27 mai 2026 - 15h53

Star City

année
2026
Créateurs
InterprètesRhys Ifans, Anna Maxwell Martin, Agnes O'Casey, Ruby Ashbourne Serkis, Alice Englert
plateforme
genre
sortie
29/05/2026
notes
critique
7
10
A
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Depuis que For All Mankind a quitté la conquête de la Lune pour celle du reste du système solaire, la série d'Apple TV est en perte de vitesse. C'est peut‑être ce qui a motivé le créateur Ronald D. Moore pour cocréer un spin off qui revient aux origines du show à succès. Pas question d'une préquelle, mais bien d'une série dont les événements se déroulent en parallèle de ceux de la première saison de For All Mankind, mais avec un point de vue différent. Adieu les Américains, bonjour l'URSS.


Nous sommes donc en 1969 à Star City, ville/centre d'entraînement des cosmonautes de l'Union soviétique, juste après le succès historique mais uchronique d'où part le postulat de base des deux shows : c'est l'URSS qui remporte la course à la Lune face aux États‑Unis. Mais là où For All Mankind étudie les retombées sociétales fictives que ce changement de l'Histoire va avoir sur le pays de l'oncle Sam, Star City préfère rester plus sage et ressembler davantage à un classique thriller d'espionnage.

 


Danse avec les tsars

Certes, ce changement historique va modifier quelques éléments derrière le rideau de fer, mais ils s'avèrent finalement assez discrets et peu éloignés de la réalité. Le show s'intéresse notamment à la volonté du pouvoir de conserver son avance en installant en premier une base sur la Lune, tandis que les scientifiques préféreraient passer à l'étude de la prochaine planète du système solaire. Les volontés qui s'affrontent rappellent For All Mankind, de même que quelques passages intenses dans l'espace ou au sol dans une course permanente, mais les similitudes s'arrêtent là.


Star City, avec ses petites vibes de Chernobyl, s'intéresse surtout à la vie complexe des personnes vivant dans la ville ultra‑verrouillée et sécurisée. Paranoïa permanente, surveillance de masse, dénonciations, peur de l'espionnage, mensonges et propagande de l'État… les épisodes d'une heure ne manquent pas de leviers pour montrer tout l'enfer de cette époque, décuplé par ce succès sur la Lune sur l'adversaire américain. Pourtant, ce dernier n'est quasiment jamais montré et tout se déroule à Star City ou en Russie, venant renforcer un sentiment de claustrophobie qui aurait pourtant pu être plus intense.

 


Cabale Space Program

La faute notamment à un choix qui s'entend : la série est en anglais quand elle aurait mérité d'embrasser le russe pour renforcer l'immersion. Cela rend logiquement Star City plus abordable, de même que l'absence de liens directs avec For All Mankind, qu'il n'est pas nécessaire d'avoir vue auparavant. En tout cas durant les 5 épisodes que nous avons pu voir, sur les 8 de la saison 1. Nous sommes d'ailleurs spécialement frustrés, car cet épisode 5 était le plus rythmé, surprenant et intéressant du lot, augurant du bon pour la suite.


Avec des personnages et une période logiquement un brin ternes, les premiers épisodes peuvent sembler un peu longs et ne pas coller à la promesse de thriller d'espionnage de la communication d'Apple. Mais après un temps de construction nécessaire et quelques moments poignants, nous sommes cependant assez confiants sur les épisodes restants. D'autant que le show, parfaitement joué, brille comme la série mère grâce à ses personnages et aux drames qu'ils traversent, mais parvient réellement à trouver sa propre identité sans tomber dans la redite.

 
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