Sans mobile apparent

Année : 1971
Réalisateur : Philippe Labro
Interprètes : Jean-Louis Trintignant, Dominique Sanda, Sacha Distel, Jean-Pierre Marielle, Stéphane Audran
Éditeur : Studiocanal
BD : 1 BD-50 + 1 DVD-9, 100', zone B
Genre : thriller, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 25/09/18
Prix ind. : 19,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.66
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 2.0
Sous-titres
Français pour sourds et malentendants
19,99 €
22,26 €
26,28 €

La ville de Nice vit sous tension depuis qu’un mystérieux assassin tire sur des personnes, sans mobile apparent. En charge de l’enquête, l’inspecteur Carella (Jean‑Louis Trintignant) creuse peu à peu dans le passé, loin d’être irréprochable, des victimes.


Réalisée deux ans après son premier long métrage, Tout peut arriver (1969), l’adaptation du polar Ten Plus One d’Ed McBain permet à Philippe Labro d’appréhender son genre de prédilection, le film noir. Opérant initialement sur la côte ouest américaine, Carella et son équipe mènent désormais leur enquête à Nice, son paysage solaire et son ambiance estivale contrecarrant la succession de meurtres difficilement élucidables.

 

Avec l’élégance d’un Bogart mais la solitude existentielle d’un personnage melvillien, Jean‑Louis Trintignant campe un flic monomaniaque et peu loquace. Jean‑Pierre Marielle, Dominique Sanda, Stéphane Audran, Carla Gravina, pointures issues d’univers hétérogènes (des comédies légères des Sixties au polar chabrolien), apportent du caractère à ce palpitant thriller.

Carole Lépinay - Publié le 27/11/18
Liste des bonus
- Préface de Jean-Baptiste Thoret (5')
- Sans mobile apparent revu par Philippe Labro (51')
- DVD du film


Commentaire

Une rencontre déterminante avec le producteur Jacques‑Eric Strauss, suivie d'une entente cordiale avec le célèbre compositeur Ennio Morricone, un casting remarquable et un scénario supervisé par Jean‑Pierre Melville, autant dire que Philippe Labro avait toutes les chances de son côté pour faire de son coup de cœur ‑le roman policier américain d'Ed McBain‑ un polar à la hauteur de ses ambitions de cinéaste débutant. Fasciné par les romans noirs de Raymond Chandler et le charisme ambigu de Humphrey Bogart, qui infuse les films de John Huston et Howard Hawks, Labro évoque des souvenirs inédits de tournage.

 

La préface de 5 minutes de Jean‑Baptiste Thoret (We Blew it) aborde brillamment le contexte du film, les influences de son auteur et propose déjà le début d'une lecture passionnante. S'adressant directement aux spectateurs face caméra, Thoret donne le ton de sa collection Make my Day exhumant des archives Studiocanal des pépites oubliées.  

Note bonus : 4/6
Image

Bien que pastel et un peu plate avec un léger voile blanc typique des Seventies (certains arrière‑plans niçois ont l'air peints alors qu'ils ne le sont évidemment pas), cette image affiche une lumière extra et une précision qui fait honneur au film. Un ensemble frais et dénué de défauts de master. On fonce.

Top image : aucun
Note image : 4/6
Son

Légèrement acide et brouillonne quand les sons se mélangent et la bande‑son s'active un peu, cette piste double mono propose suffisamment de détails et de caractère pour suivre ce thriller dans de bonnes conditions. Là encore, les Seventies ne se font pas trop sentir. 

Top son : aucun
Note son : 4/6



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