Star Wars : Visions Présente - Le Neuvième Jedi
Avec Andor comme exception notable, l'univers Star Wars sur petit et grand écran n'est pas au meilleur de sa forme ou de son originalité ces derniers temps. Mais avec Star Wars : Visions, sa série d'anthologie mêlant de multiples histoires libres et indépendantes signées par divers studios d'animation japonais, l'univers de George Lucas profitait jusqu'à présent d'un certain vent de fraîcheur. C'est dans ce contexte qu'arrive en cet été 2026 Le Neuvième Jedi, une série d'animation qui s'inspire de deux épisodes diffusés dans Star Wars : Visions. Était‑ce une bonne idée d'en faire un show à part entière et de tirer sur cette corde ? Non.
Comme un air de Jedi vu
Il y avait pourtant quelques raisons de s'enthousiasmer pour le projet. Outre la qualité des deux épisodes mentionnés, son intrigue se déroule dans un futur relativement lointain situé après les événements de la dernière trilogie cinématographique, durant une période de l'univers Star Wars qui n'a pas encore été officiellement traitée. De quoi faire potentiellement ce que l'on veut sans être ralenti par le boulet du canon et proposer quelque chose de neuf. Quelle déception.
Durant ses 8 épisodes de 25 minutes, Le Neuvième Jedi s'entête à refaire du vieux avec du vieux. Il est question de suivre une jeune fille douée de la Force (et évidemment super balèze) qui, sur fond de recherche de son père qui serait le dernier fabricant de sabres laser, se retrouve embarquée dans une quête pour re(re)former l'ordre Jedi. Sur sa route, elle va notamment croiser un antagoniste casqué tout de noir vêtu dont la seule motivation sera de fabriquer une superarme destructrice de planètes… vous avez dit déjà‑vu ?
Malgré une volonté appréciable de s'amuser un peu en proposant de nouveaux designs de vaisseaux et de droïdes ou des aliens inédits, difficile de ne pas souffler d'ennui devant la proposition durant ses premiers épisodes. Passée la moitié, les scénaristes tentent bien de jouer un peu avec des codes de l'univers et du mythe Star Wars, notamment concernant le statut des Jedi et des Sith, ou encore avec la couleur des sabres laser, mais pour ne finalement rien en faire de concret.
Sith this one out
Plutôt que ce scénario vu et revu avec des enjeux galactiques une nouvelle fois over the top et des personnages peu développés ou captivants, on aurait largement préféré un récit plus ramassé, plus intime, plus inédit. De même, quitte à adapter des épisodes de Star Wars : Visions, on aurait sélectionné des épisodes avec plus de personnalité, notamment visuelle. Si l'ensemble est passable, avec une majorité de 2D et un peu de 3D pour les vaisseaux, le résultat reste très scolaire et oubliable.
Bref, si vous êtes en quête d'animation Star Wars, foncez plutôt sur Star Wars : Visions et sur les formidables The Clone Wars ou The Bad Batch, à des années‑lumière au‑dessus en termes d'intérêt.