PlayStation Network : vos jeux vous « appartiennent », mais en fait non…
Poursuivi en justice aux États‑Unis, PlayStation doit prouver devant les tribunaux que les utilisateurs sont parfaitement conscients qu'un jeu acheté sur le PlayStation Network (PSN) ne leur appartient pas réellement. Difficile, quand la firme elle‑même mentionne le contraire à plusieurs endroits sur sa boutique en ligne…
L’achat d’un jeu au format numérique sur le PSN ne donnant droit qu’à une « autorisation d’utilisation », les joueurs ne possèdent donc pas à proprement parler le jeu qu’ils achètent dans ce format dématérialisé. Un état de fait qui n’est pas suffisamment clair pour le public, au point que certains clients de la marque ont porté plainte en juin dernier contre Sony aux États‑Unis, arguant que la communication est trop ambiguë à ce sujet, au moment de valider l’achat.
Des termes trompeurs sur les pages du PSN ?
Sony se défend en affirmant que les clients raisonnables savent qu’ils ne sont pas propriétaires d’un jeu lorsqu’ils l’achètent au format numérique. Mais il va falloir le prouver, et cela risque d’être compliqué étant donné que des termes trompeurs ayant trait à la propriété semblent revenir de manière récurrente sur les pages du PSN. Le site de défense des consommateurs Consumer Rights Wiki a d’ailleurs établi une longue liste de ces mentions, avec liens vers les pages incriminées.
Le mot « posséder » employé à tort et à travers
Quelques exemples en vrac : « Pour mettre à niveau vers la version numérique PS5 un jeu PS4 numérique éligible que vous possédez déjà… », « Dès que vous démarrez la console, vous verrez toutes les informations sur les jeux que vous possédez », « Suivez votre parcours sur PS5 grâce aux informations sur votre temps de jeu total, les jeux que vous possédez, et bien plus encore », « Si vous possédez déjà la version PS4, vous n’avez pas besoin d’acheter la version PS5 de ce jeu », « Chaque avis provient d’un propriétaire vérifié de ce jeu ou de cet article »…
Une notion floue pour le grand public
À notre avis, si la notion d’« autorisation d’utilisation » peut être compréhensible pour quelqu’un ayant un bagage technique suffisant, ce n’est certainement pas le cas pour un joueur occasionnel, comme un enfant ou des parents.