Tenet

Année : 2020
Réalisateur : Christopher Nolan
Interprètes : John David Washington, Elizabeth Debicki, Robert Pattinson, Kenneth Branagh
Éditeur : Warner
BD : 1 UHD-99 + 1 BD-50 + 1 BD‑25, 150', toutes zones
Genre : science-fiction, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 24/12/20
Prix ind. : 34,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.21/1.78 (Imax)
UHD 2 160p (HEVC)
HDR10
16/9
Bande-son
Français DTS‑Master Audio 5.1
Anglais DTS‑Master Audio 5.1
Anglais Audiodescription
Allemand DTS‑Master Audio 5.1
Allemand Audiodescription
Italien Dolby Digital 5.1
Espagnol Dolby Digital 5.1
Québécois Dolby Digital 5.1
Tchèque Dolby Digital 5.1
Polonais Dolby Digital 5.1
Hindi Dolby Digital 5.1
Thaïlandais Dolby Digital 5.1
Voir plus
Sous-titres
Français, anglais/allemand/italien pour sourds et malentendants, espagnol, néerlandais, tchèque, danois, finnois, hongrois, norvégien, polonais, portugais, suédois, thaïlandais, coréen, hindi, chinois
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Un jeune agent secret (John David Washington) tente, avec l'organisation Tenet, de déjouer une attaque apocalyptique qui viendrait du futur et qui serait pire qu’une troisième Guerre Mondiale. Tout va se jouer dans différentes strates temporelles nébuleuses où la catastrophe est imminente.

 

Ne cherchez pas, Tenet repose sur un scénario opaque d’une rare complexité (une des grandes spécialités de Nolan, voir Inception, Interstellar…). S'il est totalement incompréhensible d'un premier abord pour le quidam, on devine aussi qu’il repose sur des fondations solides et stimulantes pour qui aura la patience ‑et l'envie‑ de fouiller plus en avant. Pour les autres, via un dialogue entre deux personnages, Nolan prévient : « N’essayez pas de comprendre, ressentez ».

 

Une phrase qui résonne comme un conseil avisé aux spectateurs tant le film, qui n’a pas commencé depuis 10 minutes, est déjà hautement incompréhensible. Il faut donc accepter de ne pas comprendre et laisser Tenet devenir une expérience cinématographique remarquable.

 

Tenet est donc à prendre comme une expérience sensorielle qui rend le spectateur acteur de la suite à lui donner. Il peut choisir de rester au stade des sensations visuelles ou bien chercher des réponses aux multiples questions énigmatiques qui émaillent le film : qui est véritablement qui, qui fait quoi ? Ou encore chercher la théorie qui colle le mieux au film (celle du carré Sator est passionnante par exemple).

 

Mais à force de chercher un cinéma à tiroirs toujours plus spectaculaire (l'ouverture et la séquence de l’avion resteront dans les annales) et d'apporter une extrême modernité à un genre aussi vieux que le cinéma ou presque (ici le film d'espionnage featuring la machine à remonter le temps), Nolan sacrifie ses personnages sur l'autel de la démonstration de force et du film‑concept basé sur les réalités parallèles. Les fonctions et interactions des protagoniqtes restent floues, comme de simples pions au service du grand maître des marionnettes. Faire compliqué quand on peut faire simple semble être la devise du réalisateur, qui oublie au passage d'apporter de la chair et de l'émotion à son film, même si la scène finale y remédie à moitié pour qui a tout suivi.

 

Soutenu par une BO hypnotique de Ludwig Göransson (Black Panther, Creed) et des comédiens excellents, à commencer par John David Washington (fils de l’acteur Denzel Washington), Robert Pattinson (magnétique), Kenneth Branagh (terrifiant) et Elizabeth Debicki (Les veuves), Tenet a au moins le mérite d'activer les méninges pendant plus de deux heures. Un véritable casse‑tête chinois qui déconstruit un monde du futur où les technologies changent, mais au fond, pas les guerres. Glaçant.

Cédric Melon - Publié le 05/01/21
Liste des bonus
- Making of (75')


Commentaire

Soixante‑quinze minutes de bonheur pour les fans de Nolan et les fous de technique qui pourront suivre les prises de vues avec les énormes caméras Imax au plus près des acteurs, qu'elles soient placées sur des bras articulés, en steadiycam ou à l'épaule (une prouesse !). Le réalisateur et son directeur photo (la partie la plus intéressante) expliquent notamment comment ils ont développé avec Imax la possibilité de tourner à l'envers (quasiment 80% du film). Un tournage monstre pour un total inédit de 457 200 m de pellicule Imax 65 millimètres.

 

On en apprend également plus sur le casting auprès de la productrice et sur la préproduction gigantesque d'un tel film ayant tout de même impliqué l'achat d'un Boing 747, rien que ça ! Sans doute le film le plus complexe de Nolan, qui aurait bien mérité un commentaire audio (en mode analyse filmique) du principal intéressé.

Note bonus : 4/6
Image

Le gros point fort du film : son image léchée, ses images Imax plein écran à tomber, sa folie visuelle basée sur l'inversion du temps, donc des images, et l'intégration de ces deux temporalités différentes à l'image et parfois au sein d'une même séquence (voir la scène finale). Une prouesse de mise en scène mais aussi technique qui accapare le spectateur de bout en bout. Avec un tournage aux quatre coins du monde et en situation réelle autant que possible (avec des effets spéciaux uniquement quand cela est nécessaire), Tenet aligne les images grand luxe comme des perles. Inutile de dire que ce rendu 4K natif, simplement HDR10 selon la volonté du réalisateur, vaut sacrément le détour. Du grand spectacle visuel à n'en pas douter, baigné de lumière (au centre de toutes les attentions) et de noirs denses pour un rendu grandiose et organique à la fois.

Top image : aucun
Note image : 6/6
Son

La BO hypnotique de Ludwig Göransson est elle aussi renversante. Comprendre qu'elle use et abuse elle aussi du mode reverse du son pour coller au plus près de cette plongée dans le passé/futur sensorielle. Un personnage à part entière du film qui contribue largement à « l'expérience Tenet ». Sans compter les basses omniprésentes toujours utilisées à bon escient, les dialogues si clairs qu'ils en sont presque terrifiants (voir les crises de rage démentielles de Kenneth Branagh) et l'équilibre de l'ensemble, ne tombant jamais dans l'overdose. Une bande‑son aussi complexe que le film lui‑même, accompagnée d'un design sonore haut de gamme parfaitement retranscrit par cette VO simple DTS‑Master Audio 5.1 (là encore, un souhait de Nolan). Un mot sur la VF qui nous fait perdre le jeu d'acteur originel, donc une bonne partie du film justement basé que le jeu intense des comédiens.

Top son : aucun
Note son : 6/6



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