodes. La réalisation dynamique divise régulièrement son écran et utilise quelques effets de zoom/dézoom sympathiques, le tout agrémenté de quelques touches de comédie non sans rappeler The Office, sans le cringe. En seconde moitié, alors que les choses s'enlisent et ralentissent un peu (trop), des séquences hallucinées font irruption, histoire de montrer l'impact de la situation sur la psyché des personnages.


Si l'on peut rester un peu sur sa faim une fois le générique de fin devant les yeux, impossible de ne pas saluer l'excellence de la production proposée. Difficile également de ne pas se régaler de l'ambiance et des technologies des années 70. Espérons d'ailleurs que l'hypothétique saison 2 choisira elle aussi de rester dans le passé pour sa prochaine histoire, que nous dévorerons avec grand plaisir.

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