Les aventuriers de l'arche perdue - Indiana Jones l'intégrale

Raiders of the Lost Ark
Année : 1981
Réalisateur : Steven Spielberg
Interprètes : Harrison Ford, Karen Allen, Paul Freeman, John Rhys-Davies, Alfred Molina
Éditeur : Paramount
BD : 5 BD-50, 115', zone B, THX
Genre : aventures, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 19/09/12
Prix ind. : 60 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (AVC)
16/9 natif
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Allemand Dolby Digital 5.1
Allemand Dolby Digital 2.0
Sous-titres
Français, anglais, anglais pour sourds et malentendants, néerlandais, allemand, danois, finnois, suédois, norvégien
L’archéologue le plus célèbre de la planète a enfin droit à son coffret Blu-Ray. À l’instar de Luke Skywalker, le héros de Star Wars, Indiana Jones est devenu l’un des personnages mythiques du cinéma.

C’est en 1977, lors d’une rencontre entre Steven Spielberg et George Lucas à Hawaii, que germe l’idée du film. George Lucas savoure alors le triomphe de Star Wars et Steven Spielberg est empêtré dans Rencontres du 3e type. Au cours de la discussion, Spielberg fait part à Lucas de son désir de tourner un épisode de James Bond. Il en a même parlé à la United Artists, qui n’a pas donné suite (n'a pas des origines anglaises qui veut…). Lucas raconte alors l’histoire d’un archéologue appelé Indiana (comme son toutou bien‑aimé, un sublime mâle husky), à la fois séducteur mondain et aventurier, débrouillard et drôle, avec toujours un fouet à portée de main et un chapeau vissé sur la tête. Spielberg est enthousiasmé.

Après moult tergiversations du côté du clan Lucas (Philip Kaufman au départ avait été désigné pour le mettre en scène, avant que Lucas ne reprenne la main sur le projet), Lucas décroche son téléphone et compose le numéro de Spielberg : il vient d'assister à la Première de Rencontres du 3e type et offre immédiatement le siège de réalisateur à son ami.

Spielberg contacte alors le scénarise Lawrence Kasdan, qui boucle la première mouture du script en moins de quatre mois. Le trio Kasdan/Spielberg/Lucas est lancé. De réunions en cessions enregistrées, chacun propose ses idées. C’est d’ailleurs à George Lucas que l'on doit la séquence d'ouverture des films, dans la grande tradition des pré‑génériques des épisodes de 007.

Mais tous les studios de Los Angeles refusent d'investir dans l’aventure, sauf Paramount, qui avait déjà refusé le script de Star Wars en 1976. Les pontes imposent toutefois leurs conditions suite au gouffre de 1941, comme un système de pénalités (avec amendes) en cas de dépassement de budget. Il n’y a donc pas une minute à perdre, d’autant que certaines séquences doivent être tournées en Tunisie, à Hawaii ou encore aux studios Elstree de Londres (superstitieux, Lucas souhaite retourner dans le studio qui avait accueilli les plateaux de Star Wars).

Frank Marshall est intronisé producteur en deux minutes top chrono, tandis que Lucas assume le rôle de producteur exécutif. Vient alors le moment crucial du choix des comédiens. Spielberg pense à Tom Selleck, qui tourne même des bouts d'essai (à découvrir dans les bonus du coffret). Mais la chaîne CBS, qui vient de tourner le pilote d’une série baptisée Magnum, ne souhaite pas laisser Tom Selleck vaquer à d’autres occupations. C’est finalement Harrison Ford, le Han Solo de Star Wars, qui décroche le rôle. Une aubaine pour Spielberg qui, grâce à Harrison Ford, fait la connaissance de Melissa Mathison (épouse du comédien). La jeune femme deviendra plus tard la scénariste d’E.T. Le rôle de la compagne d’Indiana Jones est enfin confié à Karen Allen, dont les tâches de rousseur et le talent charment immédiatement Spielberg.

Après six mois de préparation, l’heure du tournage sonne enfin. 76 jours plus tard, les prises de vue sont bouclées. Il ne reste plus qu’à intégrer les effets spéciaux conçus par ILM (Industrial Light & Magic). Les délais de la Paramount (87 jours) sont respectés, tout comme le budget. En bon gestionnaire, George Lucas n’a d’ailleurs pas hésité à louer des stock‑shots d’autres films afin de diminuer les coûts de production. Ainsi, le DC‑3 d’Indiana Jones volant au‑dessus de l’Himalaya provient du remake d’Horizons perdus réalisé en 1973. Une autre scène est tirée de L’odyssée du Hinderbourg (1975). Plusieurs séquences de combat, jugées trop coûteuses, furent également abandonnées et le nombre de figurants fut largement diminué. Autant de petites concessions pour un film finalement nerveux et surprenant. Dès sa sortie, il est couronné de succès et enterre tous les autres films sortis la même année.

Trois ans plus tard, Spielberg et Lucas remettent le couvert dans un récit tout aussi trépidant mais plus noir scénarisé par Willard Huyck et Gloria Katz. Puis un autre volet en 1989. En 2008, Harrison Ford désire rempiler et réussit à convaincre toute l'équipe. Ce sera Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal. Quant à un éventuel cinquième épisode, cela semble plutôt incertain. Pas de « MacGuffin » à l'horizon (l’arche d’alliance dans Les aventuriers de l’arche perdue, les pierres de Sankara dans Le temple maudit, le Graal dans La dernière croisade), et surtout plus de Lucas, qui a laissé les rênes de son studio à Kathleen Kennedy.

