Star Wars : l'ascension de Skywalker

Star Wars : the Rise of Skywalker
Année : 2019
Réalisateur : J. J. Abrams
Interprètes : Daisy Ridley, Adam Driver, Oscar Isaac, John Boyega, Billy Dee Williams, Mark Hamill
Éditeur : Disney
BD : 1 UHD-99 + 2 BD-50, 142', toutes zones
Genre : science-fiction, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 05/06/20
Prix ind. : 34,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
UHD 2 160p (HEVC)
HDR10
16/9
Bande-son
Français Dolby Digital Plus 7.1
Anglais Dolby Atmos
Anglais Dolby TrueHD 7.1
Anglais Audiodescription
Allemand Dolby Digital Plus 7.1
Italien Dolby Digital Plus 7.1
Sous-titres
Français, anglais pour malentendants, allemand, italien

Pendant que Rey poursuit son entraînement Jedi sous la supervision de Leia, Kylo Ren obtient par la violence un accessoire Sith lui permettant d’accéder à une mystérieuse planète. Là, Kylo va découvrir l’éminence grise à l’origine du Premier Ordre et recevoir l’ordre de tuer Rey avant que les forces Sith lancent un assaut final pour s’emparer du pouvoir.


Il était ardu de conclure d’une manière satisfaisante un monument pop comme la saga Star Wars. Pour J.J. Abrams, à la réalisation et la coécriture, la tâche était d’autant plus complexe que le précédent opus, Les derniers Jedi, signé Rian Johnson, s’était attiré les foudres de nombreux fans. Avec cette double mission d’achever une saga culte et de « rattraper » les errances supposées ‑un avis que nous ne partageons pas‑ de Rian Johnson, J.J. Abrams avait une tâche cyclopéenne. Autant ne pas faire durer le suspense trop longtemps : le réalisateur s’est prodigieusement planté avec cette Ascension de Skywalker.


Le budget pharaonique débloqué par Disney (275 millions de dollars), désormais propriétaire de la saga, a certes autorisé la mise en place de séquences impressionnantes orchestrées par la crème de la crème des effets spéciaux. Mais J.J. Abrams scénariste a multiplié les choix extrêmement contestables. Pourquoi reprendre du vieux, voire du très vieux (le vilain empereur Palpatine, révélé dès la première bande‑annonce du film) pour donner un moteur au récit ? Pourquoi créer des moments crève‑cœur (la « mort » d’un certain nombre de personnages iconiques) pour systématiquement les désamorcer aussitôt avec des come‑back souvent risibles ? Pourquoi jeter tout ou presque de ce qu’avait construit Rian Johnson dans Les derniers Jedi (la Rébellion, réduite à un dernier carré, a miraculeusement retrouvé des hordes de vaisseaux et de soldats, Rey qui n’était que l’enfant de quidams devient la fille cachée d’une éminence) ?


Les mauvais choix s’enchaînent au fil d’invraisemblances monstrueuses, de redites, d’hommages patauds (ultimes images de Carrie Fisher) et surtout d’une tenace sensation de déjà‑vu. Et cette Ascension de Skywalker que tous les fans avaient espérée anthologique retombe comme un vulgaire soufflé pour aboutir à un « tout ça pour ça ? » bien triste.


Tout n’est évidemment pas à jeter dans ces presque deux heures trente. On est comblé par la beauté plastique de certaines scènes (le duel Rey/Kylo dans les décombres de l’Étoile Noire). On est soufflé par le talent de certains comédiens, particulièrement Adam Driver qui fait des miracles avec le presque rien qui construit Kylo Ren. Et on enrage de frustration quand J.J. Abrams réussit enfin à produire une séquence finale dépouillée, simple, bouleversante et infiniment puissante à son récit. Car c’est à cette aune, cette fragile pépite de quelques secondes, ce final enfin amoureux de Star Wars, que L’ascension de Skywalker méritait d’être taillée.

Paco Altura - Publié le 22/06/20
Liste des bonus
- L'héritage de Skywalker (126')
- Pasaana : création de la poursuite en Speeder (14')
- Des aliens dans le désert (8')
- D-O : clé du passé (6')
- Warwick & fils (6')
- Blu-Ray du film + Blu-Ray bonus


Commentaire

Le gros du morceau est une sorte de making of à cheval entre le passé et le présent. Des fans de la première heure, agrippés au grillage du tournage dans le désert, piafaient déjà d'impatience de voir les neuf films de la saga (on était alors en 1982 !). 

