De rouille et d'os

Année : 2012
Réalisateur : Jacques Audiard
Interprètes : Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure, Corinne Masiero, Bouli Lanners
Éditeur : UGC Vidéo
BD : BD-50, 122', toutes zones
Genre : drame, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 07/11/12
Prix ind. : 24,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (AVC)
16/9 natif
Bande-son
Français DTS-HD Master Audio 5.1
Français DTS-HD Master Audio 2.0
Français Audiodescription
Sous-titres
Français pour sourds et malentendants
Amazon
20,99 €
Depuis Sur mes lèvres, De battre mon cœur s’est arrêté et plus récemment Un prophète, Jacques Audiard est presque devenu dans le cœur des cinéphiles, sous la plume de la presse et dans le monde du cinéma, une icône. En tout cas, une référence incontournable.

Avec De rouille et d’os, le metteur en scène iconoclaste à succès brouille encore une fois les cartes. Pour écrire son scénario, il s’inspire d’un recueil de nouvelles d’un écrivain canadien anglophone, Craig Davidson. Il choisit deux nouvelles et les fusionne, comme pour mieux se les approprier. Il met ainsi en scène la romance entre une handicapée, belle mais meurtrie dans sa chair et son âme par l’amputation de ses deux jambes suite à un terrible accident, et un colosse venu d'ailleurs, videur à ses heures, qui tente de survivre avec son fils dans une société en crise.

Sur le papier, Audiard revisite à sa façon le mythe de la Belle et la Bête. Si tout ce qui renvoie à la crise (la sœur caissière, l'histoire des caméras de surveillance), au fond, fragilise le film, le téléscopage de ces deux êtres malmenés par la vie le renforce scène après scène. Marion Cotillard est bluffante de justesse, tandis que Matthias Schoenaerts, dont la sensibilité contraste avec son physique imposant, se montre tour à tour flamboyant, sensuel, émouvant. Presque mystique.

La caméra d'Audiard filme ses comédiens au plus près, sans artifice (les rais de lumière traversant les scènes de combats clandestins sont d'une beauté inouïe), et les aime (surtout lui) jusqu'à un final « bravache » un peu trop facile, qui contraste avec le ton et la fluidité du reste du film. Quoi qu'il en soit, là où d’autres auraient complètement raté l’alliage de rouille et d’os/violence et délicatesse, Audiard signe des scènes magistrales hors militantisme primaire qui, encore une fois, nous détourne du couple et de son histoire simple, dont on aurait aimé qu’elle soit l'unique fil conducteur.

Audiard est ambitieux, mais parfois aussi un peu gourmand. Un défaut qu'on lui pardonne volontiers tant De rouille et d'os touche au sublime et offre à Marion Cotillard l'occasion de rattraper sa prestation désastreuse de The Dark Knight Rises.
Cédric Melon - Publié le 07/11/12
Liste des bonus
- Commentaire audio de Jacques Audiard et Thomas Bidegain, le co‑scénariste
- Un mélotrash, le documentaire (57')
- Scènes coupées commentées ou non (6')
- Making of des effets spéciaux (2')


Commentaire
Portez votre attention sur le commentaire audio, exercice auquel les cinéastes français se livrent rarement. Précis, enjoué, toujours sincère, Audiard aborde tous les thèmes : de la production au casting en passant par les aspects plus techniques ou le tournage de certaines séquences, comme celles des orques au Marineland, spectacle auquel Marion Cotillard a réellement participé en live devant une foule de spectateurs incrédules.

Nous vous conseillons bien évidemment le doc sur le film et l'avant/après effets spéciaux. De quoi faire résonner un moment encore l'univers si singulier d'Audiard.
Note bonus : 4/6
Image
Jacques Audiard et son directeur photo Stéphane Fontaine ont opté pour une palette naturelle de couleurs, faite de reflets de soleil, d'irisations diverses et variées et de contrastes marqués. Un tournage en numérique, solaire mais aussi parfois froid, comme pour mieux illustrer la précarité émotionnelle et personnelle des personnages. À noter, la précision et le piqué bienvenus sur les gros plans notamment, apportés par ce Blu‑Ray.
Top image : aucun
Note image : 4/6
Son
Comme on s'y attendait, le compositeur Alexandre Desplat a fait dans la nuance pour cette bande‑son qui ne verse jamais dans le pathos. De la subtilité, rien que de la subtilité, avec juste quelques scènes davantage dispatchées que les autres (le spectacle au Marineland, les combats, la boîte de nuit). Les amateurs de stéréo ne seront en tout cas pas déçus, même si le 5.1 se montre plus ouvert.
Top son : aucun
Note son : 4/6


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