Interview
Tate Donovan - Damages saison 1
Apparu dans plusieurs séries à succès comme Ally McBeal ou Friends, Tate Donovan explose dans Damages. Tom Kent, son personnage, est un avocat complexe que le comédien a magnifiquement mis en valeur. Un rôle et une série évoqués avec passion lors de son passage au 48e Festival de Télévision de Monte-Carlo. La Mecque pour tous les aficionados de séries TV.

Comment êtes-vous arrivé sur ce projet ?
TD : c’est mon agent qui, pour la première fois, m’a parlé de Damages. Il venait de lire le scénario et il était comme un fou. Il m'a dit : « Tu dois lire ça, tu dois faire cette série, c’est absolument fantastique ! ». Comme je ne l’avais jamais vu comme cela auparavant, j’ai été intrigué et je n’ai pas mis longtemps à lire le script. J’ai immédiatement dit oui.


Qu’est-ce qui a fait la différence entre Damages et tous les autres scripts que vous recevez ?
TD : dès la première scène, vous avez cette jeune et jolie avocate qui court à moitié nue dans les rues de New York, recouverte de sang, le regard affolé. Immédiatement, vous vous demandez comment cette fille-là a pu en arriver là, et vous êtes cuit. Vous êtes littéralement happé. Ensuite, c'est la structure qui fait la différence. Elle est brillante. Et la résolution de l’intrigue aussi, vraiment à la hauteur de l’attente installée dès l’épisode 1. Des ingrédients qui font que Damages n’est pas une série comme les autres.



Il semblerait que les auteurs aient eu la possibilité d’écrire la totalité de la saison avant son tournage. Ce qui est très rare. Vous confirmez ?
TD : c’est d’autant plus rare que c’est absolument faux. Beaucoup de journalistes ont écrit cela… Les auteurs savaient où ils voulaient aller d’un point de vue général, mais la série n’a pas cessé d’être écrite et réécrite tout au long du tournage. Même les acteurs ont apporté leur contribution sur des éléments essentiels de l’intrigue. Les auteurs sont très ouverts. Ils ont les grandes lignes, mais ils sont friands de bonnes idées et savent écouter. C’est une preuve d’intelligence.


Qu’avez-vous apporté de personnel à votre personnage ?
TD : c’est drôle (rires), car la première fois où nous avons évoqué mon personnage avec les auteurs, on a parlé de sa condition de numéro deux. Il est constamment dans le sillage de Patty. Je ne voulais pas pour autant en faire un être faible. Et je crois que j’ai été entendu. En tant qu’acteur, vous n’êtes pas concerné par le fait de savoir si votre personnage est gentil ou méchant, s’il va être aimé du public ou pas… Ce qui doit vous titiller, c’est de savoir si c’est un bon rôle ou pas. Un point c’est tout.


Qu’est-ce qui fait, selon vous, que Glenn Close est une actrice remarquable ?
TD : c’est elle sur le plateau qui pose les meilleures questions. Elle ne tourne pas une scène sans savoir le « pourquoi du comment ». Le « avec qui » et « dans quel but »… Elle veut comprendre qui est le personnage au début de la scène et son évolution avant le clap de fin. Je l’admire avant tout pour ça. Son exigence est salvatrice pour tous ceux qui l’entourent.


À quoi peut-on s’attendre pour la seconde saison ?
TD : je n’en ai absolument aucune idée. Si je le savais, je vous le dirais. Je ne suis pas du genre à taire ce genre de chose. Vous savez, on reçoit les scénarios au tout dernier moment, juste avant le tournage. Ce qui est bien car on est constamment surpris. Cependant, j’imagine ce qu’il se prépare. Je pense que Patty a touché le fond du côté obscur de sa personnalité. Elle a tout sacrifié pour obtenir ce qu’elle voulait. Elle devrait essayer pendant cette seconde saison de devenir quelqu’un de meilleur, tenter d’être plus humaine. Je sais aussi que les producteurs et les auteurs de la série vont faire revenir des protagonistes de la saison 1 que personne ne s’attend plus à revoir…


Qui ?
TD : Ted Danson et Zeljiko Ivanek !


Pourquoi ambitionnez-vous de réaliser un épisode de la saison 2 ?
TD : pour apprendre. Pour moi, un réalisateur de séries TV n’est pas un auteur. Il est là pour servir l’intrigue, les scénaristes et les comédiens. Et puis le thriller est un genre difficile. En étant au service de tout cela, vous apprenez forcément de nouvelles choses. En tout cas, c'est mon ambition.
Par Cédric Melon • Publié le 24/09/08
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