The Lighthouse

Année : 2019
Réalisateur : Robert Eggers
Interprètes : Robert Pattinson, Willem Dafoe, Valeriia Karaman, Logan Hawkes
Éditeur : Universal
BD : BD-50, 109', zone B
Genre : thriller psychologique, N&B
Interdiction : - de 12 ans
Sortie : 02/09/20
Prix ind. : 19,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.19
HD 1 080p (AVC)
4/3
Bande-son
Français DTS 5.1
Anglais DTS‑HD Master Audio 5.1
Anglais audiodescription
Allemand DTS 5.1
Espagnol DTS 5.1
Sous-titres
Français, anglais, allemand, espagnol, néerlandais, danois, finnois, norvégien, suédois, portugais, hindi, islandais, arabe
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Fin XIXe siècle en Nouvelle‑Angleterre. Ephraïm Winslow, un jeune homme tourmenté, part vers un phare isolé battu par les vents et les marées. Il doit épauler pour quelques semaines Thomas Wake, vieux et âpre briscard qui s’occupe du phare depuis des années. Perturbé par l’accueil très rude que Wake lui réserve, Winslow se persuade peu à peu que l’îlot isolé abrite des sirènes.

 

Dès ses premières secondes, The Lighthouse instaure une atmosphère déroutante, tant visuelle que scénaristique qui, jusqu’à son final halluciné, ne se démentira jamais. Visuellement, la chose s’explique aisément : le réalisateur Robert Eggers (The Witch) a opté pour une image au ratio 1.19, un noir et blanc singulier ainsi que des optiques et pellicules vintage. Le film, présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2019 et primé à Deauville, convoque immédiatement les souvenirs des plus beaux plans de Fritz Lang ou Pabst.


Scénaristiquement, le trouble du spectateur est plus complexe. Porté par une interprétation fiévreuse de Robert Pattison, ce huis clos, inspiré par la disparition de gardiens de phare en 1801 au large du Pays de Galles, laisse en effet le spectateur se débattre dans un labyrinthe sensoriel aux multiples portes dérobées. Antre de la folie ? Chausse‑trappes de fantasmes sexuels poisseux ? Leurre de cauchemars éthyliques ? Souricière des grands mythes ou traquenard du folklore cauchemardé par l’écrivain culte H.P. Lovecraft ?

 

Cette sensation de désarroi et d’errance n’est pas le plus mince charme du film réservé à un public averti. Car après un temps de stupeur post‑visionnage, cette multitude de pistes à explorer autorisera chacun à interpréter à sa guise cette œuvre extrêmement singulière.

Paco Altura - Publié le 18/03/20
Liste des bonus
- Scènes coupées (3')
- Une histoire sombre et houleuse (38')
- Commentaires audio du coscénariste et réalisateur Robert Eggers


Commentaire

De quoi explorer un peu plus les tréfonds de ce film sombre et opaque à bien des égards, genre de prédilection de Robert Pattison selon le réalisateur, à la recherche permanente de rôles « bizarres ». Le réalisateur explique également d'infimes détails de sa mise en scène : pourquoi Pattinson jette par exemple sa cigarette à l'intérieur du phare en arrivant ? Ou encore son regret de ne pas avoir davantage montré la mer dans son cadre. On en apprend aussi beaucoup sur les pellicules et optiques utilisées dans le film dont certaines ne captent presque pas la couleur rouge (donc la couleur de la peau) pour un rendu très contrasté et étrange, notamment des visages. Des pellicules nécessitant un très fort éclairage sur le plateau, à tel point que la nuit, l'équipe de tournage portait des lunettes de soleil. Dans son commentaire, le réalisateur livre ainsi de nombreux trucs et astuces techniques, proches de l'expérimentation. Intéressant.

Note bonus : 4/6
Image

Une image et une atmosphère singulières loin des standards du moment toujours à la recherche de perfection et de définition. Ici, le rendu est noirci à outrance, donc fortement contrasté, le grain élevé pour plus de mystère et les effets visuels parfois surprenants (filtre Sion orthochromatique supprimant le spectre rouge, optique des années 30 Batlas augmentant le scintillement, etc). Au final, un N&B surprenant qui décontenance autant qu'il marque la rétine. En tout cas, une expérimentation visuelle et artistique à saluer.

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

Peu de dialogues mais pas le calme plat pour autant. La partie sonore est aussi travaillée que l'image, avec le sac et ressac permanent de la sirène du phare, longue complainte entêtante qui rend fou. Tous les éléments naturels occupent aussi une place essentielle : la pluie, la tempête, les mouettes… L'effet est angoissant et enivrant comme le chant de la mer (ou des sirènes…). Une réussite là encore malgré des partis pris qui désarçonnent. 

Top son : aucun
Note son : 4/6



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