Nombreux sont ceux qui ont haussé les sourcils face au budget du prochain long métrage Netflix, The Adventures of Cliff Booth. Voir la plateforme dépenser autant n’a rien d’inédit : elle l’a déjà fait pour des mastodontes comme Red Notice, The Gray Man ou The Electric State. Que des chefs‑d'œuvre… Mais dans le cas présent, l’addition a de quoi surprendre au regard du genre et du sujet.
Millions dollars baby's
Un rapport publié par Puck News s’est penché sur les comptes du film et avance qu’une large partie du budget partirait dans les trois noms qui portent le projet : Brad Pitt, Quentin Tarantino et David Fincher.
Selon le média, Pitt toucherait 40 millions de dollars pour reprendre le rôle, tandis que Fincher et Tarantino empocheraient 20 millions chacun. Soit 80 millions de dollars envolés avant même le premier jour de tournage. Et ce, avant de payer le reste du casting, où figurent notamment Yahya Abdul Mateen II, Elizabeth Debicki, Scott Caan, Carla Gugino, Holt McCallany, Karren Karagulian et Timothy Olyphant.
Malgré un teaser diffusé pendant le Super Bowl, l’idée d’une sortie en fin d’été, autrement dit en août, n’a toujours rien d’officiel. Cette semaine, Drew Taylor, insider de The Wrap, a même refroidi cette piste. Pour lui, une arrivée à l’automne semblant désormais plus crédible.
Et si Netflix payait mieux ses scénarios ?
Netflix réfléchirait aussi à un lancement d’envergure pour Cliff Booth. Pour l’instant, on sait peu de choses de l’intrigue, sinon qu’elle suivra à nouveau le cascadeur énigmatique incarné par Brad Pitt dans Once Upon a Time… in Hollywood, huit ans après les événements du film de Tarantino.
Reste ce chiffre qui dit beaucoup de la logique Netflix : 20 millions de dollars pour le scénario signé Quentin Tarantino. La plateforme sait donc très bien casser sa tirelire pour un grand nom. Reste à voir si le script sera à la hauteur. On pourrait même avancer qu’il serait parfois plus salutaire de payer très cher un bon scénario, sans se soucier outre mesure de la signature au bas de la page. Mais c’est un autre débat.