Nouvel épisode ou pas, c'est toute l'histoire de cette saga mythique que ce nouveau coffret Blu-Ray brosse à travers ses très nombreux documents d'archives. Une vraie réussite qui fait largement oublier les manquements techniques de ce premier opus.
Eric Le Ven - Publié le 04/10/12
Liste des bonus
- Le tournage des Aventuriers de l'arche perdue (57')
- Making of des quatre films (dont deux pour Les aventuriers de l'arche perdue) (209')
- Dans les coulisses : cascades, son, musique, lumière, effets, accessoires, post‑production… (150')
- Bandes-annonces


Commentaire
C'est le cinquième disque qui rassemble l'intégralité des bonus de cette édition HD. Prévoyez plusieurs heures de visionnage tant les documents d'archives sont nombreux et passionnants (et surtout pas trop redondants). Entre interviews récentes, focus ciblés et making of d'époque, c'est toute la création de la saga que vous allez découvrir, depuis les coulisses, en compagnie de Lucas, Spielberg et Ford.

Les amateurs d'anecdotes de tournage feront le plein comme jamais (voir celle des milliers de serpents expédiés en urgence de Hollande pour une scène…) ; les passionnés de direction d'acteur découvriront Spielberg mimer et exécuter toutes les scènes à ses comédiens jusque dans les moindres mimiques ; les amis des animaux seront ravis d'apprendre que les trois personnages principaux de la saga portent le nom de chiens chers à l'équipe (notamment Indiana pour le husky de Lucas) ; les stylistes en herbe auront les yeux qui brillent devant la robe de Kate Capshaw (Le temple maudit) et ses perles anciennes chinées pendant toute une vie par une costumière de talent, qui sera finalement parachutée en urgence à Londres dans une suite de luxe pour réparer les accrocs sur ladite robe, à moitié dévorée par un éléphant quelques jours auparavant…

Bref, autant de morceaux de choix dévoilant un cinéma presque artisanal, appartenant à une autre époque. Et pour cause, le premier film, tourné avec un budget de 20 millions de dollars, n'avait d'autre but de ressembler à un « serial du samedi soir », tourné à l'époque pour presque rien et bourré d'aventures exotiques.
Note bonus : 6/6
Image
Alors, que donne ce passage en HD ? Mission réussie ? Oui… et non. C'est d'abord la luminosité qui saute aux yeux, la vitalité de certaines couleurs, notamment les verts au tout début du film. La jungle respire la chlorophylle et la fraîcheur à plein nez. On en mangerait.

Mais très vite, certains plans trahissent des problèmes évidents dont nous n'arrivons pas à trouver de manière certaine l'origine. On reste dubitatifs par exemple lors d'un même plan (donc non coupé) devant l'alternance de « bon » et « moins bon » (deux secondes satisfaisantes, puis une seconde floue et pleine de fourmillement). S'agit‑il d'un problème de master (malgré la remastrisation suite à une restauration) ou d'encodage, avec une mauvaise utilisation du logiciel d'authoring (gestion des filtres sur les basses lumières) ? Difficile de trancher. Résultat : des plans carrément fous, l'absence de point sur les yeux des comédiens (la base pourtant !), et des arrière‑plans difficiles (pour être poli). Au final, la lisibilité n'est pas toujours optimale, surtout en basse lumière. Sans parler de quelques plans larges qui ressemblent à des plats de lentilles, ou encore des séquences d'ellipse sur le trajet d'avion d'Indiana Jones, réalisées à la tireuse optique et proches ici de la catastrophe. Beaucoup plus excusables en revanche, certains effets spéciaux ont particulièrement vieilli et font toc une fois passés au filtre de la HD.

Faut‑il bouder pour autant ce film de 1981 en HD ? Absolument pas. On l'a déjà dit, les couleurs reprennent vie et les contrastes ont été grandement améliorés. Et sur toutes les scènes d'intérieur ou presque, on monte d'un bon cran en qualité. Un rendu probant, voire convaincant, qui tranche réellement avec les plans beaucoup moins réussis précités. Au final, le film est inégal techniquement. Ceci sur la majeure partie du long métrage. Rendez‑vous très vite pour la suite des aventures d'Indy qui, techniquement, tiennent la route.
Top image : aucun
Note image : 3/6
Son
Les compositions de John Williams ont de beaux restes ! Cela dit, les VO et VF sont logiquement très différentes. Alors qu'en français Dolby Digital, nous perdons de la précision sur les surrounds au niveau des effets, en anglais DTS‑HD Master Audio 5.1, l'ampleur reprend ses aises sur les enceintes et monte en puissance aux moments opportuns, avec cuivres et basses au taquet. Une activité surround bien plus présente et précise, à côté de laquelle la VF semble réellement éteinte. Il n'y a donc pas photo pour cette bande‑son très active pour son âge, sans atteindre bien sûr le niveau de films plus récents.
Top son : aucun
Note son : 4/6



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