Don Jon

Année : 2013
Réalisateur : Joseph Gordon-Levitt
Interprètes : Joseph Gordon-Levitt, Scarlett Johansson, Julianne Moore, Tony Danza, Rob Brown, Jeremy Luke
Éditeur : FTD
BD : BD-50, 89', zone B
Genre : comédie dramatique, couleurs
Interdiction : - de 12 ans
Sortie : 25/04/14
Prix ind. : 19,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.40
HD 1 080p (VC-1)
16/9
Bande-son
Français DTS-HD Master Audio 5.1
Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titres
Français, français pour sourds et malentendants
Amazon
19,99 €
Jon Martello, beau gosse, hante les boîtes de nuit où il séduit tant de jeunes femmes que ses amis l’appellent « Don Jon ». Mais le vrai truc de Jon, c’est de se masturber compulsivement devant des pornos dénichés grâce à son ordinateur. Un jour, il rencontre la superbe Barbara qui, bien que séduite, se refuse à lui. Jon découvre peu à peu que Barbara entend façonner leur histoire comme une comédie romantique hollywoodienne…

Voilà enfin concrétisée une vieille idée que Joseph Gordon‑Levitt traînait depuis 2008. Après cette longue maturation, l’acteur a décidé de passer derrière la caméra pour en faire son premier long métrage. La thématique centrale ‑aime‑t‑on des personnes ou les considère‑t‑on comme des choses à consommer‑ est intéressante même si elle a déjà été explorée sous l'angle de l'ultra-violence par American Psycho. Pour formuler sa réponse, Joseph Gordon‑Levitt prend, lui, le parti de livrer une comédie psychologique grinçante, gentiment trash mais un poil déstabilisante aussi.

Intéressante parce que le jeune réalisateur/acteur s’est livré corps et âme au projet, qu’il a impulsé aux trois actes de son histoire des styles visuels et musicaux à la fois tranchés et pourtant complémentaires. Qu’il n’a pas eu peur de se donner un rôle franchement antipathique. Qu’il a communiqué un tel enthousiasme à ses partenaires qu’ils ont, eux aussi, accepté de brouiller leur image : Scarlett Johansson (Barbara) est certes splendide (fastoche), mais son personnage est fondamentalement franchement pathétique (plus dur ça…). Tony Danza, le père de Jon, explose son image de bon gars pour incarner, avec jubilation, un Himalaya de beaufitude... Tout cela est fort réjouissant. Mais aussi un peu perturbant.

Car le personnage de Jon est si antipathique, si pathologiquement malade qu’on peine vraiment à trouver un peu d’empathie pour lui. Bizarrement, Joseph Gordon‑Levitt est si intense dans la noirceur des deux premiers actes que son retour vers un peu de lumière (grâce à Julianne Moore sublime, comme d’habitude) paraît, du coup, un peu artificiel.

Malgré ces défauts d’écriture, des personnages féminins manquant un peu d'étoffe, un final poussant un poil fort dans le romantisme indé et quelques tics agaçants (constants passages à l’Église), Don Jon s’avère néanmoins une expérience visuelle forte et efficace dont chaque seconde, bonne ou moins bonne, témoigne d’un engagement total de son auteur. Cette générosité est assez rare et donne hâte de voir les prochains films du jeune homme...
Paco Altura - Publié le 17/04/14
Liste des bonus
- Making of (6')
- Genèse du film (7')
- Thèmes et variations (5')
- Mes choses préférées (4')


Commentaire
On s'est délecté avec le bonus « Thèmes et variations » consacré à la musique du film. Pédagogique et passionnant, le module offre même un nouveau regard (avec exemple de scènes à l'appui) sur le film où elle tient un rôle central mais caché. On apprend notamment que Joseph Gordon‑Levitt ‑lui aussi musicien‑ a entièrement monté son récit en suivant les tempos des trois humeurs musicales de Don Jon !

Autre module intéressant, la « Genèse du film » où, lors d'un court entretien, Joseph Gordon‑Levitt explique les différentes étapes de construction de son scénario. Le making of, bien que très court, donne un aperçu passionnant sur le travail d'équipe nécessaire à la naissance du film ainsi qu'aux « messages subliminaux » qu'adressent aux spectateurs les décors et les costumes.

Même si Don Jon n'est qu'un « petit » film indépendant, il bénéficie d'un ensemble de bonus cohérents, informatifs, courts et remarquables. Seule exception, le quatrième module, un projet collaboratif proposé par Gordon‑Levitt qu'on a eu un peu de mal à comprendre.
Note bonus : 5/6
Image
Si la photographie est bien gérée, particulièrement lors des nombreuses séquences de boîte de nuit ou en plein jour, sa tenue générale un peu débraillée laisse sur l'expectative. Le grain, bien présent, donne une texture pseudo organique qui paraît, sur pas mal de séquences (appartement de Jon), un peu artificielle et dont on arrive jamais vraiment à décider si elle résulte du manque de moyens du film ou d'une décision artistique assumée.

Globalement, le master est propre et plaisant, pas d'artéfact en vue, mais on remarque néanmoins une (courte) scène de dialogue dans une voiture entre Joseph Gordon‑Levitt et Julianne Moore souffrant, pour le coup, d'un éclairage catastrophique.
Top image : aucun
Note image : 4/6
Son
En VF ou en VO, la musique bastonne très très fort et sa dynamique surpuissante prend beaucoup de place dans le spectre audio. Cette présence constante, si elle s'avère bonne pour la narration des trois actes du film (qui ont chacun une ambiance musicale bien particulière) lui donne aussi une allure un peu artificielle pas déplaisante mais déroutante.

On est, par contre, convaincus ni par la spatialisation ‑quasi-inexistante‑ ni par les ambiances très étouffées. Un simple Dolby Digital 5.1 mieux équilibré aurait largement suffit. Techniquement, VF et VO se valent même si la voix française du héros ‑beaucoup plus âgée que le personnage‑ nous a semblé un choix artistique malvenu.
Top son : aucun
Note son : 4/6


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