War Machine
On ne sait pas pour vous, mais chez AVcesar, nous aimons beaucoup l'acteur Alan Ritchson. Celui qu'on pourrait qualifier de « Goliath doux » est aussi efficace pour donner et encaisser des coups que pour jouer plutôt bien la comédie. Malgré ses expressions parfois minimales, l'Américain parvient à faire passer des émotions sans forcer, comme c'est notamment le cas dans l'excellente série Reacher ou encore Titans.
Guère épais
Malgré notre a priori positif donc, nous avions très peur de War Machine, nouveau film d'action signé Netflix. Au‑delà de son titre et de sa sortie directe en SVoD, le nouveau film de Patrick Hughes (qui a signé les sympathiques Hitman & Bodyguard et Expandables 3) respire la fatigue dès son synopsis. Il est question de suivre des recrues essayant d'intégrer les Rangers qui, lors de leur épreuve finale, vont être attaqués par un gigantesque robot venu de l'espace. Vous avez soupiré, ne faites pas semblant.

© Ben King/Netflix
Au moins, War Machine assume jusqu'au bout ce qu'il est : un film d'action pur jus, dramatique et violent conçu pour vous occuper en vous en mettant plein la vue un dimanche soir. Logiquement assez peu bavard malgré quelques scènes pour tenter d'épaissir le personnage d'Alan Ritchson, le film est davantage porté sur le « bratata » (onomatopée qui imite le bruit d’une rafale d’arme automatique, NDLR) et la camaraderie entre soldats. On appréciera son rythme, beaucoup moins la dernière partie ultra‑patriotique bourrée de pathos.
L'attaque du Titan
Pour le reste, le contrat (pas très épais) est rempli. Les scènes d'action sont efficaces et brutales, tout en profitant de quelques jolis paysages et de caméras souvent aériennes bienvenues. Et une fois encore, Alan Ritchson est convaincant dans son rôle ‑certes déjà vu‑ de machine de guerre taiseuse. War Machine sera probablement vite oublié, mais pourra faire illusion un soir de déprime.