Bluebird

Année : 2018
Réalisateur : Jérémie Guez
Interprètes : Roland Moller, Veerle Baetens, Lola Le Lann, Lubna Azabal, Jonathan Robert, Ben Hamidou
Éditeur : The Jokers
BD : BD-50, 89', zone B
Genre : drame, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 16/12/20
Prix ind. : 19,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.40
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 5.1
Anglais DTS‑HD Master Audio 5.1
Français Audiodescription
Sous-titres
Français (imposé sur la VO), Français pour sourds et malentendants
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Fnac
26,23 €

Fraîchement sorti de prison, Danny (Roland Moller) se pose dans un modeste hôtel en banlieue de Bruxelles. Il fait la connaissance de la proprio Laurence (Veerle Baetens, Alabama Monroe, excellente comme toujours) et de sa fille Clara (Lola Le Lann). Les efforts d’intégration de Danny dans la société s’arrêtent net lorsqu’il vient au secours de Clara, victime d’un viol.


Première fiction de Jérémie Guez, Bluebird suit l’itinéraire d’un ancien taulard déclassé dont le désir de vie ordinaire est fatalement empêché par un retour systématique vers la marge. Campé par Roland Moller, taiseux et charismatique, le protagoniste trouve un job de plongeur dans un restaurant asiatique, mais cette seconde chance se conçoit bientôt comme une mise à l’épreuve.

 

En vengeant la jeune Clara, Danny cède à une violence qu’il était parvenu à canaliser, un passage à l’acte qui lui rend paradoxalement son humanité. Ponctué de moments sensibles dans lesquels Clara projette sur Danny ses attentes de petite fille fragilisée, Bluebird est un beau premier film.

Carole Lépinay - Publié le 18/02/21
Liste des bonus
- Commentaires audio du réalisateur (85')
- Entretien avec Jérémie Guez (15')
- Entretien avec Lola Le Lann (3')
- Bande-annonce (1')


Commentaire

Un commentaire audio enrichissant à travers lequel on découvre des intentions de réalisation à contre‑courant d'un certain formatage. Soucieux d'apporter une réelle singularité à son film, Jérémie Guez n'hésite pas à exploiter les procédés old school du cinéma de genre comme le zoom avant et arrière. Le réalisateur nous donne une belle leçon de cinéma minimaliste, à travers l'épure, il aborde des thématiques fortes telles que l'indépendance, le rachat, la nécessité de se reconstruire. 

 

Initialement auteur de polars, Jérémie Guez raconte son parcours pas toujours facile avant l'adaptation du roman de Dannie Martin, L'homme de plonge. Le réalisateur s'interroge sur son protagoniste, son rapport à la violence et la pertinence de contourner les codes intrinsèques du vigilante movie venu États‑Unis. Il raconte également sa super rencontre à Cannes avec le charismatique Roland Moller et tout le mystère qu'il a souhaité apporter à ce personnage mutique.

 

Plutôt minimalistes, les décors ont aussi leur importance dans le film, la périphérie de Bruxelles et son hôtel peu fréquenté permettant à la fois les errances et les interactions entre les personnages. 

Moitié Grec, moitié Flamand, le DOP (chef‑opérateur) Dimitri Karakatsanis a merveilleusement travaillé les effets de surimpression et les couleurs organiques.  

 

Côté direction d'acteurs, Guez précise que le vécu des acteurs a énormément contribué aux situations du film. Enfin, à la question « Tu préfères passer la nuit dehors avec Roland Moller ou faire des films ? », il confie une anecdote marrante survenue à la sortie d'un bar : Moller lui aurait alors dit qu'il ne pouvait pas lui faire confiance s'ils ne se battaient pas contre des mecs ensemble. Étant donné la petite semaine de tournage restante, le cinéaste lui a proposé de remettre l'expérience à la fête de fin de tournage. Heureusement pour lui, Moller a finalement zappé l'affaire...

 

Lola Le Lann nous fait quant à elle un petit portrait de son personnage, la jeune actrice retient l'esthétique et l'aspect polyglotte du film qui le rendent singulier à ses yeux.

Note bonus : 3/6
Image

Une image dépouillée et sombre mais ultra‑précise en toutes circonstances. La photographie ne lésine pas sur les contrastes marqués et l'austérité des lieux pour un rendu organique très intéressant et graphique. C'est brutal, presque animal.

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

Réalisme naturel des lieux, ambiance urbaine déserte mais exacerbée, passages volontairement taiseux, musique atmosphérique plombante : pas de chichis, rien que du brut pour une immersion dans un « ailleurs » assez indéfinissable. Si la VF monte le volume par rapport à la VO (bilingue français/anglais), elle passe aussi sous silence certains bruitages. Et c'est dommage.

Top son : aucun
Note son : 5/6



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