Nymphomaniac

Version longue non censurée director's cut
Année : 2013
Réalisateur : Lars von Trier
Casting : Charlotte Gainsbourg, Stellan Skarsgård, Stacy Martin, Shia LaBeouf, Christian Slater, Jamie Bell, Uma Thurman, Willem Dafoe
Éditeur : Potemkine Films/Agnès B.
BD : 2 BD-50, 142' + 170', zone B
Genre : érotique, couleurs
Interdiction : - de 18 ans
Sortie : 06/01/15
Prix ind. : 24,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titres
Français
Amazon
24,99 €
Voici enfin la version tant attendue, celle désirée par Lars von Trier depuis le début pour son film Nymphomaniac (cliquer pour accéder à notre critique). Celle qui a fait le buzz alors que personne ne l'avait vue, celle interdite aux moins de 18 ans. Un Director's Cut non censuré long de 5h25 qui ne fera définitivement pas plus apprécier le film à ses détracteurs, mais qui confirmera le sentiment de ses adorateurs, voire qui fera pencher la petite balance intérieure de ceux qui hésitent encore.

À quoi faut‑il s'attendre ? À plus de scènes de sexe crues, c'est entendu, mais montrées de manière moins abrupte, permettant à chaque fois de justifier leur présence au sein d'un film plus cohérent (et sans faux raccords). Certaines d'entre elles apportent plus de drôlerie (Charlotte Gainsbourg et ses deux étalons), d'autres une sensation de réalisme accru (des plans pudiquement recadrés sont élargis de manière à ne laisser aucun doute fictionnel quant aux auteurs de l'acte qui se déroule sous nos yeux, alors que d'autres semblent tout droit sortis de manuels médicaux, voire de vidéos chirurgicales).

D'une manière générale, le film gagne en théâtralité (la conversation entre Joe et Seligman), en clarté et en régularité, qu'il s'agisse des idées développées avec davantage de profondeur (la toute‑puissance de la nature par exemple) ou de l'envie de briser les tabous et de pousser le spectateur dans ses derniers retranchements (l'avortement maison, insoutenable). Sur ce point‑là, Lars von Trier réussit haut la main et vous laisse opérer votre propre censure, ou pas.
Carina Ramon - Publié le 17/12/14
Bonus
- Entretien avec Stacy Martin (10')
- Entretien avec Shia LaBeouf (9')
- Entretien avec Charlotte Gainsbourg (12')
- Entretien avec Stellan Skarsgård (11')
- Plus c'est long, plus c'est bon : comparaison version courte/version longue par Philippe Royer (27')
- Interview par Philippe Royer de Jorgen Leth, co‑réalisateur avec Lars von Trier du film Five Obstructions (10')

On retrouve les quatre interviews du casting issues des précédentes éditions censurées, montrant toute la complexité d'interpréter des personnages aussi tranchés pour la jeune Stacy Martin (qui quittait bien volontiers le plateau quand l'heure des scènes hot sonnait, avec leurs lots de comédiens issus de l'industrie du X pour remplacer les têtes d'affiche) et Shia LaBeouf (qui, à l'inverse de sa jeune partenaire, a bien voulu envoyer la photo de son pénis réclamée par la production du film avant de l'embaucher, et même quelques vidéos personnelles). Charlotte Gainsbourg s'exprime quant à elle en anglais et avec sincérité toujours aussi touchante.

Mais le clou de cette édition Director's Cut reste la comparaison version courte/version longue par Philippe Royer, soit une analyse captivante d'une petite trentaine de minutes revenant sur ce qu'ajoutent cinématographiquement ces scènes inédites explicites. Tout ne tournant pas autour du sexe, puisqu'une longue séquence « surprise » de 4 minutes intervient ici et conclut de manière intense et presque insoutenable une idée (autour de l'embryon) à peine amorcée dans la version censurée.

Comment a été opérée la coupe de la version courte et par qui, on ne sait toujours pas vraiment. Mais une chose est sûre, il fallait passer la censure et faire tenir les deux films dans un format « commercialisable » en salles.
Note bonus : 4/6
Image
Comme le DVD, cette version HD (qui n'est pas indispensable si vous hésitez entre les deux supports) se montre conforme à la patte LVT et aux tonalités atones et grisou du rendu en salles. Textures, lumières sordides, impression d'enfermement perpétuelle, gestions des différentes époques, univers aseptisés, tout est parfaitement retranscrit. Quelques plans affichent par contre un excès de grain et semblent moins bien s'intégrer à l'ensemble, mais ce n'est clairement pas ce qui choque le plus au regard de la teneur du film.

À ce sujet, mention spéciale à l'intégration des effets spéciaux : têtes des comédiens « classiques » et corps des « hardeurs » ont été parfois assemblés pour un réalisme total. Autres accessoires anatomiques et astuces de tournage permettent réellement de « croire » aux scènes les plus sulfureuses.
Note image : 4/6
Son
Rien ne bouge ici par rapport à la version censurée, hormis la toute fin du film uniquement sonore, sur fond noir. De quoi laisser votre imagination travailler. Le reste du temps, mise à part l'ouverture tonitruante du film sur un titre du groupe de metal allemand Rammstein, l'illustration de la vie sexuelle de Joe est bien plate. VO obligatoire ici, et ce n'est pas plus mal pour le jeu des comédiens.
Note son : 4/6


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