 

Un peu plus loin, on découvre la stratégie mise en place pour insérer Carrie Fisher, disparue avant le tournage, au film : des rushs non utilisés et les répliques qui vont avec serviront de base à la scène « mémoral ». Sa fille, Billy Lourd, fut d'un grand soutien pendant tout le processus et le tournage pour le réalisateur et toute l'équipe. Émotion garantie quand la comédienne, habillée en princesse Leia sur le premier film, parlait déjà ce rôle qui, selon elle, lui conlerait à la peau jusqu'à « au moins 85 ans ».

 

Les images de tournage du dernière épisodes se succèdent, montrant des vaisseaux spaciaux en lévitation sur des plots verts destinés à être effacés en post‑production, ou encore les 400 maçons en action pour la création de Kijimy (village hommage à Kurosawa, en passant). Enfin, les animateurs nous en mettent plein la vue avec leurs animatronics trop mignons, bardés de capteurs et plus vrais que nature. 

 

Un chouette making of suivi d'autre modules tout aussi intéressants sur la course de Speeder ou encore l'arrivée du fils de Warwick Davis dans ce nouvel opus. Ou la Force de la famille Star Wars.

Note bonus : 4/6
Image

Les mêmes dualités de tonalité qu'auparavant (des bleus et des rouges vifs et tranchés), un nombre incroyable de scènes sombres où les noirs sont d'une lisibilité totale (les blancs sont d'enfer eux aussi, sans doute au sommum de leur beauté avec l'armure des Stormtroopers), une utilisation massive des fonds verts et autres effets spéciaux pour une imagerie que l'on aimera ‑ou pas‑ mais techniquement irréprochable, une ambiance crépusculaire du début à la fin qui donne lieu à une grande variété de décors… Bref, on en aura pour notre 4K.

 

Après une ouverture catastrophique dans son esthétique et sa cinématographie, le film vogue vers des eaux plus propices jusqu'à atteindre les cimes de l'épure avec quelques scènes d'une réelle beauté comme le duel Rey/Kylo dans les décombres de l’Étoile Noire, ou encore la séquence finale, aussi simple que belle. 

 

Évidemment, le HDR10 apporte de l'intensité aux couleurs, aux matières (même le sable de Pasaana paraît plus chaud et intense), de l'éclat aux regards, aux reflets, aux parties métalliques et à tous les artifices censés sculter l'image comme les lasers. La lumière rebondit d'un objet à l'autre, d'un plan à l'autre, montrant au passage une définition et une carnation exemplaires au niveau des visages tout en conservant ce très léger grain organique. 

 

Tourné en 35 mm et 65 mm, le film bénéficie d'un Digital Intermediate 4K qui laisse exploser les couleurs et sa lumière (voir la bataille d'Exegol). Un rendu grand lux(e), il faut bien l'avouer, même si l'on regrette que Disney ne propose pas ici de HDR Dolby Vision comme en streaming.

Top image : aucun
Note image : 6/6
Son

Malgré un niveau d'encodage sonore relativement modéré, la voix d'outre‑tombe de l'Empereur Palpatine et ses ingragraves vont rugir les enceintes dès le début du film. Idem pour les scènes d'action qui suivront, capables de délivrer de nombreux détails, éclats pyrotheniques issus des sabres et autres éléments sphériques (le fameux effet dôme du Dolby Atmos que l'on aime tant). Résultat, la spatialisation prend tout l'espace, de l'arrière à l'avant de l'image, de gauche à droite et inversement, et même hors cadre. Seul énorme hic : la musique utilisée à tout bout de champ et bien souvent pour des scènes sans aucune importance finit par agacer sévèrement (le problème ne vient pas de la musique mais bien des scènes sans importance…).

 

Un mot sur la VF qui change complètement le caractère de Rey, bien plus gamine et juvénile en langue de Molière. Enfin, la bataille finale fait une démonstration de force avec des effets sonores tous azimuts et une pluie sonore très immersive.

Top son : aucun
Note son : 6/6



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