Fallout saison 2
La Goule et Lucy sont sur les traces du père de cette dernière tandis que Maximus replonge dans les affaires à la Confrérie de l'Acier.
La première saison de la série post‑apocalyptique adaptée du jeu vidéo éponyme ressemblait à une ébauche de chaos sans nom. Désormais, ce chaos présente un début d'organisation et se nomme Fallout saison 2.
Une fois la présentation des personnages, du monde et des enjeux posée en saison 1, on pouvait s’attendre à ce que les créateurs et auteurs Lisa Joy et Jonathan Nolan (Westworld) choisissent pour la suite une ligne claire, resserrent le récit, recentrent les débats, bref, qu’ils structurent l’ensemble autour d’un ou deux axes narratifs, voire d’un groupe réduit de personnages. Que nenni. Le récit est encore plus éclaté qu’en première saison.
Lucy et la Goule, le duo gagant de Fallout
Seul bénéfice louable : cette dispersion gagne en intensité lorsqu’elle concerne le tandem Lucy (Ella Purnell) et la Goule (Walton Goggins), deux extrêmes qui s’opposent tout en glissant chacun, selon les épisodes, vers son versant obscur ou lumineux. Dans leur sillage, et au gré d’une cohabitation improbable, le road‑trip postapo prend des tournures savoureuses et une tension inattendue, dont on se délecte sans modération.
Les confrontations gore sont rares mais elles tapent juste. À l’image des décors de plus en plus détaillés et convaincants, la série met le paquet visuellement, soignant ses effets spéciaux pour un bel impact.
Fallout dans la bonne direction ?
Ça se complique sur les flashbacks incessants. Entre rétrofuturisme et passé cabossé, l’équilibre n’est pas toujours tenu et il faut le talent des comédiens, Walton Goggins et Kyle MacLachlan en tête, pour ne pas décrocher complètement du programme.
Entre fidélité au jeu et déconnexion narrative totale, les auteurs n’ont pas encore tranché. Mais épisode après épisode, on sent que la série est prête à assumer une direction, ou des directions, que le jeu n’a jamais réellement prises. Allez, encore un petit effort et le cordon sera définitivement sectionné.