Alors que l’IA permet au cinéma des prouesses qui flirtent avec les limites de la moralité, beaucoup de grands réalisateurs (James Cameron ou Ridley Scott) sont déjà acquis à sa cause, la considérant comme un outil créatif inévitable.
Venu rejoindre leurs rangs, Gareth Edwards (Star Wars Rogue One) a évoqué le sujet à l’occasion d’un récent événement organisé par Amazon en Californie. « Je ne vois pas de raison pour ne pas s’y intéresser en tant que cinéaste, a‑t‑il déclaré au Hollywood Reporter. C’est clairement un outil qui pourrait être aussi important que la caméra. Ça va être meilleur que les effets spéciaux numériques ».
L'IA, un milliardaire sous acide ?
Le réalisateur évoque bien sûr l’IA comme outil de pré‑production : « C’est utile surtout pour itérer et découvrir ce que le film doit être, puis, une fois que tu sais ce que c’est, tu peux te lancer et commencer à en faire ton film. Mais pas pour véritablement créer: Elle n’a absolument aucun goût. C’est un putain de génie pour t’aider. Je vois ça comme avoir un réalisateur de seconde équipe qui serait un milliardaire sous acide. Genre, il fera tout ce que tu demandes, sans problème. Parfois, il part complètement en vrille. Mais ça vaut le coup ».
Il mentionne toutefois l’incertitude sur les années à venir : « On ne sait pas du tout où ça va aller, explique Edwards. Je pense que quiconque prétend savoir exactement ce qui va se passer au cours des cinq prochaines années est simplement un menteur ».
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