23 avril 2026 - 15h42

Stranger Things : chroniques de 1985

VO
Stranger Things : Tales from '85
année
2026
Créateur
InterprètesBrett Gipson, Luca Diaz, Brooklyn Davey Norstedt, Braxton Quinney, Elisha Williams, Ben Plessala
plateforme
genre
sortie
23/04/2026
notes
critique
6
10
A
soutenir

En dehors des fans hardcore, presque tout le monde sera d'accord pour déclarer que Stranger Things a probablement duré une ou deux saisons de trop. Ses derniers instants ne sont pas les pires de la création, mais difficile d'y retrouver la magie des débuts dans un final boursouflé et un univers qui part dans tous les sens. C'est dans ce contexte qu'arrive un peu de rab' avec Stranger Things : Tales from '85. Autant le dire d'emblée : cette série animée n'a pas beaucoup de cartes en main sur le papier (elle ne peut pas aller trop loin au risque de dénaturer le canon officiel), mais elle les joue suffisamment bien pour faire revenir aussi bien les fans de la fin que du début de l'aventure des frères Duffer.


Retour vers le futur de 1985

Nous sommes donc chronologiquement entre les saisons 2 et 3 de la série mère, dont il est préférable d'avoir vu au moins les débuts au préalable, au risque de passer à côté de bien trop de choses. L'intérêt principal de ce retour en 1985 (c'est l'année de sortie de Retour vers le futur !) est sans aucun doute de pouvoir profiter de nouveau des personnages principaux quand ils sont encore davantage des adolescents un peu naïfs que des jeunes adultes plus sérieux. Avec cette nouvelle intrigue centrée sur une énième menace venue du Monde à l'Envers, c'est aussi l'occasion de revenir à un univers qui reste encore assez simple et mystérieux. Si vous avez la nostalgie des premières saisons, ce show est assurément pour vous.

 


Là où Netflix aurait pu se contenter d'une mini‑série à binger et à oublier en une soirée pour simplement exploiter sa marque, on appréciera qu'il s'agisse d'une « vraie » série en 10 épisodes d'environ 25 minutes chacun. De quoi déployer une véritable intrigue dans Hawkins (pas bien épaisse et finalement très oubliable) et quelques nouveaux personnages. Entre Mike qui surprotège Eleven (lourdingue), Max et Lucas qui tombent amoureux (mignon) ou encore Dustin qui fait du Dustin (à vous de choisir), impossible surtout de ne pas adorer la petite nouvelle de la bande, que l'on aurait aimé avoir dans la série live : Nikki.


Outre son histoire personnelle qui permet de raconter quelque chose d'inédit, ce personnage punk et bricoleur est surtout capital pour introduire une nouvelle dynamique dans un groupe que l'on connaît déjà par cœur. Elle vient notamment épauler Will et lui donner confiance en lui, quand Mike a souvent tendance à le rabaisser malgré lui. Stranger Things : Tales from '85 n'est pas une intense série psychologique et reprend globalement les relations de la série principale sans les approfondir, mais il ne s'agit pas non plus d'un show simplement bourré d'action et dépourvu de la moindre réflexion.


Sept comme à la maison

Par ailleurs, l'animation du studio Flying Bark Productions est véritablement plaisante. Très coloré et dynamique, jouissant d'une véritable texture et d'un mélange intelligent entre réalisme et style comics, le rendu visuel et sa personnalité sont sans aucun doute l'un des succès du show. Ce dernier peut ainsi se permettre quelques cascades fun sans pour autant virer dans le cartoon, tandis que même le bestiaire est source de quelques tentatives sympathiques. La transposition est tellement réussie qu'on en vient à trouver que Stranger Things aurait pu être une série d'animation dès le départ.

 


On peut certes regretter un manque d'émotion et l'absence au doublage en VO des acteurs et des actrices originaux. Heureusement, leurs remplaçants font un excellent travail. Leurs intonations se rapprochent furieusement de celles des acteurs originaux et cette absence est très rapidement oubliée. Le mélange des musiques, électronique originale ou rock d'époque, véritable marque de fabrique de la licence, n'est pas oublié pour se sentir « comme à la maison ».


Que retenir au final de Stranger Things : Tales from '85 ? Malgré des gimmicks et des propos majoritairement déjà vus dans la série mère, elle devrait plaire à tous les types de fans de la licence de Netflix, y compris ceux qui auraient abandonné en cours de route, nostalgiques des débuts. Si l'ensemble ne révolutionne rien, ne raconte rien de bien neuf et ne remet qu'au final une petite pièce bonus dans la machine, la proposition est suffisamment honnête et bien faite pour justifier son existence. Attention Netflix, il ne faudra cependant pas voir à trop abuser des bonnes choses à l'avenir, car on a désormais bien fait le tour d'Hawkins et de l'univers des frères Duffer.

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