Parasite

Gisaengchung
Année : 2019
Réalisateur : Bong Joon Ho
Interprètes : Kang-ho Song, Sun-kyun Lee, Yeo-jeong Jo, Woo-sik Choi, So-dam Park, Jeong-eun Lee
Éditeur : The Jokers
BD : BD-50, 132', zone B
Genre : comédie dramatique, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 04/12/19
Prix ind. : 24,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 5.1
Français DTS 2.0
Français Audiodescription
Coréen Dolby Atmos
Coréen Dolby TrueHD 7.1
Coréen DTS 2.0
Sous-titres
Français, français pour sourds et malentendants
Amazon
24,99  €
Rakuten
16,90 €
Fnac
24,99 €

Recommandé par l’un de ses amis étudiants pour enseigner l’anglais, Kim Ki‑Woo (Woo‑sik Choi) découvre l’opulence et le confort dans lesquels vivent les Park. Ses arguments convaincants profitent bientôt au reste de sa famille au chômage, laquelle se retrouve à exercer les fonctions de chauffeur privé, de gouvernante et de professeur d’art‑thérapie, sous couvert d’anonymat bien sûr, mais à quel prix ?


Après une parenthèse américaine (Snowpiercer, le transperceneige, Okja produit par Netflix), Bong Joon Ho revient à ses fondamentaux, à savoir le portrait au vitriol d’une société coréenne clivée qui n’a plus besoin d’un monstre émergeant d’un fleuve (The Host, 2006) pour précipiter sa perte. Les rapports de classe étant de toute évidence au cœur de la déflagration, le cinéaste illustre remarquablement son film en exploitant une topographie verticale, avec d’un côté le taudis au sous‑sol de la famille Ki‑Tae, et de l’autre, la somptueuse villa des Park. Si le riche employeur (Sun Kyun‑Lee), condescendant au possible, veille à ce que la limite ne soit pas franchie (entendez par là que les pauvres et les classes ultra‑favorisées ne jouent pas dans la même cour), il y a pourtant les manigances muées en lutte quotidienne, finalement menée à son insu par une famille d’imposteurs prête à tout pour avoir sa place au soleil.


Cependant, à les voir s’enivrer et saccager l’appartement cossu des propriétaires durant leur absence, on ne peut que constater le dysfonctionnement d’un hypothétique ascenseur social. Au contraire, la découverte d’un bunker vient alors forcer le trait d’un déterminisme promis à une inexorable descente aux enfers. Face à cet échantillon humain siphonné et grotesque (famille Park incluse), on hésite entre le rire et la consternation, en se remémorant l’humour grinçant des comédies italiennes comme Affreux, sales et méchants d’Ettore Scola, pour ne citer que lui. Palme d’or méritée.

Carole Lépinay - Publié le 16/12/19
Liste des bonus
- Aucun


Commentaire

Pas de bonus dans cette édition en attendant les éditions du 28 février : le Steelbook 4K Ultra HD/Blu‑Ray/DVD avec 3 heures de bonus inédits, dont un documentaire de 52 minutes sur le processus de fabrication du film, et le coffret Collector limité à 1 500 exemplaires comprenant le Steelbook ainsi que le story‑board du film dessiné et annoté par Bong Joon Ho.

Note bonus : 0/6
Image

L'éditeur a rempli tout l'espace de ce disque avec l'image (et le son). Et l'encodage plein pot de l'image est superbe. La demeure contemporaine des Park et son jardin zen sont d'une beauté parfaite, délivrant des verts intenses à l'extérieur et des tonalités brunes ultra‑chaleureuses à l'intérieur (la maison est entièrement vêtue de bois et de béton). Une ambiance à la fois monolithique et cosy franchement luxueuse qui tranche radicalement avec le lieu de vie insalubre de Kim et sa famille.

 

Graphisme magnifique, cadrage au cordeau, utilisation des lumières et de l'obscurité, mise en valeur des différentes textures, grain de la peau, précision, contrastes, toutes les intentions du réalisateur et son directeur photo Hong Kyung‑Pyo resplendissent à travers ce master Blu‑Ray impeccable.

Top image : aucun
Note image : 6/6
Son

Ne comptez pas sur Bong Joon Ho et sa tragicomédie en forme de thriller domestique pour vous endormir au tournant. Il ne se passe pas une seconde sans qu'un élément sonore ajoute au suspense. Vive, rapide, dynamique, nerveuse, cette bande‑son en a véritablement sous le capot, d'autant plus en Dolby Atmos, piste la plus immersive et la plus agile lorsqu'il s'agit de nous surprendre au détour d'un couloir ou d'un escalier. 

 

Certes, les effets directionnels et toute hauteur ne sont pas légion mais cette VO bien dotée offre un rendu global très généreux, une précision machiavélique et du grain à moudre qui va crescendo pour les enceintes. Jolie puissance des graves par ailleurs.

Top son : aucun
Note son : 5/6



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