Creed - L'héritage de Rocky Balboa

Année : 2015
Réalisateur : Ryan Coogler
Interprètes : Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson, Phylicia Rashad, Wood Harris
Éditeur : Warner
BD : BD-50, 133', zone B
Genre : drame, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 18/05/16
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
UHD 2 160p (HEVC)
16/9
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais DTS‑HD Master Audio 7.1
Anglais Audiodescription
Allemand Dolby Digital 5.1
Italien Dolby Digital 5.1
Espagnol Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français, anglais/allemand/italien pour sourds et malentendants, espagnol, néerlandais, danois, finnois, islandais, norvégien, suédois
Difficile à croire et pourtant, l’énième retour de Rocky sur grand écran (après Rocky Balboa en 2007) est non seulement une réussite, mais il permet aussi à Stallone de livrer une de ses meilleures prestations dans la peau de l’un de ses personnages cinéma les plus emblématiques avec John Rambo (cliquer pour accéder au test HD).

L’exploit est d’autant plus exceptionnel qu’il était inattendu. À l’instar de son personnage, le comédien décide d’apparaître fatigué, exsangue, le lifting douteux, le teint cireux et malade (le comédien est atteint d'une paralysie faciale déformant son visage et gênant de plus en plus son élocution). Tout son vécu est ici mis au service d’une nouvelle histoire dans laquelle Rocky a fait table rase de son passé glorieux sur les rings. Il se contente de vivoter dans un restaurant de seconde zone avec, pour les seuls témoins de ses exploits, des photos poussiéreuses accrochées aux murs. Mais lorsqu'un jeune boxeur fait son apparition dans sa vie, fils de son défunt et grand ami Apollo Creed, Rocky retrouve le goût de vivre dans son nouveau rôle de coach à l’ancienne.

Entre fragilité et enthousiasme, le comédien bouffe littéralement l’écran et dose son jeu comme jamais. Aidé par des dialogues savoureux, Stallone comme son personnage font le bilan de leur carrière passée tout en livrant des « instants boxe » bruts et passionnants, à l’instar du combat final qui ne laissera aucun fan sur le bord du ring.

Le jeune réalisateur Ryan Coogler réussit avec Creed là où J.J. Abrams a échoué avec Star Wars. Il redonne vie à un mythe tout en transmettant le flambeau à une nouvelle génération sans jamais trahir son récit, ses personnages et encore moins les fans de Rocky toutes générations confondues. On a juste envie de lui dire merci. J.J., prends en de la graine !
Cédric Melon - Publié le 05/07/16
Liste des bonus
- Accepter son passé pour avancer (15')
- Devenir Adonis (6')
- Scènes coupées  (20')


Commentaire
Deux sujets qui se laissent voir sans laisser une impression impérissable. Dans le premier, les boxeurs pro du film, tous des sommités dans leur domaine, témoignent du poids de la saga Rocky dans leur vie et de leur fierté de faire partie de cette nouvelle aventure.

Dans le second, on découvre le jeune Michael B. Jordan (Creed à l'écran) à l'entraînement. Et il faut croire qu'une année d'efforts et de coaching boxe, ça paie. Très crédible physiquement dans le rôle, son jeu mesuré et sensible s'accorde à merveille avec celui de Stallone. Les fans de l'excellente série Friday Night Lights le connaissent depuis longtemps.
Note bonus : 3/6
Image
L'apport de l'Ultra HD est subtil mais fait toutefois la différence avec la HD du Blu‑Ray, déjà excellente la plupart du temps. Non pas sur la précision de l'image (pour être complet, le film tourné en 2,8 K a subi un Upscaling pour être proposé en UHD), car sur ce point précis, l'évolution est ténue comparée au spectacle du Blu‑Ray déjà de haute volée. Mais sur le HDR.

En effet, si l'effet HDR ne saute pas aux yeux sur ce film, il est pourtant imparable sur certaines séquences (les combats par exemple avec des effets néon superbes, les informations sur la carrière des boxeurs ajoutées en surimpression de l'image, la brillance des gants de boxe ou la sueur des boxeurs), ou encore sur des séquences en contre‑jour (par exemple la discussion dans le restaurant entre Balboa, son poulain et le manager adverse pour la mise sur pied d'un combat, avec moult détails présents sur et autour de la fenêtre baignée par la lumière du jour). Sans oublier une gamme de couleurs plus riche même si, là encore, il faut être attentif pour le percevoir. Toutefois, un retour au Blu‑Ray après la vision de l'UHD BD permet d'apprécier immédiatement la différence.

Il est aussi palpable sur toutes les séquences sombres du film, et elles sont nombreuses, avec un niveau de noir parfaitement géré, et là encore, beaucoup plus de détails dans l'image. Bref, l'Ultra HD Blu‑Ray fait mieux que le Blu‑Ray en ajoutant encore une dimension naturelle et authentique du film. Rien de spectaculaire mais du concret pour donner encore plus de corps à l'histoire.
Top image : aucun
Note image : 6/6
Son
Idem aux pistes du Blu-Ray. La VO et son débit en pointe à 6 Mbps (contre 640 kbps en VF) fait toute la différence. Détail, ampleur, basses, musique, tout est plus moelleux et charnu en VO 7.1. Et ce, quelle que soit l'ambiance en cours (le film alterne scènes de boxe avec foule en liesse, séquences plus intimistes et ambiances urbaines). Un savant dosage parfaitement dispatché sur les enceintes avant et arrière, immersif, joueur, mais jamais fatigant. La VF propose quant à elle une bande‑son plus light, aux voix moins bien intégrées. Le film mérite sa VO puissante et emballante.
Top son : aucun
Note son : 6/6



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