le 09 juillet 2026 - 12h18

PlayStation : pourquoi Sony abandonne les jeux physiques en 2028, la réponse en chiffres

Le constructeur Sony PlayStation a provoqué une onde de choc en annonçant la suppression des disques physiques à partir de janvier 2028. Une transition radicale vers le 100% dématérialisé motivée par des raisons purement financières, selon les récentes révélations de l'insider Jason Schreier. Entre marges décuplées pour la firme nippone, suppression des coûts de fabrication et disparition du marché de l'occasion, voici pourquoi la marque est prête à sacrifier les joueurs attachés au format physique. 

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La décision de Sony PlayStation de supprimer les disques physiques à partir de janvier 2028 a fait la Une des médias du monde entier la semaine dernière et provoqué une vive réaction en ligne contre la marque. Sony, toutefois, ne semble pas vouloir faire marche arrière. L'insider réputé Jason Schreier a partagé de nouvelles informations sur l’avenir des formats physiques sur PlayStation, indiquant que le constructeur estime désormais sa base de joueurs numériques suffisamment large pour pouvoir se passer de ceux qui continuent d’acheter leurs jeux en version physique.

 

Le poids des marges : du simple au double

Une grande partie de cette décision tient évidemment aux revenus. Lorsqu’un jeu First Party (un jeu développé par Sony ou l'un de ses studios de développement Sony) vendu 70 $ en version physique passe par un revendeur, ce dernier récupère environ 21 $ sur le prix de vente. À cela s’ajoutent près de 3,50 $ de coût de fabrication pour le disque. Autrement dit, 24,50 $ disparaissent automatiquement de la poche de la firme nippone. Les revenus de Sony sur une sortie First Party s’élèveraient donc à 45,50 $ pour une copie physique, contre 70 $ pour une copie numérique. Dans le cas d’un jeu édité par un tiers, les montants seraient encore plus faibles. L’éditeur toucherait 35 $ sur une copie physique et 49 $ sur une copie numérique, tandis que la part de Sony passerait de 10,50 $ à 21 dollars.

 

Des boîtiers vides en magasin ?

Difficile, dans ces conditions, de ne pas comprendre pourquoi Sony pousse aussi fortement vers le tout‑numérique. La société ne devrait toutefois pas modifier totalement son modèle de distribution en magasin. Les boutiques continueraient à vendre des boîtiers, mais ceux‑ci ne contiendraient plus qu’un code de téléchargement. D’autres rapports suggèrent que Sony est convaincu que la plupart des joueurs finiront par accepter cette transition vers un écosystème 100% numérique et continueront à soutenir PlayStation, même sans possibilité d’acheter des jeux physiques.

 

Le risque de la propriété intellectuelle bafouée

Avant d’être un pari audacieux sur le futur, cette stratégie ressemble donc surtout à un pari économique. La véritable question est ailleurs : si les autres constructeurs continuent de proposer des jeux physiques, avec un rendu équivalent sur leurs consoles, que feront les adeptes du support disque lorsqu’ils ne pourront plus se fournir chez PlayStation ? Est‑ce véritablement une nouvelle étape vers la dématérialisation totale ? Peut‑être. Mais le jour où des millions de joueurs ayant acheté leurs jeux 100% numérique verront certains titres disparaître de leur console ou de leur bibliothèque, la question de la propriété réelle des œuvres risque de revenir avec fracas. Et si un tel mouvement devait un jour se retourner juridiquement ou médiatiquement contre PlayStation, il n’est pas certain que la marge gagnée aujourd’hui suffise à compenser le coût de cette rupture.

 

Bien sûr, rien n’est encore écrit. Mais certains jeux achetés par des joueurs ont déjà fini par être retirés des catalogues ou rendus inaccessibles dans certaines conditions. Si cette logique devenait la norme, la musique pourrait être très différente.

SOURCE : NotiPlay
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